Burons du Cantal http://www.burons-du-cantal.fr/ fr SPIP - www.spip.net Burons du Cantal http://burons-du-cantal.fr/IMG/siteon0.jpg http://www.burons-du-cantal.fr/ 137 144 A la découverte des burons http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article222 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article222 2017-03-11T16:12:50Z text/html fr pascal voisin <p>Ce petit livre à destination des jeunes lecteurs vient raviver un pan entier de notre patrimoine en expliquant sobrement en une quinzaine de pages ce qui se passait là haut chaque été sur nos montagnes.<br class='autobr' /> C'est petit Louis qui écoute et questionne son oncle Jean, un ancien boutillier, qui lui raconte ce qu'était l'estive dans un buron au temps de sa jeunesse.<br class='autobr' /> Bien belle idée donc d'avoir restitué à la fois une aventure humaine disparue, la chronique d'un dur métier, tout en portant, mine de rien, (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory">A la une</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton222.jpg" width='150' height='114' /> <div class='rss_chapo'><p>Ce petit livre à destination des jeunes lecteurs vient raviver un pan entier de notre patrimoine en expliquant sobrement en une quinzaine de pages ce qui se passait là haut chaque été sur nos montagnes.</p></div> <div class='rss_texte'><p>C'est petit Louis qui écoute et questionne son oncle Jean, un ancien boutillier, qui lui raconte ce qu'était l'estive dans un buron au temps de sa jeunesse.</p> <p style="text-align: justify;">Bien belle idée donc d'avoir restitué à la fois une aventure humaine disparue, la chronique d'un dur métier, tout en portant, mine de rien, témoignage pour la mémoire de l'agropastoralisme auprès des jeunes générations.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">La collaboration de deux fidèles de leur terre natale </span>Cantalienne<span style="text-align: justify;">, spécialistes de la littérature </span>Auvergnate<span style="text-align: justify;">, </span>Antonin<span style="text-align: justify;"> </span>Malroux<span style="text-align: justify;"> et </span>Daniel<span style="text-align: justify;"> </span>Brugès<span style="text-align: justify;"> donne ici une belle synthèse facilement accessible aux jeunes et bien illustrée pour comprendre l'importance des </span>burons<span style="text-align: justify;"> dans la vie économique et sociale du Cantal autrefois.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">Deux quiz proposent au jeune lecteur des morceaux de dessins à retrouver dans les pages du livre. Il est aussi invité à une journée-visite à la découverte des burons du Pays de Salers.</span><br></p> <p style="text-align: justify;">Un livre de terroir pour les jeunes (c'est rare), intelligent, et qui mérite le succès.</p> <p style="text-align: justify;">Editions La vache qui lit. Texte d'Antonin Malroux, illustrations Daniel Brugès. En vente dans une dizaine de librairies en Auvergne.(12euros)</p> <p style="text-align: justify;">Ou directement auprès de : Éditions La vache qui lit. Moncet, 15100 Coren</p> <p>Tel. 04.71.60.44.73 <br></p> <p><a href='http://www.editionslavachequilit.com/' class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">www.editionslavachequilit.com</a></p> <p>.</p> <p><img alt="" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/livre-11-680c798.jpg" width='500' height='187' /><br></p></div> Buron de Bonnefont http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article219 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article219 2017-03-05T17:34:14Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique56" rel="directory">Plateau de Trizac</a> <div class='rss_texte'><p><img alt="" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/CollandresBo715c.jpg" width='500' height='334' /><br></p></div> Buron de Chatonnière et Suc de Rond http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article218 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article218 2017-03-05T16:22:50Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique56" rel="directory">Plateau de Trizac</a> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' src="http://www.burons-du-cantal.fr/IMG/UserFiles/Images/Collandres, Chatonnière et Suc de Rond copie.jpg"><br></p></div> Parution de la carte de randonnée « Ma montagne » http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article217 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article217 2016-09-04T13:02:29Z text/html fr pascal voisin <p>Une randonnée au cœur des estives du Carladez jusqu'au Parc des claies. Télécharger le nouveau circuit…Et partez !<br class='autobr' /> Le nouveau circuit de randonnée « Ma montagne » est unique en son genre en France car il offre à la fois la découverte des grands espaces d'herbages et leurs burons d'estives, et une déambulation au milieu de l'art contemporain en plein espace rural cantalien. Bluffant !<br class='autobr' /> Il s'agit d'une boucle de près de dix kilomètres sans difficulté particulière à plus de 1000m d'altitude.<br class='autobr' /> Créée par (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory">A la une</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton217.jpg" width='150' height='118' /> <div class='rss_chapo'><p>Une randonnée au cœur des estives du Carladez jusqu'au Parc des claies. Télécharger le nouveau circuit…Et partez !</p></div> <div class='rss_texte'><p>Le nouveau circuit de randonnée « Ma montagne » est unique en son genre en France car il offre à la fois la découverte des grands espaces d'herbages et leurs burons d'estives, et une déambulation au milieu de l'art contemporain en plein espace rural cantalien. Bluffant !</p> <p>Il s'agit d'une boucle de près de dix kilomètres sans difficulté particulière à plus de 1000m d'altitude.</p> <p>Créée par l'artiste internationale Camille Henrot à la demande de l'Association pour la sauvegarde des burons du Cantal et la commune de Pailherols, l'œuvre hommage aux buronniers est désormais bien là sur les estives qui dominent le bourg de Pailherols, insolite et interrogative à la fois. Une quarantaine de sculptures blanches inspirées de la forme des claies mobiles traditionnelles se déclinent en alphabet tout au long de l'itinéraire qui démarre dans un jardin, puis se poursuit dans un cheminement remarquable pour aboutir au Parc des claies.</p> <p>Au cœur du bourg de Pailherols « Le jardin de marguerite » marque le point de départ symbolique de la montée aux estives où sont exposées les formes évocatrices d'objets qui rappellent le travail des buronniers autrefois, une sorte de code de lecture (des panneaux d'informations pratiques complémentaires sur l'itinéraire balisé seront posés prochainement).</p> <p>Le parcours emprunte un chemin de randonnée où 14 œuvres rythment la montée. Ce cheminement à travers les « Montagnes » qui portent des noms enracinés dans l'histoire du pays, des burons et des paysages : Montagne de Pailhès, Montagne de la Cipierre, Montagne de Puechemouriez, Montagne de Combelle, Montagne de Bouyssou, Montagne de Barthès…</p> <p>Au centre de l'itinéraire le « Parc des claies » rassemble 25 œuvres dispersées dans un espace clos de deux hectares au milieu d'une nature exceptionnelle propice au rêve et à la réflexion.</p> <p>Après l'effort et la découverte, de retour au village, il reste une impression forte, celle d'avoir revisité grâce à un regard contemporain un grand moment d'une histoire humaine propre à l'Auvergne.</p> <p><strong><span style="color:#800000;">Infos et téléchargement sur : </span><a href='http://www.carlades.fr/fr/randonnees-et-balades/ma-montagne-pailherols.html' class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external"><span style="color:#800000;">http://www.carlades.fr/fr/randonnees-et-balades/ma-montagne-pailherols.html</span></a></strong></p> <p><strong><span style="color:#800000;">Envoi postal contre deux timbres de 20g.</span></strong><br></p></div> Le buron du Col de Cabre (Lavigerie) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article216 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article216 2016-09-04T09:53:52Z text/html fr pascal voisin <p>Situé dans une vallée glaciaire caractéristique du massif cantalien au cœur du Grand site classé du Puy Mary, le cirque de la rivière Santoire, le buron du Col de Cabre est implanté à 1170mètres d'altitude sur un chemin de montagne connu depuis le 15ème siècle. Il serait le plus ancien buron du Cantal. Voir aussi la fiche sur le buron, rubrique inventaire, zone Vallée de la Santoire.<br class='autobr' /> Diaporama complet dans la rubrique médias (page (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique14" rel="directory">Burons du Cantal</a> <div class='rss_chapo'><p>Situé dans une vallée glaciaire caractéristique du massif cantalien au cœur du Grand site classé du Puy Mary, le cirque de la rivière Santoire, le buron du Col de Cabre est implanté à 1170mètres d'altitude sur un chemin de montagne connu depuis le 15ème siècle. Il serait le plus ancien buron du Cantal. Voir aussi la fiche sur le buron, rubrique inventaire, zone Vallée de la Santoire.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Diaporama complet dans la rubrique médias (page 1)</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/cabre1-555jpa471.jpg" width='500' height='724' /><br></p></div> Avatars de la définition de la fourme au début du XXème siècle http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article211 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article211 2016-09-03T16:04:56Z text/html fr pascal voisin Histoire <p>Dans un commentaire paru dans la Revue de la Haute-Auvergne en 1965 (1) Léon Levadoux s'offusque de l'accumulation d'erreurs en si peu de mots concernant la fourme du Cantal dans le fameux dictionnaire Larousse pendant plusieurs années. Explication lexicologique.<br class='autobr' /> « …Le Larousse universel de 1922 donnait du fromage de fourme cette curieuse définition : « Fourme, nom masculin, fromage à pâte bleue (façon roquefort) appelé encore bleu d'Auvergne, et que l'on fabrique dans le Puy-de-Dôme (fourme d'Ambert). (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique46" rel="directory">Mots et objets des estives et des burons</a> / <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?mot4" rel="tag">Histoire</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton211.jpg" width='150' height='112' /> <div class='rss_chapo'><p>Dans un commentaire paru dans la Revue de la Haute-Auvergne en 1965 (1) Léon Levadoux s'offusque de l'accumulation d'erreurs en si peu de mots concernant la fourme du Cantal dans le fameux dictionnaire Larousse pendant plusieurs années. Explication lexicologique.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">« …Le Larousse universel de 1922 donnait du fromage de fourme cette curieuse définition : « Fourme, nom masculin, fromage à pâte bleue (façon roquefort) appelé encore bleu d'Auvergne, et que l'on fabrique dans le Puy-de-Dôme (fourme d'Ambert). Nom donné aussi à un fromage à pâte cuite du Cantal. »</p> <p style="text-align: justify;">Et notre lexicologue de faire remarquer : « 1) qu'à Ambert comme à Salers le mot fourme n'a jamais été employé qu'au genre féminin ; 2) que la fourme d'Ambert n'est pas fabriquée selon la méthode roquefortaise et qu'elle diffère, tant par le goût que par sa forme et sa présentation du bleu d'Auvergne et du bleu de Laqueuille ; 3) que la fourme du Cantal est un fromage obtenu par sabrage, double pressurage et salage et s'éloigne sensiblement des produits à pâte cuite dont le gruyère est le type le plus connu ».</p> <p style="text-align: justify;">Il signale tout de même qu'une partie notable de ces erreurs est corrigée dans le Larousse du XXème siècle de 1930. « Notre fromage retrouve son genre et, si la fourme d'Ambert continue sa carrière de bleu d'Auvergne, celle du Cantal devient « un gros fromage cylindrique à pâte blanche ».</p> <p style="text-align: justify;">Le Grand Larousse encyclopédique de 1962 s'exprime à son tour : « Fourme, nom féminin, du latin forma, forme à fromage. Fromage voisin du Cantal, mais de format plus réduit. Fourme d'Ambert, fromage cylindrique à moisissures internes (bleu), fabriqué dans les monts du Forez, à partir du lait de vache ».</p> <p style="text-align: justify;">Le spécialiste des mots n'est pas entièrement satisfait car dit-il cette définition « serre de plus près la vérité, sans y parvenir toutefois. Il semble bien qu'il y ait confusion entre la fourme proprement dite et ces petites fourmes plates de 10 à 15 kg, fabriquées jadis à la ferme lorsque les vaches sont sur le point de tarir et que les laits accusent une forte teneur en matière grasse.</p> <p style="text-align: justify;">Faut-il le répéter ici que, pris absolument, et cela dans toute l'Auvergne, le mot fourme désigne le fromage ordinairement commercialisé sous le nom de Cantal ? »</p> <p style="text-align: justify;">L'auteur de l'article poursuit ses griefs sur le Grand Dictionnaire universel du 19<sup>ème</sup> siècle de Pierre Larousse estimant « qu'il n'était guère plus heureux quand il définissait la fourme comme un fromage fabriqué au Mont-Dore, ce qui est exact mais un peut restrictif.</p> <p style="text-align: justify;">Quand au Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française de 1957, il s'en tient lui à des généralités poursuit-il lorsqu'il décrit la fourme comme « un fromage de lait de vache à pâte ferme, chauffée et pressée, se présentant sous forme de cylindre et fabriqué dans les régions du centre de la France ; « Fourme du Cantal, de Salers, d'Ambert ». C'est, affirme le lexicologue mélanger et confondre bien des choses.</p> <p style="text-align: justify;">C'est dit, arrêtons la confusion, d'autant plus que » cette désignation de Cantal est antérieur à la création du département homonyme et apparaît dans les mercuriales du bas pays avant la fin de l'Ancien Régime explique-t-il. Cette appellation qui cadre désormais avec la géographie physique, humaine et administrative a été adoptée par le commerce, y compris le commerce de détail aurillacois et sur l'ensemble du territoire français.</p> <p style="text-align: justify;">Car ce mot de fourme est assurément le plus ancien de chez nous : après avoir désigne un moule à fromage à l'époque latine. En effet, le latin forma devait normalement donner fourme en français et fourmo en langue d'oc. Le doublet français forme et l'aurillacois fouormo qui le traduit sont des emprunts plus récents au latin médiéval qui attestent indirectement l'antiquité de notre fourme auvergnate et la continuité de l'industrie fromagère dans notre province</p> <p style="text-align: justify;">Par la suite on a parlé de pain de fromage façonné dans le moule, puis la fourme a fini par s'identifier avec la matière constituante de la pièce. Et cette acceptation du mot n'est pas limitée à la Haute-Auvergne… »</p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:11px;"> -----------------</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:11px;">1) Revue de Haute Auvergne, 1965, Notes et documents, p83-85</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:11px;"></span></p></div> L'oeuvre-mémoire : Les claies sur ma montagne (Photos : Phoebé Meyer) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article215 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article215 2016-09-01T16:46:18Z text/html fr pascal voisin Galerie photos accueil <p>L'oeuvre-trace qui constelle désormais la montagne de Pailherols témoigne d'une histoire humaine forte, celles des buronniers et leurs liens étroits entre l'animal et le paysage. Quarante sculptures blanches créées par l'artiste Camille Henrot, inspirées de la forme des claies, se déclinent en alphabet. Une oeuvre contemporaine insolite dans le Cantal qui se découvre sur un parcours bluffant au coeur des estives. Le lieu et l'oeuvre ne laissent pas indifférents.<br class='autobr' /> Voir le diaporama complet dans le (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique48" rel="directory">Paysages d'estives cantaliennes</a> / <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?mot1" rel="tag">Galerie photos accueil</a> <div class='rss_chapo'><p>L'oeuvre-trace qui constelle désormais la montagne de Pailherols témoigne d'une histoire humaine forte, celles des buronniers et leurs liens étroits entre l'animal et le paysage. Quarante sculptures blanches créées par l'artiste Camille Henrot, inspirées de la forme des claies, se déclinent en alphabet. Une oeuvre contemporaine insolite dans le Cantal qui se découvre sur un parcours bluffant au coeur des estives. Le lieu et l'oeuvre ne laissent pas indifférents.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Voir le diaporama complet dans le portail médias, rubrique diaporama "Les paysages cantaliens"</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/claies-planc3dad.jpg" width='500' height='700' /><br></p></div> Buron du Baladour http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article213 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article213 2016-08-30T16:15:49Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique15" rel="directory">Le Massif du Cézallier</a> <div class='rss_texte'><p><img alt="Buron de Baladou (Cézallier)" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/plan-baladou6335.jpg" width='500' height='716' /><br></p></div> Buron de la Croix blanche http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article212 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article212 2016-08-30T14:56:04Z text/html fr pascal voisin <p>Le buron de la Croix blanche est situé dans la commune de Vernols, sur la montagne des Fouillades à six kilomètres d'Allanche à 1165m d'altitude. Il se voit depuis la départementale 9 qu'il domine à quelques trois cents mètres de là.<br class='autobr' /> La montagne sur laquelle s'élève le buron comprend une surface de 47 hectares, dans la moyenne donc des vacheries du Cantal.<br class='autobr' /> Il doit son nom à cette imposante croix de pierre blanche, avec une tête de Christ implanté sur le bord de la route. Une interrogation pour ceux qui (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique15" rel="directory">Le Massif du Cézallier</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton212.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Le buron de la Croix blanche est situé dans la commune de Vernols, sur la montagne des Fouillades à six kilomètres d'Allanche à 1165m d'altitude. Il se voit depuis la départementale 9 qu'il domine à quelques trois cents mètres de là.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">La montagne sur laquelle s'élève le buron comprend une surface de 47 hectares, dans la moyenne donc des vacheries du Cantal.</p> <p style="text-align: justify;">Il doit son nom à cette imposante croix de pierre blanche, avec une tête de Christ implanté sur le bord de la route. Une interrogation pour ceux qui ne connaissent pas les raisons de sa présence insolite en ce lieu.</p> <p style="text-align: justify;">En 1892, le père du propriétaire du buron, un maquignon se serait égaré l'hiver dans la tourmente en rentrant vers Allanche d'une foire à Riom-ès-Montagne. Il aurait retrouvé son chemin non loin du buron. Il fit donc édifier une croix en remerciement à la divine providence. Le socle porte l'inscription « En souvenir du 18 février 1892 ».</p> <p style="text-align: justify;">Le buron de la Croix blanche a connu une intense activité jusqu'en 1987. Le troupeau à l'estive était en 1985 de 59 laitières, 59 veaux et 22 doublonnes, et d'une quarantaine de cochons. Les animaux de la ferme de la Raisinie à Saint-Simon arrivaient à la gare d'Allanche en provenance de celle d'Aurillac. Trois buronniers étaient chargés de s'occuper des bêtes et de la fabrication du fromage : le vacher, le boutillé, le pâtre. Le contrat de travail était oral et renouvelable tous les 25 mars. C'est le boutillé qui fabriquait la douzaine de kilos de beurre de montagne une fois par semaine, généralement le jeudi.</p> <p style="text-align: justify;">Le buron était tout en longueur sur deux niveaux avec un retour à l'ouest abritant deux loges à porcs. Au niveau du sol un grand bédélat au sol pavé, la fromagerie et une série de sept loges à porcs. Sous la charpente un espace mansardé ou se trouvait la salle commune, lieu de vie et chambre des buronniers et une grange. Derrière le bâtiment se trouvait un jardin potager entouré d'un petit muret de pierre.</p> <p style="text-align: justify;">Le buron de la Croix blanche ne figure pas sur le cadastre de 1891. Sa construction remontrait donc à la toute fin du siècle ou au début du vingtième siècle.</p> <p style="text-align: justify;"> Jean-Claude Roc a saisi la vie quotidienne de l'estive au buron de la Croix blanche en 1985. A travers son livre (Edition Watel 1989) il décrit la transhumance au buron jusqu'à la dévallade vers la ferme de la Raisinie à Saint Simon près d'Aurillac.</p> <p style="text-align: right;">Photos JH/ASBC<img alt="" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/buron-c-blan1914.jpg" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' width='500' height='722' /></p> <p style="text-align: justify;">Plan Jean-Claude Roc<br><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/plan-b-croix60e2.jpg" width='500' height='517' /></p></div> Le salage du fromage http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article210 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article210 2016-08-30T08:48:46Z text/html fr pascal voisin <p>Dans la fabrication du fromage, le salage a toujours été une opération importante (1). Or le sel fut longtemps le seul moyen de conserver les aliments. Fortement taxé le prix d'achat du sel posa pendant des siècles un grave problème, surtout aux producteurs de la fourme de Cantal qui en utilisaient de grosses quantités et qui, par ailleurs, étaient dans l'obligation d'en acheter encore pour l'alimentation du bétail.<br class='autobr' /> « …La plus grande partie de l'Auvergne s'était redimée de la gabelle (2) en 1453 contre (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton210.jpg" width='150' height='112' /> <div class='rss_chapo'><p>Dans la fabrication du fromage, le salage a toujours été une opération importante (1). Or le sel fut longtemps le seul moyen de conserver les aliments. Fortement taxé le prix d'achat du sel posa pendant des siècles un grave problème, surtout aux producteurs de la fourme de Cantal qui en utilisaient de grosses quantités et qui, par ailleurs, étaient dans l'obligation d'en acheter encore pour l'alimentation du bétail.