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Buron de la Croix blanche
Buron de la Croix blanche
CEZALLIER
Un des derniers burons du Cantal

Le buron de la Croix blanche est situé dans la commune de Vernols, sur la montagne des Fouillades à six kilomètres d’Allanche à 1165m d’altitude. Il se voit depuis la départementale 9 qu’il domine à quelques trois cents mètres de là.

La montagne sur laquelle s’élève le buron comprend une surface de 47 hectares, dans la moyenne donc des vacheries du Cantal.

Il doit son nom à cette imposante croix de pierre blanche, avec une tête de Christ implanté sur le bord de la route. Une interrogation pour ceux qui ne connaissent pas les raisons de sa présence insolite en ce lieu.

En 1892, le père du propriétaire du buron, un maquignon se serait égaré l’hiver dans la tourmente en rentrant vers Allanche d’une foire à Riom-ès-Montagne. Il aurait retrouvé son chemin non loin du buron. Il fit donc édifier une croix en remerciement à la divine providence. Le socle porte l’inscription « En souvenir du 18 février 1892 ».

Le buron de la Croix blanche a connu une intense activité jusqu’en 1987. Le troupeau à l’estive était en 1985 de 59 laitières, 59 veaux et 22 doublonnes, et d’une quarantaine de cochons. Les animaux de la ferme de la Raisinie à Saint-Simon arrivaient à la gare d’Allanche en provenance de celle d’Aurillac. Trois buronniers étaient chargés de s’occuper des bêtes et de la fabrication du fromage : le vacher, le boutillé, le pâtre. Le contrat de travail était oral et renouvelable tous les 25 mars. C’est le boutillé qui fabriquait la douzaine de kilos de beurre de montagne une fois par semaine, généralement le jeudi.

Le buron était tout en longueur sur deux niveaux avec un retour à l’ouest abritant deux loges à porcs. Au niveau du sol un grand bédélat au sol pavé, la fromagerie et une série de sept loges à porcs. Sous la charpente un espace mansardé ou se trouvait la salle commune, lieu de vie et chambre des buronniers et une grange. Derrière le bâtiment se trouvait un jardin potager entouré d’un petit muret de pierre.

Le buron de la Croix blanche ne figure pas sur le cadastre de 1891. Sa construction remontrait donc à la toute fin du siècle ou au début du vingtième siècle.

 Jean-Claude Roc a saisi la vie quotidienne de l’estive au buron de la Croix blanche en 1985. A travers son livre (Edition Watel 1989) il décrit la transhumance au buron jusqu’à la dévallade vers la ferme de la Raisinie à Saint Simon près d’Aurillac.

Photos JH/ASBC

Plan Jean-Claude Roc