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UN PARCOURS UNIQUE

Le chemin des estives d’Anglards-de-Salers

Un parcours de six kilomètres ponctué de bornes explicatives sur les burons et une table d’orientation sur le paysage. Une rando-bonheur à 1100m d’altitude.

Sur cet espace grandiose des estives de la commune d’Anglards-de-Salers, moins connu que les circuits autour du site du Puy Mary, le « Chemin des estives » mis en place il y a quelques années par l’Association Découvertes, chemins et patrimoine » avec l’aide des collectivités locales, est une piste de 6 kilomètres dotée de bornes explicatives et d’une table d’orientation aménagée sur la montagne de Bournazel.


Tout au long du parcours 20 bornes supportent une plaque émaillée donnant aux promeneurs les principales informations sur les burons visibles depuis le chemin.

Et des burons il y en a sur cette terre d’élevage, à droite et à gauche ils ponctuent un paysage grandiose ou l’agropastoralisme et la production fromagère furent très intenses. Aujourd’hui, ces grands espaces proches des sommets du Cantal ont gardé tout leur intérêt pour l’estive des bêtes à viande, la Salers principalement.

L’intérêt de ce chemin réside dans un balisage inédit formé par les bornes qui donnent aux promeneurs les principales informations, dates, altitude, activité fromagère des burons…des renseignements tirés du travail d’inventaire d’Henri Didelot (membre d’Acvs) qui connaît toutes ces montagnes pour y avoir exercé un temps l’activité de buronnier.

Paysages grandioses et informations patrimoniales


Parfaitement entretenu et carrossable éventuellement pour les personnes ne pouvant pas beaucoup marcher, le « Chemin des estives » offre par ailleurs sous un angle peu commun une vue remarquable sur les Monts du Cantal, les Monts du Sancy et même les hautes terres du Limousin. Bel observatoire donc qu’une table d’orientation aménagée sur la montagne de Bournazel permet de découvrir sur un espace bien sécurisé hors de portée des troupeaux à l’estive de mai à octobre.

Au bout de la promenade (le chemin ne fait pas une boucle), le buron de la montagne de la Béliche daté de 1746, en ruine, mais qui devrait faire l’objet de travaux par la Coptasa propriétaire des montagnes, offre une particularité insoupçonnée. Un trésor architectural se cache sous la bâtisse bien mal en point. La cave du buron de la Béliche possède en effet une voute taillée dans des pierres de tuf rouge vif construite à partir d’un mètre du sol. Le conduit d’aération en général de petite taille est ici un linteau cintré d’un mètre lui aussi en tuf rouge.

Cette belle cave donne de nombreuses raisons pour sauver cet exemple de construction des burons des montagnes du Cantal.

Pour partir à la découverte de l’immensité des estives proches du Puy Mary, sur la grande place d’Anglard-de-Salers, prendre la direction du hameau de Fignac où un parking est aménagé. Un peu plus loin un grand panneau indique l’entrée du parcours (comptez trois heures aller-retour).