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">« …La plus grande partie de l'Auvergne s'était redimée de la gabelle (2) en 1453 contre le versement d'une somme définitive ; elle s'était également rachetée du droit d'aides en 1562, sauf 200 paroisses environ des prévôtés de Langeac, Saint-Flour, d'Auzon et de Brioude (3). Mais le pouvoir royal pour récupérer l'argent que ces deux rachats lui faisaient perdre, augmenta les droits de douanes à l'entrée et à la sortie de la province.</p> <p style="text-align: justify;">Dans le Cantal le sel venait du Languedoc ou du Poitou. Celui du Poitou valait, à la veille de la Révolution 14 francs le ballot (130 livres). Il fallait y ajouter le prix du transport au buron qui avait lieu à dos de cheval ou de mulet….(4)</p> <p style="text-align: justify;">Lorsqu'arriva la Révolution, les droits de douanes furent supprimés entre les provinces, mais de nouvelles taxes ne tardèrent pas à grever le sel. Ainsi, en 1830, le quintal métrique qui coûtait 1 franc sur le bord de la mer coûtait-il 28,50 francs dans le Cantal. Il en résultait que les buronniers salaient insuffisamment les fromages, et que la conservation était mauvaise.</p> <p style="text-align: justify;">D'autre part, comme avant 1789, le bétail souffrait du manque de sel, ce qui nuisait à la qualité du lait, les jeunes bêtes recevaient seulement 2 à 3 livres de sel par an, les vaches de 7 à 10 livres. Or, en Angleterre, dans le même temps une vache en consommait 60 livres.</p> <p style="text-align: justify;">Vers 1848, les tarifs du sel furent abaissés ainsi que sous le second Empire (1852-1870). Malgré cela plusieurs spécialistes de l'agriculture se sont élevés contre le prix excessif du sel qui paralysait l'élevage et la fabrication du fromage dans les montagnes d'Auvergne (5).</p> <p style="text-align: justify;">Si au milieu du XXème siècle la fabrication du fromage s'est perfectionnée, on constatait encore des problèmes dus à un salage irrégulier, un présurage exagéré ou insuffisant. Dans son étude sur l'industrie laitière du lait dans le Cantal M. Mathieu signalait que pour cinq fromages trois étaient de qualité insuffisante et deux seulement de bonne qualité (6). La perte en argent représentait en 1932, plus de 2 millions de francs par an… »</p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12px;">Sources :</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:12px;">1) Extrait de la thèse universitaire d'Alfred Durand,La vie rurale dans les Massifs volcaniques des Dores, du Cézallier, du Cantal et de l'Aubrac 1946, p 238</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:12px;">2) La gabelle est une <a href='https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe' title="Taxe">taxe</a> royale sur le <a href='https://fr.wikipedia.org/wiki/Sel_alimentaire' title="Sel alimentaire">sel</a> ayant existé en <a href='https://fr.wikipedia.org/wiki/France' title="France">France</a> au <a href='https://fr.wikipedia.org/wiki/Moyen_%C3%82ge' title="Moyen Âge">Moyen Âge</a> et à l'<a href='https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89poque_moderne' title="Époque moderne">époque moderne</a>. C'était alors l'une des <a href='https://fr.wikipedia.org/wiki/Aides_(imp%C3%B4t)' title="Aides (impôt)">aides</a> ou taxe indirecte</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:12px;">3) Dans la France médiévale et d'Ancien Régime, les aides étaient les impôts indirects prélevés à tous les niveaux de la société, sur les biens, les denrées, les moyens de transports, etc.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:12px;">4) Dictionnaire statistique du Cantal, Deribier du Chatelet, 1852-1857, Aurillac</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:12px;">5) Essai sur la statistique agricole du Cantal ; M. De Parieu, 1864, Aurillac</span></p> <p><span style="font-size:12px;"></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:12px;">6) L'industrie laitière dans le Cantal, de M. Mathieu, 1933, Ed Poitier-Bottreau, Aurillac</span></p></div> Clichés de l'Abbé Gély sur les burons (début XXème siècle) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article209 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article209 2016-08-29T15:20:36Z text/html fr pascal voisin <p>La collection photographique de l'abbé Joseph Gely démarrée en 1899 sur la société rurale du Cantal rassemble des vues sur les burons dont la plupart ont été éditées en carte postale. Nous utilisons dans ce diaporama les documents originaux conservés aux Archives départementales du Cantal. Tout le fonds Gély numérisé est accessible sur le site des archives 15.<br class='autobr' /> 503 Service Temporarily Unavailable Diaporama complet dans rubrique média (diaporama page (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique52" rel="directory">Images d'archives</a> <div class='rss_chapo'><p>La collection photographique de l'abbé Joseph Gely démarrée en 1899 sur la société rurale du Cantal rassemble des vues sur les burons dont la plupart ont été éditées en carte postale. Nous utilisons dans ce diaporama les documents originaux conservés aux Archives départementales du Cantal. Tout le fonds Gély numérisé est accessible sur le site des archives 15.</p></div> <div class='rss_texte'><p><title>503 Service Temporarily Unavailable</title></p> <h1><span style="font-size:12px;">Diaporama complet dans rubrique média (diaporama page 2)</span><br><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/buron-gelybj9884.jpg" width='500' height='408' /></h1></div> La remise en cause d'un modèle pastoral http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article208 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article208 2016-08-29T12:38:03Z text/html fr pascal voisin <p>Dans son étude sur les montagnes du Massif Central (1) Eric Bordessoule aborde le nouveau contexte de l'activité pastorale frappée de plein fouet par la crise de ses productions fromagères dans les années cinquante, la disparition du profit et les problèmes de recrutement d'une main d'œuvre qualifiée et de sa rémunération. Le grand tournant est en marche.<br class='autobr' /> « … En l'espace de quelques années la montagne volcanique va connaître une profonde mutation avec l'abandon pratiquement complet de la traite à l'estive, (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory">Sur les montagnes Cantaliennes</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton208.jpg" width='150' height='114' /> <div class='rss_chapo'><p>Dans son étude sur les montagnes du Massif Central (1) Eric Bordessoule aborde le nouveau contexte de l'activité pastorale frappée de plein fouet par la crise de ses productions fromagères dans les années cinquante, la disparition du profit et les problèmes de recrutement d'une main d'œuvre qualifiée et de sa rémunération. Le grand tournant est en marche.</p></div> <div class='rss_texte'><p>« … En l'espace de quelques années la montagne volcanique va connaître une profonde mutation avec l'abandon pratiquement complet de la traite à l'estive, élément moteur jusque là de l'économie pastorale.</p> <p>Dès 1950, les bénéfices retirés de l'estivade ne compensent plus le coût de l'estive. L'équilibre sur lequel reposait la transhumance laitière est rompu. L'un des principaux facteurs de cette évolution réside dans le problème que posent désormais le recrutement et la rémunération d'une main d'œuvre qualifiée.</p> <p>Au Rythme de près de 2500 départs par an, dans le Cantal entre 1945 et 1954, l'exode rural limite la possibilité de trouver les ouvriers agricoles indispensables à la transhumance laitière, alors qu'il faut au moins trois personnes pour une vacherie d'importance moyenne.</p> <p>Ceux qui continuent d'accepter les conditions précaires de la vie à l'estive sont sans cesse moins nombreux. Le climat, l'éloignement, le manque de confort des burons où le propriétaire investit peu, sont de plus en plus durement ressentis au moment où les récits colportés par les émigrés parisiens contribuent à ouvrir l'horizon des montagnards sur d'autres conditions de vie.</p> <p> <strong>Une main-d'œuvre de plus en plus rare</strong></p> <p>Il devient peu à peu impossible, et tous les témoignages concordent en ce sens, de trouver des personnes acceptant de travailler 18 heures par jour, d'être isolé 140 jours par an…Ceci bien que les buronniers aient toujours bénéficié de salaires relativement élevés par rapport aux autres ouvriers agricoles, leurs gages étant réglés en argent, mais aussi en nature : beurre, fromage, viande de porc. Dès 1955, faute d'une équipe suffisante, certaines montagnes ne sont déjà plus exploitées dans le Cantal.</p> <p>Devenue rare, la main-d'œuvre se révèle beaucoup plus onéreuse. La pénurie renforce l'évolution des salaires déjà amorcée par l'application des lois sociales de 1936.</p> <p>Dans son étude, Eric B signale un mémoire INRA DITOM de 1998 sur l'évolution des salaires des buronniers en francs courants (2)</p> <table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0"><tbody><tr><td style="width:102px;"><p align="center"> </p> </td><td style="width:102px;"><p align="center"><strong>1929</strong></p> </td><td style="width:102px;"><p align="center"><strong>1939</strong></p> </td><td style="width:102px;"><p align="center"><strong>1948</strong></p> </td><td style="width:102px;"><p align="center"><strong>1953</strong></p> </td><td style="width:102px;"><p align="center"><strong>1964</strong></p> </td></tr><tr><td style="width:102px;"><p align="center"><strong>vacher</strong></p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">6 800</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">16 à 17 000</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">130-170 000</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">260 000</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">450-450 000</p> </td></tr><tr><td style="width:102px;"><p align="center"><strong>bouvier</strong></p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">5 300</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">7 à 8 000</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">110-150 000</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">210 000</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">350-400 000</p> </td></tr><tr><td style="width:102px;"><p align="center"><strong>pâtre</strong></p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">2 600</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">4 à 5000</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">40-100 000</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">110 000</p> </td><td style="width:102px;"><p align="center">150-200 000</p> </td></tr></tbody></table> <p>Les gages versés aux buronniers grèvent désormais lourdement le profit retiré de l'exploitation des montagnes à lait. Leur augmentation rapide se conjugue à une importante baisse des cours du fromage après la période faste des années 1940. De 1940 à 1955 le volume de la production du Cantal double pratiquement sans que ses débouchés s'élargissent. La commercialisation du fromage cantal souffre de plus en plus de la mauvaise qualité d'un produit dont les conditions de fabrication sont hétérogènes. Le fromage se conserve souvent mal… Cette situation conduit à un véritable effondrement des cours. 380francs le kilo en 1953 ; 300 francs en 1960. L'évolution différentielle du coût de la main-d'œuvre et du prix du fromage met en péril la rentabilité de la transhumance laitière pour les troupeaux de taille moyenne. Exprimés en kilos de fromage, les frais de personnels représentent, en 1960, plus de 75% du produit de l'estivade, pour un troupeau d'une cinquantaine de vaches laitières dont la production totale à l'estive s'élève à près de 4 500 kg de cantal. Encore faut-il ajouter à ce bilan la location éventuelle d'une montagne, les frais de transport… Il devient dès lors pratiquement impossible de poursuivre la fabrication fromagère au buron. ..</p> <p>Rendue inévitable par la conjoncture économique, encouragée par les instances agricoles, la disparition du système pastoral de la grand montagne à lait s'accélère à la fin des années cinquante. Ce mouvement consacre l'abandon quasi complet de la fabrication fromagère au buron et l'expansion des races laitières spécialisées aux dépens des races rustiques montagnardes….Le début des années soixante consacrera la reconquête des paturages d'altitude avec l'expansion rapide des montagnes d'élevage. Dès lors on assiste à un profond bouleversement des productions de l'élevage des hautes terres du Cantal. Produit jadis secondaire dans les vacheries, le broutard devient le pilier des nouveaux systèmes d'élevage.. » Mais ceci est une autre histoire. </p> <p align="right"><strong><em>Eric Bordessoule</em></strong></p> <p>------<br></p> <p>(1) Les montagnes du Massif Central, Espaces pastoraux et transformation du milieu rural dans les monts d'Auvergne, CERAMAC, Université Blaise Pascal, 2001. Extrait issu des pages 86-89.</p> <p>(2) L'élevage dans le Cantal, histoire d'une double spécialisation, de Monique Vichard.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/buron-vie-2jb4f0.jpg" width='500' height='358' /></p></div> Les poètes et le pastoralisme http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article207 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article207 2016-08-28T09:48:55Z text/html fr pascal voisin <p>Quand les écrivains, les poètes et les musiciens auvergnats racontent l'Auvergne et le Cantal, la vie pastorale n'est jamais absente de leurs oeuvres, notamment sur l'estive et les burons. A voir ici au fur et à mesure de nos découvertes.<br class='autobr' /> Arsène Vernemouze<br class='autobr' /> Mario Versepuy (1882-1972), né à Lempdes (63) fut un proche d'Henri Pourrat. Très sensible au patrimoine et au folklore musical de l'Auvergne, on lui doit de nombreux textes, des poésies, des compositions et des arrangements musicaux. Sa famille a (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique46" rel="directory">Mots et objets des estives et des burons</a> <div class='rss_chapo'><p>Quand les écrivains, les poètes et les musiciens auvergnats racontent l'Auvergne et le Cantal, la vie pastorale n'est jamais absente de leurs oeuvres, notamment sur l'estive et les burons. A voir ici au fur et à mesure de nos découvertes.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><span style="color:#000000;"><strong><em></em></strong></span>Arsène Vernemouze</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#000000;"><strong><em></em></strong></span><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/maquette-poe333d.jpg" width='500' height='337' /><br></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#000000;"><strong><em></em></strong></span><br></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#000000;"><strong><em>Mario Versepuy (1882-1972), né à Lempdes (63) fut un proche d'Henri Pourrat. Très sensible au patrimoine et au folklore musical de l'Auvergne, on lui doit de nombreux textes, des poésies, des compositions et des arrangements musicaux. Sa famille a fait don de ses archives à l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.</em></strong></span></p> <p><img alt="" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/vacheriebjpg8516.jpg" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' width='500' height='336' /></p></div> Le buron, une sociabilité archaïque http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article206 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article206 2016-08-27T13:03:10Z text/html fr pascal voisin <p>Dans la revue Langage et société (1979) Guy Pouget aborde la question de l'organisation humaine et les rapports entre les hommes travaillant dans les burons du Massif Central. Pour lui, une société pastorale archaïque qui inévitablement va disparaître.<br class='autobr' /> "II existait dans le Massif Central (Aveyron, Cantal, Lozère) une forme de sociabilité pastorale qui, autrefois,, était répandue dans toutes les zones de montagnes. Cette sociabilité est liée à la fabrication du fromage. Les bases du système de (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton206.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Dans la revue Langage et société (1979) Guy Pouget aborde la question de l'organisation humaine et les rapports entre les hommes travaillant dans les burons du Massif Central. Pour lui, une société pastorale archaïque qui inévitablement va disparaître.</p></div> <div class='rss_texte'><p>"II existait dans le Massif Central (Aveyron, Cantal, Lozère) une forme de sociabilité pastorale qui, autrefois,, était répandue dans toutes les zones de montagnes. Cette sociabilité est liée à la fabrication du fromage. Les bases du système de production sont un troupeau de bovins qui transhument vers la "montagne", zone d'estive, et le buron, lieu où l'on habite et travaille. (1)</p> <p>L'équipe traditionnelle de buronniers est composée de quatre hommes et se caractérise par une hiérarchie stricte et une répartition des tâches en fonction du statut au sein du groupe.</p> <p>La journée de travail s'organise en trois étapes (traite, fabrication du fromage, repos) qui se répètent deux fois (le matin et l'après-midi). La préoccupation principale du buronnier est la production et la récupération du lait nécessaire à la fabrication du fromage ; c'est pourquoi le troupeau est l'objet de soins constants.</p> <p>La production du "Cantal" comprend deux stades : la fabrication de la tome et la fabrication de la "fourme" (pour chaque stade, trois opérations entrent en jeu). La nourriture des buronniers est à la charge du fermier exploitant qui monte à la "montagne" les principales provisions (vin, viande, pain). Un complément de nourriture est produit au buron (petit jardin ou basse-cour). Pour tout ce qui est laitage (lait, beurre, fromage), les buronniers peuvent se servir à volonté. Si le régime alimentaire s'est amélioré il reste un des principaux thèmes de revendication</p> <p>L'équipe du buron vit pendant quatre mois environ dans la promiscuité la plus totale. Dans de telles conditions, il est inévitable que surviennent des tensions. Le vacher (cantalès), "seul maître à bord", se charge de maintenir la cohésion de l'équipe car une équipe qui s'entend bien est la condition nécessaire pour un bon travail.</p> <p>Les buronniers, vivant constamment dehors, ont une connaissance intuitive de la météorologie. Leurs qualifications principales concernent le troupeau ; leurs contacts permanents avec les bovins sont assimilables à des relations interpersonnelles et favorisent des connaissances pragmatiques pour les soins vétérinaires. La compétence des buronniers s'étend bien entendu à la fabrication du fromage. Tout un ensemble de qualités est exigé de ces hommes qui ont tout appris "sur le tas" (propreté, capacité d'intégrer un certain nombre d'informations, etc.). L'excellence dans la profession est sanctionnée par les concours de fromages. Les hommes du buron sont soit des salariés, soit de petits exploitants.</p> <p>Ce qui caractérise le marché du travail, c'est que tous les protagonistes se connaissent. Il y avait autrefois trois groupes d'acteurs : l'exploitant Clo mèstre), le buronnier, le vacher (lo cantalès) qui formait son équipe. Aujourd'hui les rapports de louage ont lieu entre l'exploitant et les buronniers qui vont se louer au plus offrant ; mais on note actuellement un renversement entre l'offre et la demande.</p> <p> Le contrat de louage est oral et généralement sans témoins et bien que la plupart des hommes du buron bénéficient des avantages sociaux, une sorte de droit coutumier régit les rapports entre les acteurs. Les buronniers perçoivent un salaire à la fois en nature (porc à l'estive, cinq kilos de beurre, un kilo de tome) et en espèces (de 2 000 à 5 000 Francs).</p> <p>Cette forme de sociabilité a aujourd'hui tendance à disparaitre. La production artisanale ne correspond plus aux exigences du marché (concurrence du fromage laitier) . Les charges sociales grèvent lourdement le budget des exploitants (les charges sociales d'une équipe de trois hommes équivalent au salaire d'un quatrième). Les "montagnes" à lait sont de plus en plus remplacées par des "montagnes" à viande : les troupeaux sont en stabulation libre et on prélève des veaux pour les engraisser à la ferme. Tous ces facteurs amènent une déstructuration de l'équipe du buron et beaucoup de jeunes refusent d'aller s'isoler dans les "montagnes" pour y vivre dans des conditions qui, si elles se sont améliorées, n'en demeurent pas moins très précaires eu égard à la dureté du travail. ..."</p> <p>Guy Pouget</p> <p><span style="font-size:11px;">1) Une sociabilité pastorale archaïque : le buron. Texte paru en 1979 dans la revue Langage et société, supplément au n°9, 1979. Sociétés dominées, pratiques langagières dominées et stratégies alternatives. pp. 7-9.</span></p></div> Buron du Col de Cabre http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article205 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article205 2016-08-27T10:19:53Z text/html fr pascal voisin Inventaires <p>Situé dans une vallée glaciaire caractéristique du massif cantalien au cœur du Grand site classé du Puy Mary, le cirque de la rivière Santoire, le buron du Col de Cabre est implanté à 1170mètres d'altitude sur un chemin de montagne connu depuis le 15ème siècle. Il serait le plus ancien buron du Cantal<br class='autobr' /> Avec ce chemin ancestral, on pouvait relier la vallée de la Jordanne (Mandailles) à celle de la Santoire (Dienne) par tous les temps.<br class='autobr' /> Depuis au moins le début du 20ème siècle le buron dépendait d'une (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique53" rel="directory">Vallées de la Santoire et de l'Impradine</a> / <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?mot3" rel="tag">Inventaires</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton205.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Situé dans une vallée glaciaire caractéristique du massif cantalien au cœur du Grand site classé du Puy Mary, le cirque de la rivière Santoire, le buron du Col de Cabre est implanté à 1170mètres d'altitude sur un chemin de montagne connu depuis le 15ème siècle. Il serait le plus ancien buron du Cantal</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Avec ce chemin ancestral, on pouvait relier la vallée de la Jordanne (Mandailles) à celle de la Santoire (Dienne) par tous les temps. </p> <p style="text-align: justify;">Depuis au moins le début du 20ème siècle le buron dépendait d'une ferme au village de La Boudio à 2 kilomètres de là sur la commune de Lavigerie.<br>Le buron est mentionné sur le plus ancien cadastre de Dienne achevé en 1809.