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Dormir au buron
Dormir au buron
VIE QUOTIDIENNE DES BURONNIERS

Dès l’origine, le buron a été pensé comme un outil de travail sans se préoccuper de la vie domestique des buronniers. On dormait sur des paillasses.Dans la plupart des burons, une simple paillasse dans un coin de la fromagerie accueillait pour la nuit le buronnier au milieu de l’humidité et des odeurs de petit lait et de fumée.

Ce n’est que tardivement, peu avant la seconde guerre mondiale, qu’une place a été parfois aménagée au personnel du buron, la plupart du temps à l’extrémité du védélat où dans la grange. Des lits en bois ou en métal formaient la totalité de l’espace de sommeil. Les conditions de repos des buronniers pendant l’estive étaient donc accompagnées d’une forte promiscuité des hommes avec le matériel de la fromagerie et les animaux.
Ces conditions de vie précaires ont duré fort longtemps dans la plupart des burons du Cantal
Par contre, dans les burons-fermes construits dans le premier quart du XXème siècle, des chambres ont été aménagées à l’étage. Une évolution considérable, mais tardive.

Un témoignage :
"...Le soir après avoir regroupé les vaches au parc, on s’asseyait devant la porte d’entrée du buron pour discuter un peu. Mais, fatigué par la longue journée de travail, on ne tardait pas à aller se coucher dans notre lit en planches sur sur lesquelles reposait une paillasse en feuilles de chêne. L’édredon était lui aussi composé de feuilles de chêne. On avait chaud malgré tout..."
André, buronnier sur le Cézallier