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Vie et travail sur les estives autrefois
Vie et travail sur les estives autrefois
DEFINITIONS

Claies, redas, fumade, corne à sel, trous de cabanes,montagne, corde à veau, dévallade, vacherie, croît, estivade, aigade, védelat,

Claies

Barrière en bois destinée à enfermer la vacherie au moment de la traite et pendant la nuit. On comptait en moyenne une claie par vache pour former un carré appelé le parc. Ce travail est exécuté par le boutiller et le berger. Au moyen d’un pieu en fer, ils faisaient un trou dans la terre pour enfoncer la claie qui était attachée à sa voisine et maintenue par une barre transversale appelée en occitan « lou paou », sorte de tuteur pour donner de la solidité aux claies face aux chocs et à la pression des animaux enfermés.

Redas

  • Quand le vent souffle on emploie pour abriter les animaux et former au moins un côté du parc, une claie plus haute et garnie de branchages entrelacés ou le plus fréquemment de planches.

Fumade
Cet espace habituellement placé autour du buron est la portion de montagne engraissée par les vaches qui passent la nuit en cet endroit, nfermées dans le parc. Pour améliorer le plus de fumade possible durant l’été, le parc était bougé tous les jours. Les buronniers étaient très attentifs à l’équilibre végétal qui forme les herbages d’altitude et qu’il se maintien que s’il y a pacage régulier par un nombre optimal de bêtes. La qualité de l’alimentation en herbe des bêtes reposait sur cette pratique étendue à la plus grande partie de la montagne durant l’Estive. L’engrais naturel ainsi répandu et le piétinement des vaches amélioraient considérablement le revêtement végétal.

Corne à sel
Objet servant de récipient réalisé le plus souvent dans une corne de bovin et contenant du sel. Pendant la traite, les vachers l’attachent à leur ceinture et distribuent un peu de sel aux vaches au début de la traite.

Trous de cabanes (Trâs)
Cabane d’altitude, semi enterrée à flanc de colline et ouverte sur la vallée. Habitat des Estives antérieur aux burons en pierre. Les pâtres-paysans creusaient dans le sol un trou peu profond autour duquel ils édifiaient des murs de mottes gazonnées, quelques piquets de bois pour former une charpente qu’ils recouvraient le plus souvent de mottes d’herbes tournées vers l’intérieur. Les hommes vivaient donc « sous la motte » selon une expression courante au 19ème siècle. A côté de cette hutte rudimentaire, on en construisait trois autres qui servaient de cave à fromage, d’étable à veaux, de loge à cochon. Ce genre d’abris ne pouvait qu’être de courte durée et on en changeait donc souvent. De cette pratique subsiste de petits fossés que l’on peut encore observer dans les « Montagne ».

Montagne
On appelle montagne un pacage sans clôture situé sur les hauteurs dans lesquelles les vaches passent l’été. Une montagne est divisée en deux parties : la fumade et les aigades. L’étendue des montagnes varie avec leur importance, la configuration du sol et sa valeur. Elles appartiennent à des propriétaires différents et sont distinctes les unes des autres. Chaque montagne possède son buron, demeure des vachers chargés de garder, soigner et traire les vaches. C’est le lieu où l’on fait le fromage, où sont réunis tous les instruments nécessaires à sa fabrication. En général, une montagne dispose d’un point d’eau.

Corde à veau
Constituée en crin de vache ou ficelle de chanvre, cette corde servait à attacher le veau à la patte avant de sa mère de façon à l’empêcher de téter pendant la traite.

Dévallade
La fin de l’estive se caractérise par la redescente des troupeaux dans la vallée et (pour le Cézallier oriental vers la gare d’Allanche) pour retourner aux fermes d’origines.

Vacherie
C’est l’ensemble des vaches de montagne dont le lait constitue la source principale de revenu. On en prend particulièrement soin. Ces vaches restent à l’étable cinq mois et demi, puis vont dans les pacages appelés déprimages, et au mois de mai montent à l’Estive jusqu’à la mi-octobre. Leur lait sert ç fabriquer sur place le fromage du pays.

Croît
Produit issu de l’élevage de certaines vaches dont la grande partie est vendue aux marchands d’autres régions. On conserve les autres pour le renouvellement de la vacherie, ou comme reproducteurs

Estivade
Mot à deux sens : il exprime d’abord le produit total des fromages faits à la montagne ou à la ferme durant l’année ; puis le mode de jouissance des propriétés. L’estivade d’une terre était de deux ans ou biennale, parce qu’elle rapportait deux récltes, une de printemps et l’autre d’hiver.

Aigades
C’est la partie de la montagne ou les vaches passent toute la journée à manger jusqu’à la traite du soir. L’herbe des aigades vient sans engrais et a moins de saveur que sur la fumade.

Védélat
Sorte d’écurie avec une grange au-dessus destinée aux veaux pendant leur séjour à la montagne. C’est là où on les nourrit en grande partie et où on les enferme le soir, en leur faisant une litière avec des genêts, des feuilles, de la fougère..
Le fumier sert souvent à engraisser le petit jardin dans lequel le vacher plante quelques légumes, surtout des raves pour donner du goût à leur soupe.