</p> <p style="text-align: justify;">En bon état général, le buron mesure 10 mètres de long par 5 mètres de large. Il est constitué de quatre espaces : la fromagerie, la cave, la soue à cochons. Le dessus de la porcherie qui sert de rampe (montadou) permet d'accéder au bédélat.<br>La fromagerie avec une voûte en berceau est éclairée et aérée par un donne-jour (fenestrou) protégé par un fer écorché. Cette pièce principale du buron possède une cheminée et un placard à présure. Mais la particularité de la fromagerie tient à la présence de deux lits mi-clos en bois séparés par un placard fermé par une porte pleine aux ferrures à moustache en fer forgé caractéristiques du 18ème siècle.<br>Les deux lits sont accolés au mur nord et épousent le cintre de la voûte. Cet équipement du 18ème siècle dans un buron est peu commun.</p> <p style="text-align: justify;">La porte d'entrée du buron d'une hauteur de 1,70m est faite en planches cloutées de façon traditionnelle. L'encadrement, un réemploi semble-t-il, est composé de jambages en pierre moulurées qui supportent un beau linteau daté de 1721. Si cette date marque bien l'origine du buron, il s'agit là plus ancien bâtiment fromager du Cantal.<br>La cave qui communique directement avec la fromagerie est éclairée par un fenestrou de la même taille que celle qui éclaire la fromagerie.</p> <p style="text-align: justify;">La porcherie est de taille très modeste (1,50m) et ne pouvait contenir que deux ou trois porcs. Sur la façade de la porcherie une belle pierre à petit lait en forme d'entonnoir encastré dans le mur permettait de d'alimenter les porcs sans ouvrir la porte. Ce système se retrouve fréquemment dans plusieurs secteurs du Cantal, notamment dans le Cézallier tout proche et la vallée de la Jordanne derrière le Col de Cabre.</p> <p style="text-align: justify;">Ce buron aurait fonctionné depuis le 18ème siècle jusqu'à la campagne d'estive de 1950. Par la suite, le lait fut transporté à dos de mulet jusqu'à la ferme du Boulio à deux kilomètres de là sur les rives de la Santoire.</p> <p style="text-align: justify;">En contrebas du buron une imposante grange en ruine atteste de la grande activité de l'estive au buron du Col de Cabre autrefois. Le buron était alimenté par une source toute proche et par la rivière à 200m.<br>Le site est facilement accessible par un sentier de randonnée au départ du village Le Boudio.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:11px;">Sources<br>Inventaire burons OGS Puy Mary/Volcans du Cantal, 2003<br>Burons de Haute Auvergne, Jean-Claude Roc, Editions Watel, 1992<br>Association pour la Sauvegarde des burons du Cantal, ASBC</span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/cabre1-555jpa471.jpg" width='500' height='724' /></p></div> Jules, vacher au buron de Pailhès (1998) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article73 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article73 2016-07-17T15:30:19Z text/html fr pascal voisin <p>Jules Porte de Pailherols à été buronnier durant l'estive toute sa vie. Dès 15 ans comme pâtre puis vacher dans plusieurs burons. Il a fait ses derniers fromages à l'estive en 1998. Les photos du diaporama en gardent désormais le souvenir.<br class='autobr' /> voir le diaporama dans la rubrique médias</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique44" rel="directory">Le travail des buronniers sur les estives</a> <div class='rss_chapo'><p>Jules Porte de Pailherols à été buronnier durant l'estive toute sa vie. Dès 15 ans comme pâtre puis vacher dans plusieurs burons. Il a fait ses derniers fromages à l'estive en 1998. Les photos du diaporama en gardent désormais le souvenir.</p></div> <div class='rss_texte'><p>voir le diaporama dans la rubrique médias<br></p></div> La nostalgie joyeuse de René l'ancien vacher http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article203 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article203 2016-07-17T09:58:32Z text/html fr pascal voisin <p>Durant 18 ans la vie de René a été rythmée par l'estive sur les montagnes proches de Pailherols, dès 14 ans après avoir arrêté l'école. A 80 ans aucun détail ne manque aux souvenirs de l'ancien buronnier. Cette période a marqué sa vie pour toujours.<br class='autobr' /> De ses années de buronnier, René a gardé une habitude : la soupe au fromage. Dans sa maisonnée de Griffoul à Pailherols (1), un bol fume souvent à l'heure du déjeuner.<br class='autobr' /> Dans la pièce à vivre, qui sert de cuisine, habillée de souvenirs et chauffée par une dernière (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique19" rel="directory">Témoignages de buronniers</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton203.jpg" width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>Durant 18 ans la vie de René a été rythmée par l'estive sur les montagnes proches de Pailherols, dès 14 ans après avoir arrêté l'école. A 80 ans aucun détail ne manque aux souvenirs de l'ancien buronnier. Cette période a marqué sa vie pour toujours.</p></div> <div class='rss_texte'><p>De ses années de buronnier, René a gardé une habitude : la soupe au fromage. Dans sa maisonnée de Griffoul à Pailherols (1), un bol fume souvent à l'heure du déjeuner.</p> <p>Dans la pièce à vivre, qui sert de cuisine, habillée de souvenirs et chauffée par une dernière flambée, René, un paysan comme ceux des romans de la terre, prépare cette soupe comme il le faisait il y a environ soixante ans. A l'époque, elle constituait le rituel casse-croûte, pour ces hommes des montagnes, le matin. Un remontant dans la journée longue en tâches physiques.<br>Pour autant, impossible de retenir ces gars, qui depuis leur vallée, à l'approche de l'estive fin mai, ne quittaient plus des yeux les sommets, jusqu'au jour de la transhumance. Chez René, l'appel de la montagne a commencé tôt. Petit, il rêvait d'en être lorsqu'il voyait le convoi d'hommes et de vaches s'éloigner sous le regard du village. A²14 ans, après avoir arrêté l'école pour aider à la ferme de Barriac, il suivra le mouvement.</p> <p><span style="color:#800000;"><strong>Un bon fromage, c'est avec du lait de salers !</strong></span><strong><span style="color:#800000;"></span></strong></p> <p>Le berger gagne les montagnes que la famille louait à Vixouze, au côté du valet et du vacher, responsable de la fabrication du fromage au buron. Le trio va y vivre quatre mois, dans des conditions rudimentaires et une certaine solitude. « Mais surtout de liberté », sourit René, qui signerait de nouveau un bail au buron, s'il le pouvait.<br>Le troupeau d'une cinquantaine de vaches et autant de veaux était sous la surveillance de l'adolescent. Par tous les temps, celui qui dore la peau, celui qui engourdit les doigts ou qui trempe jusqu'aux os « malgré le complet de pluie ».<br>A 17 ans, devenu valet, il participe aux deux traites journalières, à 4H30, et en fin d'après-midi. « La construction du parc à traite qui changeait tous les jours de place pour faire la fumade nouvelle, l'appel de la mère qui fait venir son veau, l'attache du petit à sa mère pour qu'il tête et amorce la montée du lait, la corne à sel, la gerle en bois, le transport du lait au buron… »A 80 ans, aucun détail ne manque au récit livré dans un français mêlé de patois. Et l'œil pétille plus fort à l'évocation des salers. « Quand mon fils m'emmène en balade, et que je vois un troupeau dans un pré, je lui dis : arrête-moi là que je les regarde. Il s'arrête et me dit : « t'en as pas marre des salers ».</p> <p><span style="color:#800000;"><strong>Le plaisir de fabriquer</strong></span></p> <p>Jamais de la vie ! « Un bon fromage, c'est avec du lait de salers ! Aujourd'hui, ils appellent salers du fromage qui est fabriqué avec du lait de montbéliarde ou de prim'holstein. Allons, miladiou ! » s'anime-t-il.<br>De la fabrication, il n'a rien oublié non plus. Tandis qu'il détaille toutes les étapes et les ustensiles, ses mains noueuses de paysans refont les gestes dans le vide. Aussi précis qu'autrefois. Sans oublier le signe de croix « Il fallait une journée et demie pour faire une tomme qui, après quelques « tourner et retourner », était mise en cave pour l'affinage au moins deux mois ».<br>C'est son cousin vacher, Jean, qui lui a transmis son savoir-faire. Lorsqu'ils évoquent ces temps, aujourd'hui, les deux hommes en rient de bon cœur : Je lui dis : « té rapela quan té m'engula ». Bon apprenti, René confesse tout de même qu'il attendait que son cousin ait le dos tourné pour glisser du fromage au chien Mirette.</p> <p>Pour autant, la leçon a bien été apprise. A²18 ans, devenu vacher, il remporte le deuxième prix au concours des fromages d'Aurillac. « Le marchand, monsieur Bonal, venait acheter les pièces, poursuit-il. Chaque vendredi, on descendait les fromages et le beurre fabriqué à la main, en charrette, à la Bonétie de Pailherols ». Le père de René venait l'y retrouver pour le ravitailler. « Je repartait avec mes petites courses dans un sac. Avec un bâton, je faisais un trou au milieu de la tourte de pain et je la portais sur l'épaule ».</p> <p><span style="color:#800000;"><strong>On allait voir les filles. On mettait le costume</strong></span></p> <p>Monsieur Bonal nous donnait toujours une étrenne que je partageais entre nous trois. Lui et sa dame étaient bien gentils ». Berger, il dépensait ses sous dans les cloches de vaches à la foire de Lacapelle-Barrès où le trio se rendait durant l'estive.<br>Plus grand, les sous étaient réservés pour le bal de Pailherols, le dimanche soir. « On allait voir les filles. On mettait le costume. Si on voulait plaire un peu, on était bien obligé, pardi ! ».<br>Les gars des burons se visitaient aussi. « On était cinq, six, sept… Certains jouaient de l'harmonica, on chantait, on mangeait de la truffade, on parlait. On buvait plus qu'un coup… »La plupart se retrouvaient à la messe des bergers au mois d'août au Puy Gros.<br>Durant 18 ans, la vie de René a ainsi été rythmée par l'estive jusqu'à ce qu'il achète une ferme à Griffoul et vende le lait à une coopérative. Le travail avait beau être rude, René en garde un souvenir attaché. « Quand on fait un métier, il faut l'aimer », estime l'ancien vacher, à la nostalgie joyeuse. Le regard de l'octogénaire s'éteint tout d'un coup : « Ce qui me fait mal au cœur aujourd'hui, c'est quand je vois tous ces burons en ruines. Cà, ça fait mal… »</p> <p><em>Témoignage recueilli en juin 2016 par Chemcha Rabhi et paru dans le quotidien La Montagne du 7 juin 2016</em></p> <p><em></em><br></p> <p>1) Pailherols sur le versant sud des Monts du Cantal<br></p></div> Du mazuc au buron, cinq siècles d'estive http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article202 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article202 2016-06-12T16:34:55Z text/html fr pascal voisin Dernière parution <p>Faire partager la mémoire du pastoralisme cantalien en restituant par le dessin ce que furent les burons d'estive : tel est la démarche de Michel Georgin qui dans ce petit carnet d'illustrations évoque les caractéristiques architecturales des burons sur cinq siècles.<br class='autobr' /> Ses dessins restituent concrètement les évolutions de ce bâti typique du Cantal, ses spécificités selon l'époque de construction, l'emplacement, ou encore l'importance de « La montagne ».<br class='autobr' /> Croqués lors de ses nombreuses randonnées, Michel (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique33" rel="directory">Livres</a> / <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?mot6" rel="tag">Dernière parution</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton202.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_texte'><p>Faire partager la mémoire du pastoralisme cantalien en restituant par le dessin ce que furent les burons d'estive : tel est la démarche de Michel Georgin qui dans ce petit carnet d'illustrations évoque les caractéristiques architecturales des burons sur cinq siècles.</p> <p>Ses dessins restituent concrètement les évolutions de ce bâti typique du Cantal, ses spécificités selon l'époque de construction, l'emplacement, ou encore l'importance de « La montagne ».</p> <p>Croqués lors de ses nombreuses randonnées, Michel Georgin ne manque jamais d'emporter ses carnets de croquis pour garder la trace de ces bâtiments emblématiques des estives. Et aujourd'hui, l'envie de faire partager ses découvertes s'est concrétisée par l'édition de ce petit recueil d'illustrations. Un carnet de voyage en quelque sorte, non pas à l'autre bout du monde, mais dans le Cantal avec un brin d'émotion traduit d'un joli coup de crayon.</p> <p>En vente dans les librairies d'Aurillac (15 euros) ou par correspondance chez l'auteur (20 euros port compris). <strong><a href='https://webmail1f.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=72883&check=&SORTBY=1' target="_blank">michel.georgin@club-internet.fr</a></strong></p> <p><strong></strong><br></p></div> L'oeuvre-hommage aux buronniers inaugurée à Pailherols http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article201 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article201 2016-06-12T14:45:07Z text/html fr pascal voisin <p>En présence de trois anciens buronniers, de l'artiste Camille Henrot et de personnalités du département l'œuvre « Ma Montagne" inaugurée.<br class='autobr' /> Vendredi 10 juin, les estives de la commune de Pailherols situées dans le Carladès, sur les Monts du Cantal, ont connu une affluence particulière pour l'inauguration inhabituelle en milieu rural d'une œuvre contemporaine.<br class='autobr' /> Créée en hommage aux milliers de buronniers qui pendant des siècles ont occupés les estives du Cantal pour la fabrication du fromage durant l'été, (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory">A la une</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton201.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>En présence de trois anciens buronniers, de l'artiste Camille Henrot et de personnalités du département l'œuvre « Ma Montagne" inaugurée.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Vendredi 10 juin, les estives de la commune de Pailherols situées dans le Carladès, sur les Monts du Cantal, ont connu une affluence particulière pour l'inauguration inhabituelle en milieu rural d'une œuvre contemporaine. <br></p> <p>Créée en hommage aux milliers de buronniers qui pendant des siècles ont occupés les estives du Cantal pour la fabrication du fromage durant l'été, l'œuvre a désormais pris place au milieu des prairies. <br></p> <p>Une trentaine de claies blanches, ces barrières traditionnelles utilisées autrefois par les vachers, ont été implantées dans le paysage formant une œuvre forte à la fois insolite et interrogative.</p> <p>Près de 200 personnes s'étaient données rendez-vous pour participer avec l'Association pour la sauvegarde des burons du Cantal et la municipalité de Pailherols à cette manifestation à laquelle avaient été conviés notamment monsieur Richard Vignon le Préfet du Cantal, et monsieur Vincent Descoeur Président du Conseil Départemental.</p> <p>Présente et visiblement émue l'artiste plasticienne Camille Henrot a pu voir la totalité de son œuvre enfin réalisée dans un espace devenu lieu de mémoire. Ce site unique en pleine montagne invite les promeneurs a penser à tous ces hommes qui passaient plusieurs mois avec les vaches Salers en montagne dans des conditions de vie et de travail difficiles.</p> <p>Une belle mise à l'honneur des travailleurs qui ont tant compté pour l'économie Cantalienne.</p> <p><img alt="" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/CLAIES-680jp336c.jpg" width='500' height='626' /><br></p></div> <div class="hyperlien">Voir en ligne : <a href="http://www.burons-du-cantal.fr/index.php?page=association" class="spip_out">Voir notre fiche sur l'oeuvre et le projet</a></div> Le buron de la croix blanche http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article200 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article200 2016-05-15T16:48:16Z text/html fr pascal voisin <p>Le buron de la croix blanche est implanté sur une montagne non loin d'Allanche dans le Cézallier. Sur la départementale D39 une croix blanche se dresse sur le bord de la route derrière laquelle s'aperçoit au loin le buron qui en a pris le nom.<br class='autobr' /> Jean-Claude Roc a qui l'on doit plusieurs ouvrages sur le Cantal est un passionné d'ethnologie. Ce livre entièrement consacré à la vie de l'un des derniers burons en activité dans les années 80 n'a pas voulu faire œuvre littéraire mais un ouvrage de restitution (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique33" rel="directory">Livres</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton200.jpg" width='150' height='134' /> <div class='rss_texte'><p>Le buron de la croix blanche est implanté sur une montagne non loin d'Allanche dans le Cézallier. Sur la départementale D39 une croix blanche se dresse sur le bord de la route derrière laquelle s'aperçoit au loin le buron qui en a pris le nom.</p> <p>Jean-Claude Roc a qui l'on doit plusieurs ouvrages sur le Cantal est un passionné d'ethnologie. Ce livre entièrement consacré à la vie de l'un des derniers burons en activité dans les années 80 n'a pas voulu faire œuvre littéraire mais un ouvrage de restitution pour la mémoire. En effet, il nous invite à participer à la transhumance dans ce buron jusqu'à la dévallade vers la ferme de la Raisinie à Saint-Simon (près d'Aurillac). Il nous révèle la vie rude de trois hommes vaillants, silencieux, un peu frustres. Il nous fait partager leur mérite de vivre ainsi, isolés, sans que rien ne puisse ébranler leur sérénité. Il nous fait connaître les travaux harassants de ces buronniers, de l'aube au crépuscule, dans le calme des sommets. Enfin, à l'intérieur du buron et grâce aux gestes ancestraux, précis et contrôlés du vacher, il nous incite à suivre la métamorphose du lait en une pièce de fourme salers qui sera mise en cave pour son affinage.</p> <p>Un bien beau témoignage d'une activité totalement disparue désormais de la région d'Allanche. Comme le disait avec réalisme en 1986 Jean-Claude Roc : « J'ai voulu fixer ce qu'est la vie pendant une estive dans le Cézallier. Qu'en sera-t-il dans dix ans ? Nos enfants auront-ils toujours le privilège de pouvoir assister à ce spectacle ? Je veux en garder l'espoir et d'autre part, il me parait réconfortant de savoir que ces hommes vivent ainsi là-haut, un peu à l'écart de cette civilisation où l'individu se crée des besoins pour mieux en être prisonnier… ». Nostalgie !</p> <p>Merci à l'auteur d'avoir en son temps pris le temps de passer quelques semaines en compagnie d'Henri, Jean et Emile, buronniers au buron de la croix blanche.</p> <p>Ce livre est épuisé. On le trouve encore parfois dans les brocantes et sur internet. A saisir en cas de découverte.</p></div> Estives et fromage au buron de la Reiche (Anglards-de-Salers) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article199 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article199 2016-05-15T15:53:36Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique55" rel="directory">Burons et estives d'aujourd'hui</a> Burons perdus (aquarelles d'Alain Delteil, 2006) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article198 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article198 2016-05-15T09:56:39Z text/html fr pascal voisin <p>Réalisée par Alain Delteil à l'encre sépia, ces aquarelles originales servent d' illustrations au livre "les burons perdus" réedité en 2007.</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique54" rel="directory">Quand les illustrateurs dessinent les burons</a> <div class='rss_chapo'><p>Réalisée par Alain Delteil à l'encre sépia, ces aquarelles originales servent d' illustrations au livre "les burons perdus" réedité en 2007.</p></div> Transport des troupeaux en train vers les estives http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article196 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article196 2016-03-05T16:18:03Z text/html fr pascal voisin <p>Le train dans le Cantal a tenu un rôle majeur pour le transport des animaux vers les pâturages d'estive notamment sur le Cézallier. Il représentait aussi une animation permanente là où il passait, dans les lieux reculés comme dans les villages. Un jeune berger exprime son intérêt pour le train et la vie au buron.<br class='autobr' /> … « Agé de 15 ans en 1960, je travaillais, employé à l'année, comme berger à la ferme de Manhal, située à l'entrée de Laroquebrou, côté Pont-d'Orgon. La première quinzaine de mai constituait un (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton196.jpg" width='150' height='117' /> <div class='rss_chapo'><p>Le train dans le Cantal a tenu un rôle majeur pour le transport des animaux vers les pâturages d'estive notamment sur le Cézallier. Il représentait aussi une animation permanente là où il passait, dans les lieux reculés comme dans les villages. Un jeune berger exprime son intérêt pour le train et la vie au buron.</p></div> <div class='rss_texte'><p>… « Agé de 15 ans en 1960, je travaillais, employé à l'année, comme berger à la ferme de Manhal, située à l'entrée de Laroquebrou, côté Pont-d'Orgon. La première quinzaine de mai constituait un grand moment dans les grandes fermes appelées vacheries, celui de la montée des troupeaux à l'estive.</p> <p>Durant l'été, les vaches de la race Salers allaient manger l'herbe grasse d'altitude ; l'herbe d'en-bas était stockée sous forme de foin pour l'hiver.<br>Le jour du départ, il fallait être à la gare pour l'embarquement de notre quarantaine de vaches et leurs veaux, dans quatre wagons qui nous étaient attribués. Trois vacheries des alentours, de Nèpes près du barrage, de Guirbal près du Pont-d'Orgon et de la Barthe près du pont enjambant les voies de la gare de Laroquebrou se joignaient à nous chaque année pour former un train complet à l'aller comme au retour.</p> <p>On s'entendait bien. Deux des vacheries disposaient de cinq wagon chacune, la notre, de quatre. Cela faisait un total de dix huit wagons plus le fourgon de queue. L'embarquement devait être bien organisé pour ne pas mélanger les troupeaux et surtout pour que le train parte à l'heure.<br>Chaque vacherie était représentée par trois personnes : le vacher, le bouteiller et le berger, si bien que dans le fourgon nous nous retrouvions à douze, sans compter un ou deux propriétaires qui faisaient parfois le voyage en train avec nous.<br>La longue rame de transhumants partait de Laroquebrou vers 9 heures derrière une 141 TA. Puis à Aurillac une deuxième locomotive était attelée en tête ou en pousse, selon les besoins du service de la Traction, pour gravir la rampe de Vic-sur-Cère au Lioran. L'adjonction de cette machine à Aurillac évitait la création d'une marche indéterminée jusqu'à Vic.</p> <p>Sous la grande marquise de la gare d'Aurillac, notre train effectuait un arrêt assez long. Un peu d'agitation de la part des agents de la gare mais surtout que de bruits ! Sonneries, ronronnement des moteurs des autorails ADP, VH ou AJB, annonces et bien sur meuglements de nos bêtes.</p> <p>Dans la montée du Lioran, on cassait la croûte tous ensemble, avec le chef de train, les portes du fourgon grandes ouvertes, les jambes pendantes sur les marchepieds. Avec la machine de pousse juste derrière, donnant le rythme par son échappement, notre sauciflard était inévitablement « fumé ». Le fromage était bien entendu du « Cantal jeune » avec une croûte d'un centimètre ! et le petit tonneau de vin offert par le patron contenait du « Gros rouge cheminot sept degrés ».<br>A chaque arrêt je descendais pour entendre le bruit de la pompe de la 141 TA et respirer les odeurs de fumée de charbon, d'huile chaude et de vapeur. Quelle sensation aussi à la première traversée du souterrain du Lioran) C'étaient là mes tous premiers voyages en train.<br>Après le rebroussement de Neussargues avec ces mystérieux fils au-dessus des voies (les caténaires), nous arrivions à Landeyrat vers 14H30. Il nous restait une demi heure de marche à travers « la Montagnoune Haute » pour rejoindre notre buron, celui de La Rochette, situé à 1130m d'altitude. Certains de mes collègues devaient marcher un peu plus. Mon ami d'enfance Antonin Latreille travaillait lui aussi comme berger chez un éleveur de Nieudan. Parti de la gare de Nieudan-Saint-Victor et arrivés à Riom-ès-Montagne via Bort-les-Orgues, ils rejoignaient à pied le buron de La Bastide près de Cheylade, après plusieurs heures de marche. Lorsqu'ils allaient au buron de Paretounes, au sud de la gare de Landeyrat, la distance était moindre. D'autres par choix ou par nécessité, n'utilisaient pas le chemin de fer , ils partaient à pied avec leurs vaches, une partie par la route , moins dangereuse à l'époque, une partie à travers la montagne. C'était le cas d'un éleveur de Salvanhac , sur la route de Siran ; il allait passer les mois d'estive dans les pâturages entre Malbo et Brezons, au sud du Plomb-du-Cantal. La caravane partait vers 21 heures, marchait toute la nuit et, après avoir franchit le col de Curebourse, arrivait à destination le lendemain vers 17 heures.</p> <p>Les champs de pâturage et les burons appartenaient à des propriétaires qui les louaient aux éleveurs de la plaine. Là-haut, dans ces solitudes, nous passions quatre mois-et-demi pratiquement isolés du reste du monde.<br>Le vacher était le responsable de l'équipe et de la cuisine ; il nous préparait à manger. Le bouteiller le secondait, principalement pour la traite, effectuée à la main et à l'extérieur où les claies étaient souvent d'une grande utilité. Le berger attachait le veau à la vache car il fallait qu'il commence à téter pour que sa mère veuille bien donner son lait. Cette opération se répétait avec chaque vache et durait entre deux heures et deux heures-et-demie.<br>Nous faisions nous-mêmes le fromage, une pièce par jour en moyenne, le beurre également, le buron disposant des appareils nécessaires : moules, pressoirs, écrémeuses, barattes…Les pièces étaient ensuite placées dans la cave pour affinage.</p> <p>Notre journée au buron se décomposait ainsi : lever à 3 heures 45 pour la traite du matin ; à 6h 30 ou 7 h, retour au buron avec le lait dans la gerle et préparation d'une soupe au fromage ; ensuite pendant que le vacher s'occupait du lait, nous allions avec le bouteiller changer de place le « parc » servant à retenir le troupeau la nuit ; nous prenions notre repas à midi, puis petite sieste ; à 15 heures rassemblement du troupeau pour la traite de l'après-midi ; repas du soir à 19 heures et au lit aussitôt après.<br>Notre chambre était située à l'étage, dans une sorte de mezzanine. Au rez-de-chaussée logeaient les cochons, bonjour les odeurs !. Transportés par camion, ces animaux partageaient la vie du buron pour être nourris avec le petit-lait ne servant à la fabrication ni du beurre ni du fromage.<br>Nous menions cette vie sept jours sur sept, et il nous fallait accomplir ces tâches en toutes circonstances et par tous les temps.<br>On avait quelques distractions tout de même. Le vacher allait souvent au café de La baraque situé entre Landeyrat et Les Prades. Il « chargeait parfois un peu la mule » et revenait au buron en chantant allègrement. Moi je faisais des balades intéressantes dans la montagne. Au moins une fois dans l'été, j'allais chez le coiffeur à Allanche. Muni de mon billet aller-retour acheté au guichet de la gare de Landeyrat, je partais avec l'autorail de 11 heures moins le quart pour revenir avec le MV de 13h. Une fois au sommet du Mont Chamaroux, j'avais l'occasion de regarder avec les jumelles du vacher l'autorail franchir le viaduc de Lugarde. Mais pour assister au plus beau spectacle, il n'y avait pas besoin de se déplacer, notre buron surplombait la gare de Landeyrat distante d'un kilomètre. De là, la ligne était visible depuis la cascade des Veyrines jusqu'au col de Clavières. On pouvait voir arriver les convois au loin. Une belle occupation là-haut sur notre montagne. ..<br>--------------------------<br><span style="font-size:10px;">Extrait du témoignage de Georges Ségerie dans le livre de Patrick Garinot « Le triangle du Cantal I, la lignes Bort-les-Orgues-Neussargues (2001), Editions Presse&Editions Ferroviaires.</span></p></div> Le projet hommage aux buronniers http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article49 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article49 2016-02-03T09:00:51Z text/html fr pascal voisin <p>Dans le cadre de sa démarche globale de sauvegarde des burons du Cantal, de l'activité des estives et de la vie des buronniers, l'association a décidé en 2008 de rendre hommage à ces milliers d'hommes qui ont fait d'un métier rude une activité économique importante dans le Cantal. Une oeuvre en cours de réalisation sera implantée àPailherols commune située dans le Carladès, sur les Monts du Cantal à 1000mètres d'altitude, un territoire traditionnellement consacré à l'estive, territoire de la vache rouge (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">L'association</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton49.jpg" width='150' height='111' /> <div class='rss_chapo'><p>Dans le cadre de sa démarche globale de sauvegarde des burons du Cantal, de l'activité des estives et de la vie des buronniers, l'association a décidé en 2008 de rendre hommage à ces milliers d'hommes qui ont fait d'un métier rude une activité économique importante dans le Cantal. Une oeuvre en cours de réalisation sera implantée àPailherols commune située dans le Carladès, sur les Monts du Cantal à 1000mètres d'altitude, un territoire traditionnellement consacré à l'estive, territoire de la vache rouge Salers, l'animal emblématique des pâturages du Cantal.</p></div> <div class='rss_texte'><p><span style="color:#ff0000;"><strong>Donner du sens à un projet de mémoire</strong></span><br></p> <p><strong></strong>L'association pour la sauvegarde des burons du Cantal souhaitait depuis longtemps mettre à l'honneur les buronniers qui ont fait la richesse de l'exploitation des estives et maître d'œuvre d'une économie pastorale aujourd'hui disparue. Une solide réflexion a démarré en 2008 pour trouver la bonne idée à la hauteur de l'ambition de l'association.<br></p> <p>Parler de ces Cantaliens est devenu pour l'association aussi important que la sauvegarde des bâtiments emblématiques que sont les burons pour lesquels elle ne ménage pas ses efforts depuis plus de trente ans.</p> <p>Cette « mise à l'honneur » des buronniers a fait l'objet d'une réflexion approfondie du Conseil d'Administration et de l'Assemblée Générale qui a été lancé en 2008 . Il ne s'agissait pas pour l'association de mettre en œuvre une folklorisation » de la vie des buronniers et de leur activité, mais de faire acte de mémoire.</p> <p>Le Conseil d'Administration a souhaité que cette mémoire soit manifestée par une œuvre originale, contemporaine, « une œuvre porteuse de charge émotionnelle en lien avec le paysage d'estive ». Le CA ne souhaitait pas que cette intervention artistique se limite à l'implantation d'une « sculpture-monument », mais que l'œuvre marque le contexte géographique, architectural et social de l'économie pastorale. Une exigence pas facile à concrétiser dans un lieu d'implantation symbole à trouver.<br></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Le choix de l'artiste Camille Henrot</strong></span><br></p> <p><strong></strong>Après réflexion du Conseil d'Administration et du Comité de pilotage pour trouver l'œuvre contemporaine la plus significative d'hommage aux buronniers, trois artistes ont été contactés sur les conseils de la DRAC-Auvergne : Michel François artiste belge, Giuseppe Penone artitse italien et Camille Henrot jeunes artiste française.</p> <p>A la sollicitation Michel François et Giusepe Penone se sont montrés très intéressés par le projet, mais ne pouvaient donner suite étant mobilisés par d'autres créations artistiques. Camille Henrot répondra positivement aux premières sollicitations des commanditaires en janvier 2010, le thème de la montagne trouvant chez elle une résonance particulière : « C'est avec beaucoup d'enthousiasme que je reçois votre proposition écrivait-elle. Il se trouve que la mythologie de la montagne est un de mes centres d'intérêts depuis longtemps. Bien que n'ayant pas d'attache dans le Cantal le projet résonne avec des souvenirs très chers de mes étés d'enfance en alpage à garder les vaches dans un endroit qui était plutôt isolé.. »</p> <p>En accord avec le Comité de pilotage le Conseil d'administration décide en xxx de confier l'œuvre d'hommage aux buronniers à cette jeune artiste née en 1978, formée à l'école supérieure des arts décoratifs de Paris et qui vit entre la capitale française et New-York.</p> <p>Très présente sur la scène internationale (ainsi en 2014, elle expose à la Chisenhalle Gallery de Londres, à la Kunsthal Charlotte de Copenhague, au Westfälischer Kunstverein de Münster à Berlin) elle développe depuis dix ans une œuvre foisonnante qui lui a valu en juin 2013 le Lion d'argent de la Biennale de Venise pour son film Grosse fatigue.</p> <p>Dans ses œuvres, ses films et installations elle explore des notions diverses comme les croyances, les mythologies universelles, la cartographie, l'altérité. Mais estime la DRAC-Auvergne, quelque soit son médium mis en œuvre, ce qui préoccupe Camille Henrot reste « l'autre et l'ailleurs », les rapports à la mémoire, à la trace, aux mythes, tant dans leurs survivances mentales que dans les résonances contemporaines. Une orientation et une sensibilité intéressante pour le projet hommage aux buronniers a estimé le Conseil d'Administration de l'association pour la sauvegarde des burons du Cantal.</p> <p>Depuis son choix comme artiste du projet, Camille Henrot a réalisé plusieurs séjours dans le Cantal pour s'immerger dans l'histoire des buronniers et a participé à une montée à l'estive en juin 2012. Depuis que le lieu d'implantation de l'œuvre a été choisi, le cahier des charges et les éléments de diagnostic précisés, Camille Henrot a pu nourrir l'élaboration de sa proposition et la proposer au Comité de pilotage, à l'association et à la commune d'accueil de l'œuvre.<br></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>L'œuvre : des claies-sculptures</strong></span></p> <p>L'œuvre hommage aux buronniers sera résolument contemporaine et inédite dans les montagnes d'Auvergne. Une trentaine de sculptures dispersées, dessinées à partir de la « claie ou barrière traditionnelle utilisée par les vachers, seront implantées dans le paysage et inviteront à parcourir la montagne.</p> <p>L'artiste Camille Henrot explique le sens de son œuvre : « Mon projet de sculptures dispersées s'inspire de la forme des claies et de fait du concept de barrière objet universel du paysage agricole, tout en conservant l'idée qu'une limite peut se déplacer.</p> <p>Le parc, puisque clôturé devient un espace restreint dans un espace sans limite… Cette démarche qui pourrait être envisagée comme une forme d'intervention archétypale de l'homme à l'égard de la nature, définir ce qui est à lui, tend à dire autre chose : elle décale l'idée de barrière (ce qui sépare) vers l'idée, en apparence opposée, du réseau (ce qui relie).</p> <p>Elle décale l'idée de propriété, vers ce qui précède ce concept, c'est-à-dire le nomadisme, vers l'idée d'une barrière en constant déplacement en migration. Le berger incarne cette idée qui rejoint des valeurs universelles de l'origine de l'humanité (2012, extrait)</p> <p>La claie devient un signe, un alphabet, rythmé comme un langage morse qui déplace d'une montagne à l'autre. L'artiste fait également référence au Yi King et à ses trigrammes, signes d'états de passage changeant.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Le parc mobile de claies, l'étable d'été sur les estives</strong></span></p> <p>Le parc mobile était réalisé à l'aide des claies en bois dur de 2,50m de long par 1,30m de hauteur. Mises bout à bout elles formaient l'enclos suffisamment stable pour retenir la poussée des animaux. C'était en fait l'étable de plein air utilisée pendant les deux traites quotidiennes et durant la nuit. Si pendant la journée le berger surveillait le troupeau sur les pâturages, l'aiguade, le soir pour la traite et durant la nuit, les vaches laitières étaient rassemblées dans cette structure légère indissociable des activités fromagères des burons.</p> <p>Quadrilatère, ce parc lié au troupeau de chaque buron composé de claies mobiles était quotidiennement déplacées sur trois côtés afin de fertiliser progressivement un grand espace de la montagne. Cette pratique ancestrale s'appelait la fumade.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Caractéristiques des claies-sculptures</strong></span></p> <p>-Matériaux utilisés : métal peint en blanc, peinture cuite au four</p> <p>-Réalisation Art Project, Millery, selon les plans fournis par l'artiste</p> <p>-Moulage d'objet en métal</p> <p>-Dimensions des claies-sculptures : hauteur, entre 1,60m et 3,20m ; largeur entre 2,50m et 5,10m</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Un parcours qui fait entrer dans la mémoire du pastoralisme cantalien</strong></span></p> <p>Le parcours sur lequel seront installées les claies-sculptures empruntent un chemin balisé et inscrit depuis plusieurs années au PDIPR qui part du village de Pailherols et qui menait autrefois aux « montagnes » sur les estives.</p> <p>Onze claies-sculptures rythment le chemin jusqu'à un oint haut dominant l'ensemble des estives où vingt-cinq autres claies-sculptures s'étendent et de dispersent</p> <p>Au point de départ de l'estive, une installation reprenant les formes des objets familiers du buronnier donne au public les codes de lecture de l'œuvre. Des explications indispensables notamment pour le public non auvergnat n'ayant pas de connaissance sur le pastoralisme de montagne, les burons et les buronniers </p></div> Une étude technique originale d'un buron du 19ème siècle http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article195 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article195 2016-01-29T16:33:38Z text/html fr pascal voisin <p>Le buron d'Enchabanole sur la Montagne de Roche sur les estives d'Anglard-de-Salers a suscité l'intérêt de Bernard Cura. Lors de sa découverte du buron en 2013 il a été interpellé par les proportions du bâti. Ses recherches sur les techniques de construction ont abouti à la compréhension technique de ce bâtiment emblématique du Cantal.<br class='autobr' /> Le buron de la Montagne de Roche, à la silhouette particulière et massive, plus caractéristique des granges que des burons aux alentours porte le millésime 1862. Il est (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory">A la une</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton195.jpg" width='150' height='102' /> <div class='rss_chapo'><p>Le buron d'Enchabanole sur la Montagne de Roche sur les estives d'Anglard-de-Salers a suscité l'intérêt de Bernard Cura. Lors de sa découverte du buron en 2013 il a été interpellé par les proportions du bâti. Ses recherches sur les techniques de construction ont abouti à la compréhension technique de ce bâtiment emblématique du Cantal.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Le buron de la Montagne de Roche, à la silhouette particulière et massive, plus caractéristique des granges que des burons aux alentours porte le millésime 1862. Il est estime Bernard Cura un des derniers témoignages des codes de l'architecture qui prévalait chez les maîtres bâtisseurs avant le 19<sup>ème</sup> siècle. Son étude se veut être une tentative d'analyse de cet héritage.</p> <p>Les différentes parties de l'étude sont accompagnées de schémas et de plans :</p> <p>- les unités de mesure (coudée, pied, empan, palme, paume, pouce)</p> <p>- l'orientation du buron</p> <p>- les dimensions et l'analyse constructive</p> <p>- la construction</p> <p>Ce buron fait également l'objet d'une présentation dans la brochure d'Henri Didelot « Montagnes et burons de la commune d'Anglards-de-Salers. Au début du 19<sup>e</sup>.siecle, la montagne d'Enchabanobe d'une contenance de 132 ha.85 avait pour propriétaires :</p> <p>1808 : Bertrandy de Salers et Cabanes, Juge de paix à Aurillac.</p> <p>1870 : Sartigues Louis (comte de …) et Cabanes Jacques, Christophe d'Aurillac et Chauvet Jacques, dit Bonté de Fignac.</p> <p>C'est en 1914 que commença le morcellement de cette importante montagne qui sera partagé en quatre lots:La Montagne d'Espinassoles, la Montagne d'Artiges, la Montagne de Roche, la Montagne du Peuch. </p> <p>1916 : Mme.Espinasse, propriétaire à Roche de Saint.Bonnet-de-Salers</p> <p>1922 : Mr .Roche, Pharmacien à Saint-Martin-Valmeroux.</p> <p>1954 : Mr .Bac Géraud, époux Bagilet, Le Vaulmier</p> <p>1983 : Mr .Chanet Christian, propriétaire à Anglards-de-Salers.<br></p> <p> Le buron de Roche, construit dans la deuxième moitié du 19<sup>e</sup> siècle, restauré dans les années 1955/60, figure avec celui de la Reiche parmi les burons de la commune d'Anglards-de-Salers, les mieux conservés, mais loin d'être les plus typiques explique Henri Didelot .</p> <p>A l'étage au-dessus du bédélat se trouve un grenier à fourrage, ainsi que sur la fromagerie la chambre des vachers. Une particularité est à signalée. Dans l'ensemble presque tous les burons de la Commune Anglards-de-Salers sont parallèles aux vallées du Mars et de l'Auze, celui de Roche fait partie des six à être perpendiculaire aux vallées, mais le seul à avoir la porte d'entrée de la fromagerie orientée au Nord-Est. Les loges à porcs sont adossées au pont longitudinal côté Sud-Est.</p></div> Burons et granges d'altitude à vendre http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article173 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article173 2016-01-28T08:24:12Z text/html fr pascal voisin <p>Plutôt que de les laisser devenir une ruine, des propriétaires mettent en vente des burons et granges restaurés ou non. Notre site se fera écho des offres de vente par des particuliers, des notaires et agences immobilières.<br class='autobr' /> Burons et granges d'altitude marquent fortement les paysages du Cantal. Aujourd'hui, la plupart de ces bâtiments sur les "montagnes" n'ont plus d'usage. <br class='autobr' /> Voici des offres de vente .Une démarche d'information de l'association qui vise uniquement à permettre que le maximum de (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique8" rel="directory">Burons aujourd'hui</a> <div class='rss_chapo'><p>Plutôt que de les laisser devenir une ruine, des propriétaires mettent en vente des burons et granges restaurés ou non. Notre site se fera écho des offres de vente par des particuliers, des notaires et agences immobilières.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Burons et granges d'altitude marquent fortement les paysages du Cantal. Aujourd'hui, la plupart de ces bâtiments sur les "montagnes" n'ont plus d'usage. <br>Voici des offres de vente .Une démarche d'information de l'association qui vise uniquement à permettre que le maximum de bâtiments des estives soient conservés et restaurés car ils font partie du patrimoine emblématique du Cantal.<br></p> <p><strong>Actuellement (2016)</strong></p> <p>-<strong>Grange d'altitude</strong> (commune de Vèze)</p> <p><strong>-Buron-ferme</strong> (commune de Vèze)</p> <p><strong>-Buron restauré en habitation</strong> (commune de Cheylade)</p> <p><strong>-Grange d'altitude et buron attenant</strong> (commune Le Claux)</p> <p>Fiches à télécharger<br></p> <dl class='spip_document_115 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'> <dt><a href="http://burons-du-cantal.fr/IMG/pdf/liste_burons_a_vendre-2.pdf" title='PDF - 1.6 Mo' type="application/pdf"><img src='http://burons-du-cantal.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-39070.png' width='52' height='52' alt='PDF - 1.6 Mo' /></a></dt> </dl></div> Alain Delteil, aquarelliste (2015) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article194 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article194 2015-10-14T15:53:38Z text/html fr pascal voisin <p>Alain Delteil originaire du Cantal revient souvent au pays où il aime decouvrir de beaux sites, les peindre et les dessiner. Ses aquarelles sur les burons du Cantal révèlent son vif intérêt sur l'ancienne activité pastorale sur les estives.( DR, Droits réservés)<br class='autobr' /> Voir le diaporama de 40 aquarelles sur les burons</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique54" rel="directory">Quand les illustrateurs dessinent les burons</a> <div class='rss_chapo'><p>Alain Delteil originaire du Cantal revient souvent au pays où il aime decouvrir de beaux sites, les peindre et les dessiner. Ses aquarelles sur les burons du Cantal révèlent son vif intérêt sur l'ancienne activité pastorale sur les estives.( DR, Droits réservés)</p></div> <div class='rss_texte'><p>Voir le diaporama de 40 aquarelles sur les burons</p></div> Albert Robina, illustrateur de Pâtre du Cantal (1914) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article193 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article193 2015-10-12T15:20:23Z text/html fr pascal voisin <p>Albert Robina, illustrateur, écrivain a illustré l'édition originale de "Pâtre du Cantal" ouvrage édité en 1914 et devenu aujourd'hui une référence. Pour ses gravures, il s'est largement inspiré de cartes postales sur la vie pastorale de la vallée de Cheylade.</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique54" rel="directory">Quand les illustrateurs dessinent les burons</a> <div class='rss_chapo'><p>Albert Robina, illustrateur, écrivain a illustré l'édition originale de "Pâtre du Cantal" ouvrage édité en 1914 et devenu aujourd'hui une référence. Pour ses gravures, il s'est largement inspiré de cartes postales sur la vie pastorale de la vallée de Cheylade.</p></div> La montée des vaches dans la vallée de Cheylade http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article192 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article192 2015-09-13T09:14:47Z text/html fr pascal voisin <p>Reconnu comme un témoignage exemplaire de la vie dans nos montagnes au début du 20ème siècle, Pierre Besson alors jeune pâtre raconte la montée des vaches vers les estives dans la vallée de Cheylade au pied de la face nord du Puy Mary au mois de mai. Un extrait de son livre « Un pâtre du Cantal ».<br class='autobr' /> « …Peu à peu, la fin mai arrive. Dans les prés l'herbe est haute, et le bétail qu'on y lâche, ne pouvant la manger toute, la foule, la pétrit. Il faut se hâter de « monter » si l'on veut avoir du foin : Pra (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton192.jpg" width='150' height='118' /> <div class='rss_chapo'><p>Reconnu comme un témoignage exemplaire de la vie dans nos montagnes au début du 20ème siècle, Pierre Besson alors jeune pâtre raconte la montée des vaches vers les estives dans la vallée de Cheylade au pied de la face nord du Puy Mary au mois de mai. Un extrait de son livre « Un pâtre du Cantal ».</p></div> <div class='rss_texte'><p>« …Peu à peu, la fin mai arrive. Dans les prés l'herbe est haute, et le bétail qu'on y lâche, ne pouvant la manger toute, la foule, la pétrit. Il faut se hâter de « monter » si l'on veut avoir du foin : <em>Pra disapprima is mita fina</em>. Pré qui a perdu sa primeur est à demi fané.</p> <p>Ce départ des vaches pour les hauts pacages, c'est tout un événement. On est si accoutumé à leur présence, à leurs bramades, aux allées et venues du vacher, du pâtre, toute la ferme en est si vivante qu'on redoute un peu le vide qui va se produire. Et l'on se sent vaguement ému, comme à la veille d'une solennité. Néanmoins, on est distrait par les préparatifs. La sortie n'aura lieu que demain.</p> <p>Aujourd'hui, nous plaçons sur les chars les claies du parc qui doit s'en aller le premier, avant l'aube. Nous tirons des coffres où elles reposent depuis l'automne les « ischinlos » ou sonnettes. Il y en a de toutes formes et de toutes tailles. Les unes, semblables à des sonnettes d'église, ont le timbre d'argent ; les autres, à forme conique, rendent un son plus sourd ; d'autres, renflées au centre, rétrécies à l'embouchure, caverneuses, rauques et chevrotantes, ressemblent à de grands grelots. C'est le vacher qui les attribue, car seul il possède assez bien le caractère des bêtes, leurs passions, leurs vices.</p> <p>A la Fromente, la plus gourmande et la plus rusée, qui se dérobe au pas de course et descend à travers bois pour atteindre un champ d'avoine qu'elle est seule à connaître, il attache une grosse sonnaille qui trahira sa fuite. A la Rouge qui s'en va chaque soir, à la nuit tombante, flairer les flaques de sang, gratter la terre et « gaïler », avec un meuglement plaintif, dans la crevasse où l'on enfouit les bêtes mortes, il donne une grande sonnette qui s'entend de très loin. Les visites au cimetière du bétail, où la Rouge paraît s'abîmer dans la douleur, ont pour cette vache un attrait invincible, mystérieux ; elles pourraient lui être funestes.</p> <p>Au cou de la « Frisado », il suspend un grelot... Les autres n'en ont pas besoin. Ce sont des bêtes paisibles ; elles ne s'écartent jamais. On dépêche vers le bourg la servante qui s'en va quérir le cierge bénit pour les orages, tandis que Jeanpetit et moi, nous allons dans les villages voisins prévenir les pauvres.</p> <p><strong>Le départ tant attendu</strong></p> <p> Le lendemain, bien avant l'aube, tout le monde est debout. Le parc expédié, on charge le lit des « montagnards », qui se compose d'une mauvaise paillasse de feuilles, d'une botte de paille et d'une couverture d'étoffe grossière, avec deux tourtes de pain, les « ardions » ou petites arches servant de malles aux vachers, et enfin tout le matériel employé pour la fabrication du fromage. Bientôt le vacher et Jeanpetit apportent la « gerle », une cuve cylindrique en bois. Ils la déposent au milieu de la maison. Une douzaine de pauvres sont là, debout derrière la porte ou rencognés dans les angles, de peur d'embarrasser les vieilles femmes cassées par l'âge, le buste penché sur leurs bâtons, estropiats venus clopinclopant, soeurs mendiantes, et quelques enfants dont les parents sont allés eux-mêmes quémander ailleurs, dans une autre ferme. A tous On remplit les seaux jusqu'au bord, et ils s'en vont en disant : « Grand merci ! »</p> <p>Bientôt tout est en branle dans l'étable. Devant leurs crèches, les vaches, les vieilles surtout, qui depuis quelques jours sentaient le départ et « bramaient la montagne », tirent sur le licol, impatientes, « Ouollou ! Ouollou ! » s'écrie le vacher. « Ouollou ! » glapit Jeanpetit. C'est un bruit étourdissant de chaînes qui tombent, de clochettes qui tintent, de portes qui s'ouvrent et qui battent. « Ouollou ! Ouollou ! » répète le pâtre, prenant la tête et marchant devant le troupeau. « Ouollou ! Ouollou ! » Vaches, veaux, chars, tout part dans un tumulte réjouissant.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 8px; margin-right: 8px; float: right;' src="http://burons-du-cantal.fr/local/cache-vignettes/L300xH383/dessin-patrecf18-425ce.jpg" width='300' height='383' />Derrière, fermant la marche, vient le vacher, le vieux Caraud, les pieds nus dans ses grands sabots enduits de bouse et d'où s'échappent des brins de paille, des mèches de foin. Ses braies retroussées laissent voir les jarrets velus et massifs, les fortes chevilles. Sur ses habits « couleur de la bête », il a ceint un grand tablier de cuir fait de la peau entière d'un mouton. Dans sa main, il tient un gros bâton attaché par une courroie à son poignet robuste, un pied d'alisier dressé au four, autour duquel il a patiemment creusé des spirales. A chaque noeud, il a sculpté une figurine, sur le manche une tête de porc, et à l'extrémité un sabot de vache. Il s'en va, droit et ferme, râblé comme un taureau de Salers, épaules arrondies, aux muscles saillants, col trapu, dominant tout de sa haute taille. Un vrai loup de montagne avec sa casquette en peau de chien, ses oreilles poilues, ses longs cheveux grisonnants, son nez renflé coupé d'une balafre, sa large face basanée, plantée de crins sauvages. De ses yeux, restés clairs et limpides, il regarde là-haut vers les sucs : « Ouollou ! Ouollou ! » hurle-t-il en arrondissant sa large gueule. C'est la cinquantième, maquaréou ! » Et il se redresse fièrement.</p> <p>Oui, ça le connaît, la montagne. Il méprise les vulgaires travaux de la ferme, le labour, la fenaison, le battage en grange, la vie plate des bouviers. Lui, il est d'une condition plus noble, il est vacher. Dans son buron perché comme un nid d'aigle quelque part, là-haut, sur les cimes, dans son parc, dans sa cave, il est son maître, « Ouollou ! Ouollou ! »</p> <p>A l'orée du village, on fait une halte pendant que Jeanpetit court ce sonner » la Moûme, une vieille recluse à qui chaque maison, à tour de rôle, porte une écuellée de soupe et qui a « bonne main ». On lui passe le rameau de buis, l'eau bénite. Du seuil de sa hutte, elle étend sa main sur le bétail, murmure quelques vagues paroles, et l'on s'engage dans les sentiers qui montent. Toute la ferme accompagne les montagnards. Seul, je reste au village, pour garder mon troupeau. Je ne suis que le pâtre d'en bas, le « bouirou », mais cela vaut mieux pour moi, dit-on, ce sera moins pénible… »</p> <p>-----------------------------------</p> <p>Extrait du livre « Un pâtre du Cantal p 61-65, Edition Librairie Delagrave, 1946</p> <p> </p></div> Les burons perdus http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article191 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article191 2015-09-10T17:00:39Z text/html fr pascal voisin <p>La Revue de la Haute Auvergne présenta fin 1946 le livre de Gustave Burnol. Nous prenons des extraits de cette présentation qui ne manque pas de lyrisme.<br class='autobr' /> « Voici un livre tout empreint de la poésie de la haute montagne, tout imprégné d'une humanité spéciale… Il nous retrace en effet la vie des buronniers d'une des plus pittoresques régions du Cantal, celle du Puy-Violent, du Bois Noir et de la vallée de l'Aspre. Il nous décrit l'existence très particulière de ces hommes « simples et durs qui du (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique33" rel="directory">Livres</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton191.jpg" width='150' height='111' /> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">La Revue de la Haute Auvergne présenta fin 1946 le livre de Gustave Burnol. Nous prenons des extraits de cette présentation qui ne manque pas de lyrisme.</p> <p style="text-align: justify;">« Voici un livre tout empreint de la poésie de la haute montagne, tout imprégné d'une humanité spéciale… Il nous retrace en effet la vie des buronniers d'une des plus pittoresques régions du Cantal, celle du Puy-Violent, du Bois Noir et de la vallée de l'Aspre. Il nous décrit l'existence très particulière de ces hommes « simples et durs qui du printemps à l'automne vivent au plus large du ciel dans une quasi solitude, semblant rivaliser de solitude et de mutisme comme s'ils étaient liés par un pacte de silence.</p> <p style="text-align: justify;">Les plus jeunes même deviennent vite avares de mots, lents et taciturnes. On dirait que la parole expire et se dissout dans l'immensité vide de la montagne. Les cris, les jurons, les appels sonores, échos de la vie d'en bas, se retrouvent dans l'accomplissement des besognes quotidiennes, mais une fois les bêtes soignées et parquées, la traite finie, les voix, comme laminées par le vide de l'air et l'énormité de l'espace, se taisent ou prennent un accent plus sourd.</p> <p style="text-align: justify;">Du pâtre au vacher, semble se communiquer une sorte de passivité de roche et d'arbre qui les laisse assis côte à côte dans leur masut aussi inerte que des minéraux. Ce qu'ils sentent, ce qu'ils pensent, ils sont aussi incapables de l'exprimer que d'en ressentir le besoin. Le temps de l'estivage leur est une cure de paix qui laisse leur esprit et leur cœur en sommeil….</p> <p style="text-align: justify;">En une suite de petits tableaux, dressés d'une plume alerte et légère, l'auteur nous raconte la vie des hommes et des bêtes, ces bêtes dont ils ont la responsabilité vis-à-vis du maître, dont ils doivent tirer les fromages impeccables qui rouleront ensuite vers la ville et s'en iront même à l'étranger confirmer l'excellence de nos produits laitiers.</p> <p style="text-align: justify;">Gustave Burnol nous fait assister à cette vie journalière toujours la même mais où parfois les colères célestes, les tempêtes, les accidents de la montagne mettent une note et causent des épisodes tragiques et la perte d'animaux de grande valeur, et parfois aussi des défaillances morales, résultat de la trop grande solitude.</p> <p style="text-align: justify;">Toute cette existence des burons si spéciale, si simple, nous est retracée dans une langue sans prétention, ne dissimulant pas parfois la rudesse d'expression des buronniers qui est celle de tous les paysans de chez nous astreints à une dure tâche. Nous ne saurions trop recommander la lecture de ce petit livre… »</p> <p style="text-align: justify;"><em><strong>Extrait de la Revue de la Haute-Auvergne 1945-1946 Tome XXXI, p292</strong></em></p> <p><em><strong></strong></em></p> <p><em><strong></strong></em></p> <p><em><strong></p> <p></strong></em></p> <p><em><strong></strong></em></p> <p><em><strong></strong></em></p> <p style="text-align: justify;"><em><strong>Réédition en 2007, aux Editions Créer</strong></em></p></div> Le chemin des estives d'Anglards-de-Salers http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article189 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article189 2015-09-06T16:46:41Z text/html fr pascal voisin <p>Un parcours de six kilomètres ponctué de bornes explicatives sur les burons et une table d'orientation sur le paysage. Une rando-bonheur à 1100m d'altitude.<br class='autobr' /> Sur cet espace grandiose des estives de la commune d'Anglards-de-Salers, moins connu que les circuits autour du site du Puy Mary, le « Chemin des estives » mis en place il y a quelques années par l'Association Découvertes, chemins et patrimoine » avec l'aide des collectivités locales, est une piste de 6 kilomètres dotée de bornes explicatives et (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory">A la une</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton189.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Un parcours de six kilomètres ponctué de bornes explicatives sur les burons et une table d'orientation sur le paysage. Une rando-bonheur à 1100m d'altitude.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Sur cet espace grandiose des estives de la commune d'Anglards-de-Salers, moins connu que les circuits autour du site du Puy Mary, le « Chemin des estives » mis en place il y a quelques années par l'Association Découvertes, chemins et patrimoine » avec l'aide des collectivités locales, est une piste de 6 kilomètres dotée de bornes explicatives et d'une table d'orientation aménagée sur la montagne de Bournazel.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' float: right; border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 4px; margin-right: 4px;' src="http://burons-du-cantal.fr/local/cache-vignettes/L300xH400/estive-4jpg-e0a4-cdd0d.jpg" width='300' height='400' /><br></p> <p style="text-align: justify;">Tout au long du parcours 20 bornes supportent une plaque émaillée donnant aux promeneurs les principales informations sur les burons visibles depuis le chemin.</p> <p style="text-align: justify;">Et des burons il y en a sur cette terre d'élevage, à droite et à gauche ils ponctuent un paysage grandiose ou l'agropastoralisme et la production fromagère furent très intenses. Aujourd'hui, ces grands espaces proches des sommets du Cantal ont gardé tout leur intérêt pour l'estive des bêtes à viande, la Salers principalement.</p> <p style="text-align: justify;">L'intérêt de ce chemin réside dans un balisage inédit formé par les bornes qui donnent aux promeneurs les principales informations, dates, altitude, activité fromagère des burons…des renseignements tirés du travail d'inventaire d'Henri Didelot (membre d'Acvs) qui connaît toutes ces montagnes pour y avoir exercé un temps l'activité de buronnier.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:16px;"><strong style="color: rgb(255, 0, 0);">Paysages grandioses et informations patrimoniales</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:16px;"><strong style="color: rgb(255, 0, 0);"></strong></span><br></p> <p style="text-align: justify;">Parfaitement entretenu et carrossable éventuellement pour les personnes ne pouvant pas beaucoup marcher, le « Chemin des estives » offre par ailleurs sous un angle peu commun une vue remarquable sur les Monts du Cantal, les Monts du Sancy et même les hautes terres du Limousin. Bel observatoire donc qu'une table d'orientation aménagée sur la montagne de Bournazel permet de découvrir sur un espace bien sécurisé hors de portée des troupeaux à l'estive de mai à octobre.</p> <p style="text-align: justify;">Au bout de la promenade (le chemin ne fait pas une boucle), le buron de la montagne de la Béliche daté de 1746, en ruine, mais qui devrait faire l'objet de travaux par la Coptasa propriétaire des montagnes, offre une particularité insoupçonnée. Un trésor architectural se cache sous la bâtisse bien mal en point. La cave du buron de la Béliche possède en effet une voute taillée dans des pierres de tuf rouge vif construite à partir d'un mètre du sol. Le conduit d'aération en général de petite taille est ici un linteau cintré d'un mètre lui aussi en tuf rouge.</p> <p style="text-align: justify;">Cette belle cave donne de nombreuses raisons pour sauver cet exemple de construction des burons des montagnes du Cantal.</p> <p style="text-align: justify;">Pour partir à la découverte de l'immensité des estives proches du Puy Mary, sur la grande place d'Anglard-de-Salers, prendre la direction du hameau de Fignac où un parking est aménagé. Un peu plus loin un grand panneau indique l'entrée du parcours (comptez trois heures aller-retour).</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' float: left; border-width: 1px; border-style: solid; margin-top: 2px; margin-bottom: 2px;' src="http://burons-du-cantal.fr/local/cache-vignettes/L305xH229/estives3jpg-251b-3a870.jpg" width='305' height='229' /><img alt="" style=' float: right; margin-top: 1px; margin-bottom: 1px;' src="http://burons-du-cantal.fr/local/cache-vignettes/L305xH229/extive2jpg-1109b-0693a.jpg" width='305' height='229' /><br></p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/distant/jpg/estive-680jpe4ed.jpg" width='500' height='246' /><br></p></div> La fabrication du Cantal au XVIIIème siècle http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article188 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article188 2014-10-13T16:34:35Z text/html fr pascal voisin <p>L'encyclopédie méthodique est une œuvre monumentale divisée en matières. Elle fut lancée en souscription en 1782. Le volume « Commerce » comporte une petite fiche sur le fromage de Haute-Auvergne. La reproduisons ici intégralement.<br class='autobr' /> La Haute-Auvergne fournit une très grande quantité de fromages, tout de lait de vache. II y en a de gros et de petits. Le gros, que l'on appelle ordinairement « Quant al » à cause d'une montagne de ce nom , située entre Saint-Flour et Aurillac, ou il s'en fabrique le plus, est (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton188.jpg" width='150' height='110' /> <div class='rss_chapo'><p>L'encyclopédie méthodique est une œuvre monumentale divisée en matières. Elle fut lancée en souscription en 1782. Le volume « Commerce » comporte une petite fiche sur le fromage de Haute-Auvergne. La reproduisons ici intégralement.</p></div> <div class='rss_texte'><p>La Haute-Auvergne fournit une très grande quantité de fromages, tout de lait de vache. II y en a de gros et de petits. Le gros, que l'on appelle ordinairement « Quant al » à cause d'une montagne de ce nom , située entre Saint-Flour et Aurillac, ou il s'en fabrique le plus, est du poids de trente à quarante livres. On le nomme aussi tête de Moine à cause de sa forme qui est haute et ronde.</p> <p>Le petit fromage d'Auvergne, dont la figure est presque carrée, pèse depuis dix jusqu'à vingt livres. II s'en tire peu de ce dernier ; la consommation, s'en faisant presque toute dans le pays et aux environs.<br>Quoiqu'il se fasse en France un négoce assez considérable de fromage de Cantal, il faut convenir que c'est un des moins estimés de toutes les sortes de fromages dont il a été parlé si ce n'était le menu-peuple et les communautés religieuses qui en consomment, beaucoup, à cause de son prix qui est des plus médiocres, il ne s'en verra que très peu à Paris et dans les autres villes considérables du royaume.<br>Les fromages d'Auvergne qui se font du côté d'Aurillac, Mauriac & Salers, vont en Languedoc et en Guienne. Ceux qui se font du côté de Beze, la Tour et Ardes, vont à Nantes et dans les villes de la Loire. C'est aussi delà qu'on tire presque tout celui qui arrive à Paris. <br>Les meilleures montagnes de cette province, pour la nourriture des vaches à lait, sont celles de Salers. Ces bêtes y en donnent en si grande quantité, qu'ordinairement on rend au propriétaire de chaque vache par année deux quintaux de fromage, qui ordinairement se vend depuis onze jusqu'à treize livres le quintal.<br>-------------------<br>Note de Wikipédia sur l'Encyclopédie méthodique<br><span style="font-size:10px;">L'Encyclopédie méthodique, dite « Encyclopédie Panckoucke », est une œuvre monumentale qui s'était fondée sur l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d'Alembert avec l'objectif de l'améliorer et de la compléter. À la différence de cette dernière, elle est divisée en matières qui comportent entre un et une dizaine de volumes. On visait ainsi à remédier au fractionnement jugé excessif de l'ouvrage de Diderot, qui obligeait « à lire cent articles pour avoir une idée suffisante d'un sujet. On voulut essayer si, en procédant différemment, l'analyse et la synthèse n'aboutiraient pas à une meilleure conciliation1 ».<br>Elle fut lancée en souscription en 1782 par le libraire-philosophe Charles-Joseph Panckoucke, établi à Paris, où il avait réussi à créer le premier empire journalistique de l'époque. Le libraire-éditeur Clément Plomteux, établi à Liège, le seconda entre 1782 et 1789.</span></p> <p><span style="font-size:10px;">La publication s'échelonna sur un demi-siècle, et prit fin en 1832. Après la mort de Charles-Joseph Panckoucke survenue en 1798, la publication fut assurée par son gendre et associé Henri Agasse (1752-1813) puis par sa fille Antoinette-Pauline Agasse2, veuve de ce dernier. </span><span style="font-size: 10px;">Cette entreprise, à laquelle participèrent plus d'un millier d'auteurs, aboutit à un ensemble de 210 volumes (157 de texte sur deux colonnes et 53 de planches), soit quinze mètres linéaires.</span></p> <p><span style="font-size:10px;">Les contributeurs étaient des spécialistes qui avaient une certaine liberté d'écriture, dépassant de la sorte les compilations généralistes de l'encyclopédie précédente. Les trois libraires-éditeurs ont d'ailleurs eu un peu de mal à prévoir et canaliser la production de leurs contributeurs. Ainsi par exemple des matières proches comme l'agriculture et l'art aratoire (i.e. labourage) auraient pu être regroupées en une seule matière, ce qui aurait donné une meilleure cohésion d'ensemble. Il en est de même pour les jeux mathématiques et les amusements des sciences mathématiques.</span></p></div> Les statuts actualisés en 2013 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article186 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article186 2014-09-14T08:54:44Z text/html fr pascal voisin <p>Les statuts de l'association ont fait l'objet d'une actualisation en 2013. Cette mise à jour avait comme principal objectif une simplification. Les modifications portaient sur l'objet social, les différentes catégories de membres et la composition du Conseil d'Administration. Ils ont été adoptés lors de l'Assemblée Générale du 30 juillet 2013 à Saint-Urcize.<br class='autobr' /> ARTICLE PREMIER - NOM<br class='autobr' /> Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">L'association</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton186.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Les statuts de l'association ont fait l'objet d'une actualisation en 2013. Cette mise à jour avait comme principal objectif une simplification. Les modifications portaient sur l'objet social, les différentes catégories de membres et la composition du Conseil d'Administration. Ils ont été adoptés lors de l'Assemblée Générale du 30 juillet 2013 à Saint-Urcize.</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong><span style="color:#8b4513;">ARTICLE PREMIER - NOM</span></strong></p> <p>Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1<sup>er</sup> juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, ayant pour titre :</p> <p><strong>ASSOCIATION POUR LA SAUVEGARDE DES BURONS DU CANTAL</strong> - <strong>ASBC15</strong></p> <p><strong>ARTICLE 2 - OBJET</strong></p> <p>Cette association a pour objet <strong>de promouvoir et préserver le patrimoine bâti traditionnel du système agro-pastoral du Cantal, dont le plus emblématique est le buron</strong>.</p> <p> Les actions menées sont :<br></p> <p>- la sensibilisation des acteurs locaux et des populations sur la nécessité de préserver ce patrimoine en voie de disparition, par tous les moyens de communication,</p> <p>- la connaissance de ce patrimoine pour répondre à un devoir de mémoire (bibliographie, recherche, recensement, suivi d'évolution…),</p> <p>- l'élaboration de programmes de restauration en partenariat avec les financeurs potentiels,</p> <p>- le conseil aux porteurs de projets,</p> <p>- le soutien technique aux manifestations locales d'animation,</p> <p>- l'acquisition, la restauration, l'entretien et la gestion de burons confiés à l'association.</p> <p><strong>ARTICLE 3 - SIEGE SOCIAL </strong></p> <p>Le siège social est fixé à la CHAMBRE D'AGRICULTURE DU CANTAL 26 rue du 139ème R.I. 15002 AURILLAC</p> <p>Il pourra être transféré par simple décision du conseil d'administration.</p> <p><strong>Article 4 - DUREE </strong></p> <p>La durée de l'association est illimitée.</p> <p><strong>ARTICLE 5 - COMPOSITION </strong></p> <p>L'association se compose de :</p> <p>a) Membres d'honneur<br>b) Membres bienfaiteurs<br>c) Membres actifs ou adhérents</p> <p><strong>ARTICLE 6 - ADMISSION </strong></p> <p>Pour faire partie de l'association, il faut être agréé par le conseil d'administration, qui statue, lors de chacune de ses réunions, sur les demandes d'admission présentées.</p> <p><strong>ARTICLE 7 - MEMBRES – COTISATIONS</strong></p> <p>Sont membres actifs ceux qui ont pris l'engagement de verser annuellement, à titre de cotisation,<br>une somme dont le montant est fixée par l'assemblée générale.</p> <p>Sont membres d'honneur ceux qui ont rendu des services signalés à l'association ; ils sont dispensés de cotisations.</p> <p>Sont membres bienfaiteurs les personnes qui, à la suite d'un don ou d'un legs, ont favorisé le développement de l'association.</p> <p><strong>ARTICLE 8. - RADIATIONS </strong></p> <p>La qualité de membre se perd par :</p> <p>a) La démission,<br>b) Le décès,<br>c) La radiation prononcée par le conseil d'administration pour non-paiement de la cotisation ou pour motif grave, l'intéressé ayant été invité, par lettre recommandée, à fournir des explications devant le bureau ou par écrit.</p> <p><strong>ARTICLE 9. - AFFILIATION</strong></p> <p>Elle peut adhérer à d'autres associations, unions ou regroupements par décision du conseil d'administration.</p> <p><strong>ARTICLE 10. - RESSOURCES</strong></p> <p>Les ressources de l'association comprennent :</p> <p>1° Le montant des cotisations,</p> <p>2° le revenu de ses biens,<br>3° Les subventions de l'Europe, de l'Etat, de la Région, des départements des communes et des établissements publics,<br>4° Toutes les ressources autorisées par les lois et règlements en vigueur.</p> <p><strong>ARTICLE 11 - ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE </strong></p> <p>L'assemblée générale ordinaire comprend tous les membres de l'association à quelque titre qu'ils soient. Elle se réunit une fois par an et chaque fois qu'elle est convoquée par le conseil d'administration ou sur la demande d'un quart de ses membres.</p> <p>Quinze jours au moins avant la date fixée, les membres de l'association sont convoqués par les soins du président. L'ordre du jour figure sur les convocations.</p> <p>Le président, assisté des membres du conseil, préside l'assemblée et expose la situation morale ou l'activité de l'association.</p> <p>Le trésorier rend compte de sa gestion et soumet les comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe) à l'approbation de l'assemblée.</p> <p>L'assemblée générale fixe le montant des cotisations annuelles à verser par les membres.</p> <p>Il est procédé au renouvellement des membres sortants du conseil.</p> <p>Les décisions sont prises à la majorité des voix des membres présents ou représentés. Elles s'imposent à tous les membres, y compris absents ou représentés.</p> <p><strong>ARTICLE 12 - ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE </strong></p> <p>Si besoin est, ou à la demande d'un quart des membres, le président peut convoquer une assemblée générale extraordinaire, suivant les modalités prévues aux présents statuts et uniquement pour la modification des statuts ou la dissolution ou pour des actes portant sur des immeubles.</p> <p>Les modalités de convocation sont les mêmes que pour l'assemblée générale ordinaire.</p> <p>Les délibérations sont prises à la majorité des voix des membres présents et représentés.</p> <p><strong>ARTICLE 13 - CONSEIL D'ADMINISTRATION </strong></p> <p>L'association est dirigée par un conseil de 12 à 15 membres, élus pour 3 ans par l'assemblée générale. Les membres sont rééligibles.</p> <p>Le conseil étant renouvelé chaque année par tiers, la première année, les membres sortants sont désignés par tirage au sort.</p> <p>En cas de vacances, le conseil pourvoit provisoirement au remplacement de ses membres. Il est procédé à leur remplacement définitif par la plus prochaine assemblée générale. Les pouvoirs des membres ainsi élus prennent fin à l'expiration du mandat des membres remplacés.</p> <p>Le conseil d'administration se réunit au moins une fois tous les six mois, sur convocation du président, ou à la demande du quart de ses membres.</p> <p>La présence du tiers au moins des membres du Conseil d'administration est nécessaire pour la validité des délibérations.</p> <p>Les décisions sont prises à la majorité des voix ; en cas de partage, la voix du président est prépondérante.</p> <p>Tout membre du conseil qui, sans excuse, n'aura pas assisté à trois réunions consécutives sera considéré comme démissionnaire.</p> <p>Le conseil d'administration pourra associer à ses travaux des organismes institutionnels et des personnes physiques compte tenu de leurs compétences ou de l'intérêt qu'ils portent à l'objet de l'association.</p> <p><strong>ARTICLE 14 – LE BUREAU </strong></p> <p>Le conseil d'administration élit, parmi ses membres, un bureau composé de :</p> <p>1) Un(e) président(e),<br>2) Un(e) ou plusieurs vice-présidents(es),<br>3) Un(e) secrétaire, un(e) secrétaire adjoint(e),<br>4) Un(e) trésorier(e), un(e) trésorier(e) adjoint(e).</p> <p>Les fonctions de président et de trésorier ne sont pas cumulables<em>.</em></p> <p><strong>ARTICLE 15 – INDEMNITES</strong></p> <p>Toutes les fonctions, y compris celles des membres du conseil d'administration et du bureau, sont gratuites et bénévoles. Seuls les frais occasionnés par l'accomplissement de leur mandat sont remboursés sur justificatifs. Le rapport financier présenté à l'assemblée générale ordinaire présente, les remboursements de frais de mission, de déplacement ou de représentation.</p> <p><strong>ARTICLE 16 – REGLEMENT INTERIEUR</strong></p> <p>Un règlement intérieur peut être établi par le conseil d'administration, qui le fait alors approuver par l'assemblée générale.</p> <p>Ce règlement éventuel est destiné à fixer les divers points non prévus par les présents statuts, notamment ceux qui ont trait à l'administration interne de l'association.</p> <p><strong>ARTICLE - 17 - DISSOLUTION </strong></p> <p>En cas de dissolution prononcée selon les modalités prévues à l'article 12, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés, et l'actif, s'il y a lieu, est dévolu conformément aux décisions de l'assemblée générale extraordinaire qui statue sur la dissolution.</p> <p style="margin-left:247.8pt;">Fait à AURILLAC, le 30 juillet 2013</p> <p align="right"> </p> <p align="right"> </p> <p> </p> <p><em>.</em></p> <p> </p> <p> </p></div> L'Ermitage de Grandval au buron http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article185 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article185 2014-09-12T09:06:10Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique7" rel="directory">Nos liens</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton185.jpg" width='150' height='104' /> <div class="hyperlien">Voir en ligne : <a href="http://www.ermitage-grandval.fr" class="spip_out">http://www.ermitage-grandval.fr</a></div> Le Grand Site du Puy Mary http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article184 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article184 2014-09-12T08:56:22Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique7" rel="directory">Nos liens</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton184.jpg" width='150' height='113' /> <div class="hyperlien">Voir en ligne : <a href="http://www.puymary.fr" class="spip_out">http://www.puymary.fr</a></div> L'association patrimoniale "Les amis du vieil Allanche http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article183 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article183 2014-09-12T08:41:36Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique7" rel="directory">Nos liens</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton183.jpg" width='150' height='97' /> <div class="hyperlien">Voir en ligne : <a href="http://www.lesamisduvieilallanche.fr" class="spip_out">http://www.lesamisduvieilallanche.fr</a></div> Observations sur les burons par Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article182 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article182 2014-09-04T16:44:30Z text/html fr pascal voisin <p>Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy (1737-1800) exerça les fonctions de bibliothécaire à la Bibliothèque nationale. Il fit un séjour en Auvergne en 1787 et 1788 chez son frère le Prieur de Saint-André, près de Clermont-Ferrand. Il écrivit une série de lettres à un ami rédacteur du Journal Général de France ou il donne de précieuses informations sur la vie en Auvergne au 18ème siècle, juste avant la Révolution. Dans l'une de ses lettres, il livre ses observations sur l'estive et les burons dans le Cantal. (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton182.jpg" width='150' height='129' /> <div class='rss_chapo'><p>Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy (1737-1800) exerça les fonctions de bibliothécaire à la Bibliothèque nationale. Il fit un séjour en Auvergne en 1787 et 1788 chez son frère le Prieur de Saint-André, près de Clermont-Ferrand. Il écrivit une série de lettres à un ami rédacteur du Journal Général de France ou il donne de précieuses informations sur la vie en Auvergne au 18ème siècle, juste avant la Révolution. Dans l'une de ses lettres, il livre ses observations sur l'estive et les burons dans le Cantal. Extraits.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy (1737-1800) exerça les fonctions de bibliothécaire à la Bibliothèque nationale. Il fit un séjour en Auvergne en 1787 et 1788 chez son frère le Prieur de Saint-André, près de Clermont-Ferrand. Il écrivit une série de lettres à un ami rédacteur du Journal Général de France ou il donne de précieuses informations sur la vie en Auvergne au 18ème siècle, juste avant la Révolution. Dans l'une de ses lettres, il livre ses observations sur l'estive et les burons dans le Cantal. Extrait</p> <p>« …On appelle buron, en Auvergne, ce qu'en Suisse on nomme chalet ; c'est-a-dire une cabane où celui qui a .pris, a loyer, des pacages et une certaine quantité de vaches, convertit journellement en fromages le lait que ses vaches lui fournissent…</p> <p>Creuse en terre une cabane divisée en trois parties fais-lui des murs en mottes de gazon ; couvre-la de même ; à l'entrée de cette hutte obscure et mal-saine plante deux poteaux pour y suspendre une porte et voila un buron parlait ; voilà le séjour que doit habiter, pendant six mois entiers le fromager sans autre compagnie que ses valets, ses chiens et ses vaches.</p> <p>La première pièce de ce bel appartement lui -sert à faire du feu, quand il en a besoin pour son métier. Dans la seconde il met ses sceaux ses instruments et le sel qui lui est nécessaire. Enfin, la troisième est le magasin de ses fromages, le lieu où il travaille son lait, et la chambre où il couche avec son monde car quoique ces-sortes de gens aient plusieurs chiens, et des chiens très méchants, ils craignent tant d'être volés, pendant la nuit, qu'ils n'osent dormir qu'au milieu de leurs marchandises. Les lits sont des caisses garnies de paille et placées, deux par deux l'une sur l'autre contre le mur.<br>Un cachot où l'on n'aurait pour enceinte et pour toit, que cette terre humide où l'on ne respirerait que cette odeur fétide de fromage et de lait caillé nous paraîtrait une torture inhumaine ; nous plaindrions le scélérat qu'on aurait eu la cruauté d'y condamner. Eh bien dans ces repaires pestilentiels, il y a des hommes libres qui les construisent pour eux et volontairement ils viennent les habiter…</p> <p>Le terrain des montagnes est généralement si mauvais que pour en faire un bon pacage il est nécessaire de le fumer. Sans cette précaution il ne donnerait que des herbes grossières, et surtout ce mauvais gramen à soies de cochon nommé poil-de-bouc.<br>Chaque buronnier a soin de fumer tour-à-tour les diverses portions de la montagne, qu'il a prise à loyer et rien n'est plus facile. S'il n'a qu'un petit troupeau il ne s'agit que de le faire parquer successivement, chaque soir, sur toutes les parties du pacage. Si son troupeau est trop considérable pour pourvoir être, la nuit, enfermé dans des claies il établit son buron au centre de l'endroit qu'il veut engraisser puis, dans le jour, ayant soin que ses bêtes ne s'en écartent pas trop ; le soir les rassemblent et les faisant coucher progressivement de place en place, il finit bientôt, sans frais et sans peine, par couvrir du fumier de ses bestiaux le lieu qu'ils ont pâturé. Veut-il porter leur engrais ailleurs, il y construit un buron. Peu de jours lui suffisent pour former son établissement, et les animaux accoutumés à vivre près de lui, viennent se cantonner autour de sa nouvelle cabane.</p> <p>C'est pour rendre faciles ces sortes de transmigrations que les burons sont construits si légèrement et à si peu de frais. Cependant il en est que des inconvénients ou des avantages locaux font bâtir en pierre et a demeure ; et tels sont spécialement la plupart de ceux des environs de Salers. Là les pacages étant de petites propriétés, possédées par des habitants de !a ville ou par des particuliers d'alentour, chacun emploie ses valets et ses propres bestiaux à faire valoir la sienne et comme elle est nécessairement une étendue médiocre, le buron y est fixe.</p> <p>A ce bâtiment est attaché ordinairement un petit potager ou !e pâtre cultive certains herbages ou légumes a son usage ; une écurie pour quelques chevaux, un parc a demeure, construit avec de forts clayons ; enfin, un tect pour des porcs, qu'on engraisse, avec le restant des laits qui sont employés aux fromages. Tout cela forme une sorte de ferme à bestiaux, ou plutôt une vacherie ; et c'est sous ce dernier nom que désormais je distinguerai ces burons-ci des autres.</p> <p>Indépendamment du parc inamovible, les vacheries en ont un autre, mobile, qui, comme toutes les enceintes de ce genre, se transporte à volonté d'une place à l'autre, et dans lequel le troupeau est renfermé tous les soirs. <br>S'il survient un de ces terribles ouragans, si fréquents sur les montagnes, on fait passer les bestiaux dans le parc stable et ils s'y trouvent un peu abrités par le bâtiment. Ceux des propriétaires qui ne sont point assez riches pour avoir la vacherie complète, et qui au lieu de deux parcs, n'en ont qu'un volant, emploient alors, pour garantir leurs bêtes, un autre moyen ; ce sont de hautes et fortes claies, qui se dressent et s'appuient contre Je flan extérieur de l'enceinte, afin de rompre la violence du vent et le fouet de la grêle ou de la pluie.</p> <p>Quant aux burons mobiles lorsqu'on !es abandonne, on ne fait qu'enlever leur porte et arracher les bois qui soutenaient leur toit de gazon, mais on ne comble pas pas la fosse dans laquelle ils étaient creusés. <br>Bientôt la pluie et le vent faisant ébouler la terre dont les murs étaient construits. Il se forme alors autour de la fosse un large bourrelet. Plusieurs montagnes sont couvertes deces buttes à entonnoir… »<br>--------------------<br>Extrait de recueil de Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy, Voyage fait en 1787 et 1788, dans la ci-devant Haute et Basse Auvergne Tome II, lettre LIII, p393-397. Paris imprimerie des Sciences et Arts, an III (1XXX)</p></div> Le sentier du petit pâtre http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article181 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article181 2014-09-01T16:55:44Z text/html fr pascal voisin <p>Un sentier de découverte du cirque glaciaire de Recusset proche du Puy-Mary « Le sentier du petit pâtre » connaît depuis sa création un beau succès auprès des familles.<br class='autobr' /> Le cirque glaciaire de Recusset zone de 924 hectares classée espace naturel sensible (ENS) situé dans le Grand Site du Puy Mary sur la commune de Saint-Paul-de-Salers est au cœur d'une vaste zone d'estive. "Le sentier du petit pâtre" est un itinéraire d'interprétation qui forme une boucle de 4,5 kms (1h30). Il raconte à partir de la (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory">A la une</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton181.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Un sentier de découverte du cirque glaciaire de Recusset proche du Puy-Mary « Le sentier du petit pâtre » connaît depuis sa création un beau succès auprès des familles.</p></div> <div class='rss_texte'><p><span style="text-align: justify;">Le cirque glaciaire de Recusset zone de 924 hectares classée espace naturel sensible (ENS) situé dans le Grand Site du Puy Mary sur la commune de Saint-Paul-de-Salers est au cœur d'une vaste zone d'estive. "Le sentier du petit pâtre" est un itinéraire d'interprétation qui forme une boucle de 4,5 kms (1h30). Il raconte à partir de la mémoire locale l'histoire de l'estive et du pastoralisme dans la vallée de Maronne et les vallées environnantes.</span></p> <p><span style="text-align: justify;"></span><br></p> <p style="text-align: justify;">Ce sentier thématique est astucieusement illustré par cinq silhouettes noires disposées sur le parcours, une sorte de pause instructive. Sur ces silhouettes figurent des informations sur chaque phase de l'évolution du gardiennage des troupeaux et de la vie des buronniers : le pâtre en 1900, la Coptasa en 1960, les bergers au XXIème siècle…</p> <p style="text-align: justify;">Sur le parcours, le buron de Roc Labro avec sa vue imprenable sur le paysage, entièrement restauré par la Coopérative de Transhumance (Coptasa), abrite un aménagement sonore sur la vie des buronniers, l'élevage de la vache Salers et la fabrication du fromage durant l'estive. Cette découverte animée est proposée en toute autonomie. A l'extérieur du buron, une table de lecture du passage en grès émaillé complète de dispositif scénarisé du sentier.</p> <p style="text-align: justify;">Un livret pédagogique réalisé par le Syndicat Mixte du Puy Mary est disponible pour accompagner la découverte de l'itinéraire. Il permet d'approfondir la thématique pastoralisme et la riche biodiversité présente tout au long du parcours. Brochure disponible dans les Maisons du Grand Site du Puy Mary et les Offices du Tourisme du secteur.</p> <p style="text-align: justify;">Un bel hommage à ces hommes, parfois très jeunes, qui ont fait "La Montagne du Cantal"</p> <p style="text-align: justify;"><em><span style="color:#ff0000;">Accès depuis le Col de Néronne, circuit balisé, dénivelé :200m.</span></em></p></div> Les montagnes d'estive en perpétuelle évolution http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article180 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article180 2014-08-17T13:36:36Z text/html fr pascal voisin <p>Au fil du temps, les modes de propriétés et d'exploitation de la montagne cantalienne ont évolué considérablement. Les archives montrent que l'emprise de l'homme sur la montagne est très ancienne. Un dossier publié par le quotidien La Montagne en 1984, a tenté de montrer par quels cheminements cette évolution s'est faite depuis la période médiévale. Extraits.<br class='autobr' /> Si l'époque gallo-romaine a négligé les terres montagnardes, l'époque mérovingienne, mais surtout durant la période carolingienne, le peuplement a (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory">Sur les montagnes Cantaliennes</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton180.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Au fil du temps, les modes de propriétés et d'exploitation de la montagne cantalienne ont évolué considérablement. Les archives montrent que l'emprise de l'homme sur la montagne est très ancienne. Un dossier publié par le quotidien La Montagne en 1984, a tenté de montrer par quels cheminements cette évolution s'est faite depuis la période médiévale. Extraits.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Si l'époque gallo-romaine a négligé les terres montagnardes, l'époque mérovingienne, mais surtout durant la période carolingienne, le peuplement a progressivement pénétré les hauts massifs volcaniques du Cantal.<br></p> <p>A compter du 13<sup>ème</sup> siècle, le mot « montagne » commence à apparaitre avec un sens voisin de celui que nous lui donnons depuis l'époque moderne. Possédées par les seigneurs, ces montagnes distinctes des autres pâturages étaient concédées aux habitants de la seigneurie, sans possibilité d'appropriation individuelle. Elles pouvaient être louées à des étrangers à la seigneurie.</p> <p>Dans cette économie montagnarde, le voisinage de la forêt était bénéfique en tant que refuge pour les bestiaux. La plupart des troupeaux venaient des vallées proches, mais on relevait des mouvements plus lointains depuis le Rouergue et le Quercy vers la Haute-Auvergne.</p> <p>A partir du 14<sup>ème</sup> siècle, les montagnes vont être concédées à titre individuelle à un ou plusieurs locataires comme le feront par exemple les moines d'Aubazines pour le plateau du Limon, lorsqu'ils abandonneront la grange des Graules.</p> <p>Jusque là, affaires des seigneurs et des paysans, les montagnes commencèrent dès le 15<sup>ème</sup> siècle à devenir propriété des marchands et des bourgeois qui, par des achats répétés, ont créé des domaines importants. Toutefois, la propriété nobiliaire restera primordiale. Un état de 1750 répartit les possessions des montagnes individuelles comme suit : 45% aux nobles, 29% aux bourgeois, 24% aux paysans et 2% au clergé.</p> <p>A côté des exploitations individuelles, la tenue des estives communes continuaient à exister en grand nombre. Par exemple, les habitants des Chazes à Saint-Jacques-des-Blats étaient les occupants collectifs de la montagne du Griou. Le maintien de cette pratique s'expliquait par les inégalités de qualité entre les différentes parties de pâtures, la nécessité de disposer de points d'eau, l'économie en personnel, etc. Les ayants droit se répartissaient le terrain selon des règles strictes et ceux qui n'avaient point suffisamment de bêtes en prenait en location comme cela se fait encore.</p> <p><strong><span style="font-size:14px;">Intérêt grandissant pour les pâturages d'altitude</span></strong><br></p> <p>Quel que soit la forme d'exploitation, les herbes d'altitude apparaissent déjà à cette époque de plus en plus comme l'indispensable complément des fermes des basses terres. On calculait la superficie des montagnes en « têtes d'herbages », chacune représentant un peu plus d'un hectare. Au début du 18<sup>ème</sup> siècle, on évaluait la superficie totale des estives à 20 000 « têtes d'herbages ». Il convenait d'y ajouter le volume bien plus considérable des montagnes collectives.<br></p> <p>Le 19<sup>ème</sup> siècle sera celui des approbations individuelles avec le partage des communaux, la vente des biens nationaux, les usurpations de propriété par transformation des droits d'usage. L'exode rural entraînant une diminution de la pression humaine facilita ces transformations.</p> <p>Alors qu'au 18<sup>ème</sup> siècle, la plupart des montagnes étaient de l'ordre de vingt à trente « têtes d'herbages » à côté de quelques estives plus importantes, au XXème siècle leur surface ira croissant.</p> <p>L'enquête de référence effectuée en 1964-1965, indiquait que 82 communes du Cantal possèdaient des montagnes sur leur territoire représentant 40 000 hectares soit le cinquième du territoire de ces communes. Leur surface variait entre quatre hectares et 237 hectares avec seulement 28 unités avec moins de 10 hectares et 38 au-dessus de 100 hectares. Elles se situaient pour la plupart entre 1000 et 1500 mètres d'altitude.</p> <p>Une étude des années 80 des services de statistique agricole a étendu la notion d'estive à 77 000 hectares y ajoutant 10 000 hectares qualifiés de « mal utilisés ou de sous-utilisé ». Cette superficie était divisée en 2000 unités, soit 40 hectares en moyenne. Pour 65% il s'agissait de montagne en propriété individuelle, 3% en propriété syndicale, 30% en biens sectionnaires et communaux, la survivance des anciennes montagnes collectives et enfin, 4% en divers, notamment en propriété coopérative.</p> <p>Pour le mode d'exploitation des superficies, on trouvait précise l'enquête 23% en faire-valoir direct, 43% en location, 8% en droit d'usage (les biens sectionnaires), 2% en disposition gratuite et enfin, 24% associant le faire-valoir direct et la location.</p> <p>Extrait de La Montagne, de JL Salat, 19 mai 1984<br></p></div> Retrouvailles des anciens buronniers le 23 septembre 2015 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article175 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article175 2014-08-17T09:50:00Z text/html fr pascal voisin <p>L'association de sauvegarde des burons du Cantal avait invité le 23 septembre les anciens buronniers pour une journée conviviale de rencontre au musée de la vache et du fromage aux Burons de Salers.<br class='autobr' /> Après un mot d'accueil aux buronniers présents avec des membres de leurs famille, Marcel Besombes Président de l'association, la matinée fut bien occupée par la visites des burons de Salers et les traditionnelles « neuf heures » arrosées d'un bon café dans le cadre magnifique du Puy Violent dominant la (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory">A la une</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton175.jpg" width='150' height='85' /> <div class='rss_chapo'><p>L'association de sauvegarde des burons du Cantal avait invité le 23 septembre les anciens buronniers pour une journée conviviale de rencontre au musée de la vache et du fromage aux Burons de Salers.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Après un mot d'accueil aux buronniers présents avec des membres de leurs famille, Marcel Besombes Président de l'association, la matinée fut bien occupée par la visites des burons de Salers et les traditionnelles « neuf heures » arrosées d'un bon café dans le cadre magnifique du Puy Violent dominant la vallée de la Maronne.</p> <p>Le repas de midi à l'auberge Le Relais des volcans (Saint-Paul-de-Salers) à permis d'échanger sur la vie de labeur passée dans les burons pour l'estive et la fabrication du fromage Cantal.</p> <p>Invité exceptionnel lors de cette journée de retrouvailles monsieur Paul Fournier, Président de l'Amicale des buronniers de l'Aubrac a capté toute l'attention de participants, retrouvant dans ses propos l'expérience vécue par les buronniers du sud du Massif Central ; une même vie pour eux et leurs famille, un même travail,le soin des bêtes et la fabrication du fromage là-haut sur les montagnes.</p> <p>Ce partage amical à donné à cette 2ème rencontre des buronniers du Cantal une saveur particulière où se sont mêlés souvenisr d'enfance, anecdotes de la vie dans les burons, mais aussi beaucoup d'émotions. On ne peut pas en effet oublier tant de mois passés aux burons dans des conditions toujours difficiles loin de sa famille.</p> <p>Le repas s'est bien sûr prolongé au son de l'accordéon et par les vieux chants auvergnats donnant à ces retrouvailles une chaleureuse ambiance.</p> <p>En fin d'après-midi la séparation fut lente chacun espérant voir cette rencontre se renouveler l'année prochaine.</p> <p> </p></div> La fête des bergers de la Font Sainte http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article179 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article179 2014-08-16T18:12:24Z text/html fr pascal voisin <p>La fête des bergers a été créée en 1887 par l'Abbé Chevier, curé de Saint Hippolyte. Le dernier jeudi d'août la montagne de la Font Sainte se couvrait de jeunes pâtres venus en pèlerinage au nouveau sanctuaire de la Vierge . Les curés des différentes paroisses avaient visité auparavant les burons afin de convaincre les jeunes pâtres de participer à la fête des bergers. Ce rendez-vous est devenu une tradition La fête existe toujours mais sans les pâtres. Pierre Bresson dans un livre paru en 1917 décrit ce (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory">Sur les montagnes Cantaliennes</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton179.jpg" width='150' height='97' /> <div class='rss_chapo'><p>La fête des bergers a été créée en 1887 par l'Abbé Chevier, curé de Saint Hippolyte. Le dernier jeudi d'août la montagne de la Font Sainte se couvrait de jeunes pâtres venus en pèlerinage au nouveau sanctuaire de la Vierge . Les curés des différentes paroisses avaient visité auparavant les burons afin de convaincre les jeunes pâtres de participer à la fête des bergers. Ce rendez-vous est devenu une tradition La fête existe toujours mais sans les pâtres. Pierre Bresson dans un livre paru en 1917 décrit ce pèlerinage.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">"Bonjour, vacher ! » s'écria le vicaire en lui tendant une main fine qu'il saisit après avoir prestement essuyé la sienne sur le revers de son tablier de cuir. Tous deux entrèrent dans le buron enfumé. Presque aussitôt le vicaire reparut, et je le vis s'en aller d'un pas rapide vers la montagne voisine.<br></p> <p style="text-align: justify;">Qu''est-ce qu'il voulait, l'abbé ? demandai-je. — Tu l'as que, de mardi en huit, il veut te payer à dîner ! me dit Caraud. Et tu ne boiras pas du mergue, je t'en réponds ! Tu mangeras de la chair fraîche, quelque bon ce taillou » de porc entrelardé ou de gigot, millodiou ! Il a tué douze béliers, le curé, et il vient de me le dire. »…<br></p> <p style="text-align: justify;">Tous les ans, curés et vicaires passaient ainsi dans les burons pour avertir les pâtres et prier les vachers de les laisser assister à la fête. Au lieu d'aller traire, ce jour-là, chaque pâtre jette dans un coin ses souquenilles, ses esclos fêlés, son chapeau défoncé, prend ses braies d'étoffe neuve, sa blouse vernissée, ses galoches qu'il frotte d'un peu de beurre pour assouplir le cuir, et puis s'en va, une gaule à la main, vers le suc de Rochemonteix. C'est derrière ce géant de pierre que la Vierge des bergers », en frappant du doigt le rocher, fit jaillir une source d'eau limpide d'une incomparable fraîcheur. Tout près d'elle, sur un monticule, entourée d'une enceinte de grosses roches brutes, une église qui emprunté son nom à la source, la Font-Sainte, imposante et massive, toute en blocs de basalte arrachés aux jeux d'orgues des pays voisins, élève dans l'azur sa vaste coupole et ses clochetons…Autour de la vaste bâtisse, le silence inquiétant de la solitude. Pas une maison, pas un arbre, pas un être, rien que la montagne avec ses pics aigus, ses crevasses, ses vertes étendues et ses bruyères brunes.</p> <p style="text-align: justify;">le jour de la Fête des bergers » le dôme, la bannière de la Font-Sainte, largement déployée, flotte à tous les vents des monts. Ses cloches sonnent à toute volée ; les vitraux étinçellent, dégagés de leur cuirasse grise. La vaste église est animée, bruyante et bourdonnante, "pleine d'une vie joyeuse. Toute la pelouse, à deux cents pas à la ronde, grouille d'une foule innombrable, venue là pour camper trois ou quatre heures avec ses chars, ses voiturées de provisions, ses paniers de victuailles, ses chevaux attachés aux moyeux des roues, ses ânes et ses mulets lâchés dans la bruyère. Elle remplit la nef, l'enceinte, les alentours et s'agite avec mille remous bigarrés. Ce sont d'abord les gens des paroisses voisines amenés là par la tradition, la coutume, puis de nombreux pèlerins qui viennent de très loin…Les curieux aussi abondent, bourgeois et hobereaux du voisinage, en quête de distractions, Parisiens en villégiature, attirés par une curiosité profane.<br></p> <p style="text-align: justify;">Voici enfin les héros de la fête, les pâtres de tous les monts voisins, accourus au nombre de cinq ou six cents. On les voit arriver par bandes des quatre coins du ciel, sauvages, la face terreuse et poilue, ensachés dans leurs braies rousses, inégales, étranglées, boursouflées, gauchement taillées par leurs mères, pâtres de toutes tailles et de toutes bêtes… la peau gercée, la barbe inculte, chevelus, sentant le petit-lait et la bouse de vache…Ils viennent des bois, des burons, des vallées, de partout, depuis les Graules, les Chichourles, le Saut du Pillarot, jusqu'à l'Elancèze et l'Homme Armé. Partis dès l'aube, quelques-uns ont fait trois ou quatre heures de marche. Ils s'engouffrent sous le porche, se pressent peu à peu dans la nef de la chapelle. Peu à peu, les derniers poussant les premiers, les bergers avancent vers le choeur, se groupent autour des confessionnaux, où ils stationnent longuement. Lassés par l'attente, ils se bousculent, se pressent, s'écrasent, se volent leur place par ruse ou par force.<br></p> <p style="text-align: justify;">Après le long défilé devant la table de communion, après la distribution des médailles à l'effigie de la sainte protectrice, l'essaim des pâtres sort de l'église par toutes les issues, se range tumultueusement derrière les bannières, tandis que les cloches s'ébranlent et s'envolent dans une chantante allégresse. Derrière, entourée de plus de quarante prêtres, la statue vénérée s'avance, élevée sur un pavois, portée par quatre vieux bergers de haute taille. Alors une immense procession commence autour de la montagne, sur l'herbe rase étoilée de violettes.<br>Prêtres et pâtres, à pleine voix, chantent le cantique traditionnel, dans ce rude patois de la montagne, âpre et dur comme ceux qui le parlent :Vierge de la Font-Sainte, — Ecoute le pastoureau — Qui te prie et te chante — Tout en gardant son troupeau. »</p> <p style="text-align: justify;">Puis on choisit sur la pelouse un espace uni où l'on arrête l'immense colonne. Les prêtres font un signe : nous nous asseyons tous dans l'herbe, tandis que des voiturées de miches, des paniers pleins de viande, des bannes remplies de poires, s'amoncellent au centre et que des hommes roulent vers nous une grosse barrique. C'est pour nous tout cela, et nous dévorons des yeux les quignons dorés, les larges tranches de viande roses, humides et juteuses, les poires fondantes qui dorment dans la fougère. Devant le tonneau que l'on hisse péniblement sur un tas de pierres nous jubilons d'avance en nous frottant les mains. On en voit qui, déjà, ont ouvert leur couteau retenu à leur veste par un cordon de cuir.</p> <p style="text-align: justify;">Bientôt une nuée de séminaristes en vacances, de jeunes messieurs cossus, neveux de curés, fils de châtelains ou de propriétaires, s'emparent des vivres et commencent la distribution. Par un renversement des rôles qui nous réjouit, nous avons aujourd'hui pour serviteurs les fils de nos maîtres. Un premier groupe passe devant nous et lance dans nos rangs des quartiers de pain blanc qui tombent dru comme des boules de neige. Arrivent ensuite une dizaine de jeunes gens munis chacun d'une corbeille dans laquelle ils attrapent à pleins poings des tranches de viande qu'ils nous jettent sans relâche, suivies de lardons roussis, d'os à ronger que nous happons au vol et que nous dévorons goulûment. Quelques rusés compères les fourrent dans leurs poches et saisissent au passage de nouvelles parts, de nouveaux quignons qu'ils dissimulent encore. On se dispute, on se vole, mais sans perdre un coup de dent ; on s'injurie la bouche pleine, on se menace, surtout lorsque les poires commencent à rouler. Quelquefois on partage en frères, si l'on est du même buron. Les vicaires, les séminaristes, un broc d'une main, un verre de l'autre, nous versent à boire. Le verre se remplit, est vidé d'un trait, passe au voisin et se vide encore, mettant des moustaches rouges aux lèvres imberbes.<br></p> <p style="text-align: justify;">Le vin a délié les langues. Un brouhaha, de minute en minute plus assourdissant, s'élève sur tout le demi- cercle. Le grand troupeau s'agite.</p> <p>La fête a une fin, maintenant la foule se disperse. Il faut refaire la longue route du matin et rentrer au buron. Mais qu'importe ! Cette journée de liberté nous a ravis, on nous a servi un festin de roi ; nous avons retrouvé nos camarades de village, loués parfois à dix lieues de nous, et c'a été tout un monde de souvenirs. Chantant à pleine gorge, nous reprenons, par bandes, le chemin de nos mazuts. Longtemps encore, le soleil couché, on nous entend, dans la montagne assombrie, nous appelant, nous répondant en dévalant les côtes…"<br></p> <p>Extrait de « Un pâtre du Cantal » Pierre Bresson, 1917<br></p> <p style="text-align: justify;"> <br></p></div> La dévalade http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article178 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article178 2014-08-12T18:59:00Z text/html fr pascal voisin <p>Gustave Burnol dans « les burons perdus » a décrit il y a plus de 60 ans la vie dans les burons sur le versant ouest des Monts du Cantal. Son récit se termine par la fin de l'estivade, quand les hommes comptent les jours au buron et les troupeaux sentent l'appel des vallée. Extraits.<br class='autobr' /> …« Dans la montagne, en septembre, c'est encore l'été. ..Les burons tiédissent au vent du sud. Les troupeaux gagnent les cîumes claires et les fourmes achèvent de mûrir dans les caves pleines. Moment unique. Toute la vie des (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton178.jpg" width='150' height='109' /> <div class='rss_chapo'><p>Gustave Burnol dans « les burons perdus » a décrit il y a plus de 60 ans la vie dans les burons sur le versant ouest des Monts du Cantal. Son récit se termine par la fin de l'estivade, quand les hommes comptent les jours au buron et les troupeaux sentent l'appel des vallée. Extraits.</p></div> <div class='rss_texte'><p>…« Dans la montagne, en septembre, c'est encore l'été. ..Les burons tiédissent au vent du sud. Les troupeaux gagnent les cîumes claires et les fourmes achèvent de mûrir dans les caves pleines. Moment unique. Toute la vie des buronniers est suspendue au maintien du beau temps. Chaque jour de soleil est un jour de plus à rester en montagne et fait reculer d'autant la fin de l'estivade.<br></p> <p>Mais aux premières pluies de l'automne, la montagne refroidit, l'herbe jaunit et fond, les gentianes pourissent qur leurs tiges, les mûres tombes de ronciers. Les fleurs de l'été aux couleurs rutilantes ne sont plus qu'une pincée de poudre grise emportée dans le ruissellement des eaux.</p> <p>A chaque traite « le lait tombe » et baisse dans les gerles. Les buronniers et les troupeaux se tournent alors vers l'appel des vallées. Les bêtes brament dans les fumades. Affairés, sur le point de sortir de leur solitude, les hommes supputent le temps et comptent les jours. Les bergers chantent le vieux refrain de la descente : « Donnez-nous de la pluie et du vent, mais de la neige plus souvent ».</p> <p>Après quelques nuits froides, un matin au réveil une mince pelure neigeuse argente les pentes. Toutes les vaches descendent pour manger en bordure des pacages où l'herbe pointe encore. La montagne commande ! Elle vient de lancer le signal de départ. La même semaine, chaque buron ferme sa porte, chaque vacherie descend vers sa vallée, dans un énorme bruit de fête. Aujourd'hui c'est le buron d'En-Floquet, demain ce seront les burons de Chavaspre, l'Orcet, le Blaux, Legal, En-Violent, la Voûte…tous les burons qui couronnent les Puys, tous ceux qui cernent les Plombs.</p> <p>Précédant ces départs les fermiers les fermiers ont vidé les caves. Les chars ont emporté la précieuse cargaison de fourmes. Bâchées, entourées de paille, bien à plat sur un épais lit de fougère, elles ne craindront rien des cahots dans les chemins pierreux de la montagne….</p> <p>Puis les buronniers ont trait à tâtons, dans la nuit sans étoiles, ils ont caillé le lait, fait la dernière tome. Au petit jour dans le buron désert, ils ont enlevé la lucarne et bouché le trou avec une planche. Ils ont empilés les claies dans l'étable à veaux. Au vacher l'honneur de pousser la porte, de tourner la clef. Maintenant le troupeau est là, impatient, rassemblé dans la fumade. Un rude cri sort des poitrines profondes, les bâtons se lèvent sur les croupes.</p> <p>La vacherie de toute sa masse, se jette joyeusement dans la descente...<br></p> <p>Extrait de « Les burons perdus » (1943)<br></p></div> Burons de Haute-Auvergne http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article177 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article177 2014-08-09T14:51:40Z text/html fr pascal voisin <p>Ce livre devenu un classique de la mémoire des burons, dresse un bel inventaire des burons de la Haute-Auvergne et fait revivre toute une évolution de la montagne Cantalienne avec ses décalages chronologiques, ses recouvrements de types de constructions d'une période à une autre.<br class='autobr' /> Pendant trois ans, entre 1989 et 1991, Jean-Claude Roc a sillonné les monts d'Auvergne à la recherche des lieux où s'est passé l'une des plus importantes activités de l'estive et de la fabrication du fromage de Cantal. Ce (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique33" rel="directory">Livres</a> <div class='rss_texte'><p>Ce livre devenu un classique de la mémoire des burons, dresse un bel inventaire des burons de la Haute-Auvergne et fait revivre toute une évolution de la montagne Cantalienne avec ses décalages chronologiques, ses recouvrements de types de constructions d'une période à une autre.<br></p> <p>Pendant trois ans, entre 1989 et 1991, Jean-Claude Roc a sillonné les monts d'Auvergne à la recherche des lieux où s'est passé l'une des plus importantes activités de l'estive et de la fabrication du fromage de Cantal. Ce livre restitue son étude, étayée par des références d'architectures et illustrée de 300 photographies sélectionnées parmi le millier de clichés réalisés au cours du long périple de l'auteur.</p> <p>La première partie de l'ouvrage reproduit quelques textes anciens, entre le XIIIème siècle et la veille de la Révolution. Le second chapitre nous invite à voir ce qu'était la vie pastorale sur les monts du Cantal au début du XXème siècle avec comme support iconographique de la carte postale.</p> <p>Le troisième chapitre propose un essai sur une typologie chronologique ainsi qu'une analyse typo-morphologique des burons du Cantal. Quand au quatrième chapitre, il offre une étude sur l'évolution des burons du Cantal des mazucs trous aux burons voûtés.</p> <p>Le cinquième chapitre clos la démonstration par des témoignages de pâtres et de vachers.</p> <p>Un beau travail qui fait entrer dans l'histoire des burons du Cantal.</p> <p> <br></p></div> Buron d'Imbassibière http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article176 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article176 2014-08-09T13:21:04Z text/html fr pascal voisin <p>Quatre unités pastorales en ruine à 1465 mètres d'altitude sont visibles sur ce site à quelques centaines de mètres du sommet du Puy de Seycheuse (1650m). Ces ruines sont sur le territoire communal de Lavigerie. La présence des quatre burons indique une forte activité fromagère autrefois . Ils étaient déjà indiqués sur la carte de Cassini.<br class='autobr' /> 1ère unité<br class='autobr' /> Le buron situé plus à l'est du site (voir notre photo prise en août 2014) est le seul à présenter un bâtiment qui ressemble à un buron, bien que la voûte (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique53" rel="directory">Vallées de la Santoire et de l'Impradine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton176.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Quatre unités pastorales en ruine à 1465 mètres d'altitude sont visibles sur ce site à quelques centaines de mètres du sommet du Puy de Seycheuse (1650m). Ces ruines sont sur le territoire communal de Lavigerie. La présence des quatre burons indique une forte activité fromagère autrefois . Ils étaient déjà indiqués sur la carte de Cassini.</p></div> <div class='rss_texte'><p><span style="color:#800000;"><strong>1ère unité </strong></span><br></p> <p>Le buron situé plus à l'est du site (voir notre photo prise en août 2014) est le seul à présenter un bâtiment qui ressemble à un buron, bien que la voûte constituée par des moellons de tuff se soit partiellement effondrée dans la partie fromagerie.<br></p> <p>Outre ce buron l'ensemble pastoral comprend :</p> <p>-une cour, close d'un mur en pierre sèche d'un mètre de hauteur et quatre-vingt centimètre de largeur.</p> <p>-une porcherie écroulée</p> <p>-une case rectangulaire construite en pierre sèche qui à dû être couverte avec des matériaux périssables car l'intérieur est vide de toute pierre. Cette case a peut-être servie d'abri pour les hommes, sa luminosité étant accrue par un fenestrou situé à l'opposé de la porte d'entrée.</p> <p>-une deuxième cour ou case rectangulaire qui a pu servir d'affrontadou, la toiture pouvant être partiellement ou totalement couverte avec des végétaux.<br></p> <p><span style="color:#800000;"><strong>2<sup>ème</sup> unité</strong></span><br></p> <p>-A cinq mètres de la première unité, seconde cour ovoïde desservant d'un côté le buron ainsi qu'une petite case rectangulaire et de l'autre, une porcherie divisée en deux loges qui sont recouvertes de grosses pierres plates. Le buron était voûté, au vu des pierres qui emplissent son volume. La voûte est effondrée.</p> <p>- une petite case sans aucune pierre visible dans son périmètre ce qui indique qu'elle était couverte en végétaux.</p> <p><span style="color:#800000;"><strong>3<sup>ème</sup> unité</strong></span><br></p> <p>Située à quelques dizaines de mètres de la seconde unité ce groupe de ruines comprend une cour qui dessert la porcherie à deux loges ainsi que le buron qui était vouté. Une seconde loge à lorcs, couverte de grosses pierres plates,, elles-mêmes recouvertes de terre, se trouve à l'extérieur de l'enceinte de la cour.<br></p> <p><span style="color:#800000;"><strong>4<sup>ème</sup> unité</strong></span><br></p> <p>-située plus à l'ouest du site, cette unité est toutefois mitoyenne de la troisième unité par la cour ou l'affrontadou qui se trouve à un niveau supérieur de deux mètres. Il dessert un buron effondré, qui fut voûté et une petite case rectangulaire.<br></p> <p><span style="color:#800000;"><strong><em>Fiche établie en 1990 par Jean-Claude Roc et diffusée dans le livre « Burons de Haute-Auvergne ».</em></strong><br></span></p></div> Burons en Résistance http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article174 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article174 2014-08-02T11:10:52Z text/html fr pascal voisin <p>L'Office du Tourisme de Besse-en-Chandesse présente jusqu'au 7 août 2014 « Burons en Résistance », une sélection de photos de burons et de paysages d'estives qui ont vu passer des hommes et des femmes de courage.<br class='autobr' /> Des burons et des granges d'estives des Monts du Cantal, du Cézallier et des Monts du Sancy ont été durant la seconde guerre mondiale des lieux où se sont retrouvés des Résistants à l'occupation nazie. Isolés pour la plupart, ces bâtiments d'estives furent des lieux de passage, de regroupement et (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory">A la une</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton174.jpg" width='150' height='107' /> <div class='rss_chapo'><p>L'Office du Tourisme de Besse-en-Chandesse présente jusqu'au 7 août 2014 « Burons en Résistance », une sélection de photos de burons et de paysages d'estives qui ont vu passer des hommes et des femmes de courage.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Des burons et des granges d'estives des Monts du Cantal, du Cézallier et des Monts du Sancy ont été durant la seconde guerre mondiale des lieux où se sont retrouvés des Résistants à l'occupation nazie. Isolés pour la plupart, ces bâtiments d'estives furent des lieux de passage, de regroupement et pour certains des lieux d'hébergement temporaires des maquisards en Auvergne.<br></p> <p>Interpellée par une exposition à Clermont-Ferrand en 2010 sur les années 1940-1944, Marie Paule Grandé a commencé à rassembler les souvenirs de son père sur les maquis. Elle est ensuite partie sur les traces de ce père Résistants et de ses compagnons de route et d'engagement patriotique sur les montagnes d'Auvergne. De ce parcours « Mémoire » elle a rapporté une série de photographies des burons.<br></p> <p>« J'ai été séduite dit-elle par les paysages et par ces burons qui ont servi de refuge à beaucoup de personnes dans les heures sombres. Puis j'ai approfondi cette quête sur les burons aux alentours de Besse par des rencontres de résistants ayant été accueillis par exemple au buron de La Liste en 1943-1944. Chaque occasion de photographier un buron ou un lever de soleil a été un prétexte de découverte de paysages. Par mes clichés présentés dans l'exposition j'essaye de faire partager ces instants de sérénité et de réels bonheurs procurés par les paysages d'estive et leurs burons… »<br></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;"><em>Exposition « Burons en Résistance », Office du Tourisme, Place du docteur Alfred Pipet</em><br></span></strong></p> <p><strong></p> <p></strong></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;"></span></strong></p> <p><strong></p> <p></strong></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;"><em>63610 Besse-en-Chandesse Tel : 04 73 79 52 84</em></span></strong></p> <p><strong></p> <p></strong></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;"></span></strong></p> <p><strong></p> <p></strong></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;"><em>Samedi, dimanche, lundi : 10h-19h, Mardi à vendredi : 15h-19h</em></span></strong></p> <p><strong></p> <p></strong></p> <p><strong> </strong><br></p></div> Le réparateur des écrémeuses http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article172 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article172 2014-05-13T16:57:54Z text/html fr pascal voisin <p>Imaginez le désarroi des buronniers, là-haut sur leurs montagnes du Cézallier, quand l'écrémeuse, la machine indispensable pour briser la tome à fromage, ne fonctionnait plus. Il ne restait plus qu'une seule solution : appeler rapidement Henri Kaiser le quincaillier d'Allanche, spécialiste des articles de laiterie.<br class='autobr' /> Il n'y avait pas plus compétent que Henri Kaiser sur le Cézallier pour trouver le problème et redonner aux écrémeuses toute l'efficacité de leur fonction.<br class='autobr' /> Carte de visite de la petite (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton172.jpg" width='150' height='133' /> <div class='rss_chapo'><p>Imaginez le désarroi des buronniers, là-haut sur leurs montagnes du Cézallier, quand l'écrémeuse, la machine indispensable pour briser la tome à fromage, ne fonctionnait plus. Il ne restait plus qu'une seule solution : appeler rapidement Henri Kaiser le quincaillier d'Allanche, spécialiste des articles de laiterie.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Il n'y avait pas plus compétent que Henri Kaiser sur le Cézallier pour trouver le problème et redonner aux écrémeuses toute l'efficacité de leur fonction.<br></p> <div><div dir="ltr"> <p><strong>Carte de visite de la petite entreprise</strong><br></p> <p>« C'est vers mes douze ans que j'ai commencé à accompagner mon père dans les burons du Cézallier pour réparer le matériel nécessaire à la fabrication du fromage. La machine qui tombait le plus souvent en panne, c'était l'écrémeuse. Mon père, très adroit, s'était fait une spécialité de réparateur d'écrémeuse. Tous les buronniers le connaissait. Lorsque la machine tombait en panne, l'un des hommes du buron descendait aussitôt à Pradier à la cabine téléphonique publique pour appeler mon père. Elle était installée chez Mademoiselle Belon, couturière du village. Par la suite ce fut aux cafés Messerli ou Brugerolle.</p> <p>L'écrémeuse utilisé dans les burons du Cézallier était presque toujours de la marque « Alfa Laval », une société qui avait son usine de fabrication à Nevers et qui vendait également des machines à traire et des installation de laiteries dans les années 50.</p> <p>L'écrémeuse était un matériel indispensable dans les burons. Après le caillage du lait dans la gerle, le caillé était esséché du petit lait qu'il contenait. Il était ensuite mis en tas et pressé pour faire le fromage tandis que le petit lait était passé dans l'écrémeuse pour en retirer la crème qui servait à faire le beurre. Le reste du petit lait extrait de sa crème était donné aux cochons pour les engraisser.</p> <p>Le plus souvent, les interventions sur les écrémeuses concernaient le réglage de la vis à crème, exercice très pointu que mon père assurait facilement dû à son expérience, les soudures des assiettes se trouvant dans le bol et le changement des roulements.<img src="http://burons-du-cantal.fr/local/cache-vignettes/L10xH10/br-auto-10-8bdc4-4df28.png" alt="Retour ligne automatique" title="Retour ligne automatique" height='10' width='10' /><br>Le tournage de l'écrémeuse se faisait à la main avec une grande manivelle à manœuvrer avec force mais toute en douceur afin d'éviter les secousses.<img src="http://burons-du-cantal.fr/local/cache-vignettes/L10xH10/br-auto-10-8bdc4-4df28.png" alt="Retour ligne automatique" title="Retour ligne automatique" height='10' width='10' /><br>La réparation devait être rapide. Si la réparation demandait un certain temps, mon père emportait l'écrémeuse dans son atelier d'Allanche. Une écrémeuse de dépannage était prêtée et installée au buron par mon père. Lorsque je l'accompagnais, je faisais le manœuvre en lui passant les outils, cela m'a permis durant quelques étés de faire le tour des burons du secteur Allanche-Pradiers-Vèze.</p> <p>Les rapports entre mon père et les buronniers étaient très cordiaux. Une fois la réparation terminée, c'est un bon casse-croûte qui nous attendait. Une bonne tranche de jambon cru suivi du fameux Cantal sorti directement de la cave. Je me souviens de son goût incomparable. Le tout, servi avec le vin rouge tiré du tonneau, une affreuse piquette que j'avais du mal à avaler et pas seulement à cause de mon âge. Mais les buronniers le trouvait à leur goût.<img src="http://burons-du-cantal.fr/local/cache-vignettes/L10xH10/br-auto-10-8bdc4-4df28.png" alt="Retour ligne automatique" title="Retour ligne automatique" height='10' width='10' /><br>Avant de quitter le buron, un dernier contrôle de l'écrémeuse s'imposait. Mon père en bon commerçant en profitait aussi pour proposer des articles les plus courants pour les activités à l'estive : graisse à traire de sa fabrication, toile à fromage, brosse à chiendent, balai piazza, tablier de laitier, présure, huile pour l'écrémeuse…Et nous repartions vers Allanche confiant après avoir redonné vie à l'écrémeuse… »</p> </div></div> <p>source : site cézalliersianne.asso.fr<br></p></div> L'évolution des formes architecturales http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article171 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article171 2014-05-11T16:59:23Z text/html fr pascal voisin <p>Les textes d'archives prouvent qu'entre le début et la fin de l'époque moderne l'architecture des burons du Cantal a connu des formes et des appellations variées. Les structures pastorales avaient un rôle important dans le système d'estive, puisque c'est là qu'étaient fabriqués et entreposés les fromages, pendant toute la durée de l'affinage. Les hommes devaient également pouvoir s'y abriter et se protéger du froid. Des constructions devaient donc être parfaitement adaptées aux activités humaines. Regard (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton171.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Les textes d'archives prouvent qu'entre le début et la fin de l'époque moderne l'architecture des burons du Cantal a connu des formes et des appellations variées. Les structures pastorales avaient un rôle important dans le système d'estive, puisque c'est là qu'étaient fabriqués et entreposés les fromages, pendant toute la durée de l'affinage. Les hommes devaient également pouvoir s'y abriter et se protéger du froid. Des constructions devaient donc être parfaitement adaptées aux activités humaines. Regard éclairé des chercheurs à partir des sources archivistiques.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">D'après les sources d'époque moderne les premières structures pastorales mentionnées sont dénommées cabanam, au XIIIe siècle. Puis à partir de1493, commencent à se multiplier, dans les textes d'archives les mentions de mazucs et foguals, pour désigner les édifices occupés par les vachers pendant l'été. L'appellation traps est citée une fois en 1485 : un moine dont l'abbaye avait des possessions à Allanche parle en 1560 de casas.<br></p> <p style="text-align: justify;">Les termes buron et védélat n'apparaissent qu'au XVIIe siècle. Des burons sont mentionnés dans deux baux à ferme de vacheries à Thiézac, en 1659. Il existait également, très tôt, dès les XIVe, XVe siècles, des loges à cochons. Léonce. Bouyssou a mis au jour un texte, antérieur à 1600, dans lequel il est dit que « des vachers seront élus parmi les habitants pour accompagner les bêtes à la montagne. Les charges seront partagées et les vachers prendront à la montagne, pour les y nourrir, un pourceau par habitant. »<br></p> <p style="text-align: justify;">La plupart des termes se sont maintenus très longtemps dans le vocabulaire. Le buron et le védélat ont perduré jusqu'à la fin du système d'estive. Les appellations sont encore utilisés aujourd'hui, pour désigner les structures pastorales cantaliennes, en ruine. Le mot cabane est également souvent employé dans les témoignages du XXe siècle pour désigner un buron. Le mazuc, enfin, est présent dans de nombreux toponymes sur les matrices des cadastres dits « napoléoniens ». Seuls les mots fogual et trap n'étaient plus utilisés, au moins depuis le début du XIXe siècle.<br></p> <p style="text-align: justify;">Malgré les nombreuses références faites à l'architecture, dans les textes, il est difficile de définir certains termes, en particulier les plus anciens. En ce qui concerne le védélat, les témoignages s'accordent avec l'origine étymologique du mot. Il désigne un abri pour les veaux, pendant la nuit ou les jours d'intempéries.</p> <p style="text-align: justify;">L'étymologie du terme fogual, quant à elle, indique très probablement la présence d'un foyer au sein de la structure. Mais les témoignages ne permettent pas de définir sa fonction exacte, ses matériaux, le nombre de pièces… Quant aux termes de <em>buron</em>, <em>mazuc</em> et <em>cabane, </em>ils semblent tous désigner le bâtiment central de la montagne, qui comprend la cave pour entreposer les fourmes et/ou la fromagerie, pour les confectionner.<br></p> <p style="text-align: justify;">Léonce Bouyssou souligne que dans les textes, les combinaisons sont multiples : « mazuc et cabane », « buron et fogal », « mazuc et védélat »…Existaient-ils des différences entre les structures ou ces mots sont-ils simplement des variantes de langage mais désignent finalement tous la même chose ?</p> <p style="text-align: justify;">Jusqu'au XVIIe siècle, les sources sont trop peu nombreuses pour fournir une description détaillée des bâtiments. Quelques indices permettent toutefois de s'en faire une idée. Certaines structures devaient être très sommaires car elles étaient déplacées tous les ans ou à des intervalles plus longs. A la montagne de Chazes ,commune de Saint-Jacques-des-Blats, les habitants étaient tenus de <em>remuer </em>les <em>mazucs </em>tous les dix ans » Cette pratique permettait de fumer tous les secteurs de la montagne.<br></p> <p style="text-align: justify;">Des baux à ferme semblent également indiquer que le chaume était le mode de couverture le plus fréquent. Toutefois, Léonce Bouyssou souligne que dans les textes des XIV et XVe siècles, les termes « bâtir » et « édifier » sont appliqués aux bâtiments Ces derniers n'étaient donc pas de simples cabanes, au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Emile. Hamon, lui, qui a travaillé sur l'Aubrac, fait une distinction entre les « <em>cabanam pastorum </em>en planches que l'on montait sur l'estive en même temps que le troupeau » et les « <em>mazucs</em>, cabanes à demi enterrées recouvertes de mottes de gazon ou de branchages », qui constituaient un habitat temporaire fixe, pour les pasteurs des plus grandes montagnes</p> <p style="text-align: justify;">A partir de 1719, les baux à ferme attestent cette fois l'existence de burons « voûtés et thuillés » destinés à mettre les vachers « à l'abri de tout accident et surtout de la foudre ». Les sources ne permettent malheureusement pas de savoir quand et dans quelles conditions sont apparues les voûtes en pierres. En revanche, des actes et prix faits offrent des descriptions assez précises des édifices.<br></p> <p style="text-align: justify;">Les dimensions intérieures moyennes des burons étaient de 11 m par 3 m. Ils pouvaient être composés de deux niveaux. Le premier niveau, voûté, comportait généralement deux pièces, un « caveau », avec un donne-jour, et une pièce pour le logement des domestiques. Des aménagements intérieurs étaient prévus dans les prix-faits, notamment une cheminée (de 1,8m de largeur), « un banc à pierres plates pour soutenir les vaisseaux ou gerles », une armoire en maçonnerie, et « un bois de lit de grosse charpente » L'étage était lui aussi divisé en deux, avec une partie « pour le logement des veaux sur le caveau, et l'une pour placer le foin sur le logement du vacher e t domestiques ».<br></p> <p style="text-align: justify;">Le bâtiment décrit dans ce document de 1776 était en pierre sèche, recouvert de chaume. Le mode de couverture pouvait varier selon les secteurs.<br></p> <p style="text-align: justify;">La dernière étape de l'histoire des constructions pastorales est marquée par l'apparition, dans les montagnes, de la chaux, pour bâtir les édifices ou les consolider. Un buron de la région de Salers est restauré en 1760, en « bonne maçonnerie et solide, à chaux sable »…</p> <p style="text-align: justify;">Violaine Nicolas<br></p> <p style="text-align: justify;">Extrait de son Mémoire de Master 2, l'architecture pastorale à l'époque moderne en moyenne montagne cantalienne.<br></p></div> Quand la grande encyclopédie de Diderot et d'Alembert décrit les burons http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article170 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article170 2014-05-11T16:51:25Z text/html fr pascal voisin <p>Un document très imagé issu de la Grande Encyclopédie, offre une vision des structures pastorales au XVIIIe siècle. Cette époque voit un intérêt nouveau pour les méthodes de travail et les savoir-faire du monde rural. Cette gravure représente l'intérieur du lieu de travail des fromagers d'Auvergne. Violaine Nicolas s'interroge sur les intentions des encyclopédistes.<br class='autobr' /> A côté des presses, chaudron, gerles et autres ustensiles de travail, on peut ainsi observer dans cette gravure de l'Encyclopédie ou (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton170.jpg" width='150' height='96' /> <div class='rss_chapo'><p>Un document très imagé issu de la Grande Encyclopédie, offre une vision des structures pastorales au XVIIIe siècle. Cette époque voit un intérêt nouveau pour les méthodes de travail et les savoir-faire du monde rural. Cette gravure représente l'intérieur du lieu de travail des fromagers d'Auvergne. Violaine Nicolas s'interroge sur les intentions des encyclopédistes.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">A côté des presses, chaudron, gerles et autres ustensiles de travail, on peut ainsi observer dans cette gravure de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, la présence d'une cheminée, de deux fenêtres et d'aménagements intérieurs divers, comme des étagères. Il s'agit vraisemblablement d'une fromagerie.<br></p> <p style="text-align: justify;">Toutefois, il est étonnant de remarquer que cette pièce est surmontée d'une robuste charpente et de voliges. De plus, les combles ne sont pas aménagés. Alors qu'une foule de détails sur les moyens techniques des hommes sont fournis, il est très difficile des déterminer la nature des sols et des murs. Ces derniers étaient-ils recouverts à l'intérieur d'un enduit de chaux ? Leur faible épaisseur, que l'en entrevoit par les fenêtres ouvertes, semble indiquer qu'il ne s'agit même pas d'une structure en pierre mais plutôt d'un chalet en bois. <br></p> <p style="text-align: justify;">Le bâtiment représenté paraît en fait assez atypique par rapport aux descriptions figurant dans les textes. La volonté du dessinateur n'était probablement pas de reconstituer l'architecture de cet intérieur de façon très réaliste, mais plutôt de représenter un métier. Toutefois, il est tout à fait possible que certains renseignements d'ordre architectural soient justes, comme par exemple la présence de la charpente. Enfin, l'origine géographique précise du modèle n'est pas indiquée. Ce document a surtout l'intérêt de montrer comment était aménagée une structure pastorale au XVIIIe siècle.<br></p> <p>Violaine Nicolas<br></p> <p>Extrait de son Mémoire de Master 2, « l'architecture pastorale à l'époque moderne en moyenne montagne cantalienne ».<br></p> <p>--------------------------<br></p> <p>L'<strong>Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers</strong> est une <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Encyclop%C3%A9die' title="Encyclopédie">encyclopédie</a> <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/France' title="France">française</a>, éditée de <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/1751' title="1751">1751</a> à <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/1772' title="1772">1772</a> sous la direction de <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Diderot' title="Denis Diderot">Diderot</a> et <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_le_Rond_D%27Alembert' title="Jean le Rond D'Alembert">D'Alembert</a>. C'est un ouvrage majeur du <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/XVIIIe_si%C3%A8cle' title="XVIIIe siècle">XVIII<sup>e</sup> siècle</a> et la première encyclopédie française. Par la synthèse des connaissances du temps qu'elle contient, elle représente un travail rédactionnel et éditorial considérable pour l'époque.<br></p></div> Le bornage des pacages http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article169 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article169 2014-05-11T15:22:42Z text/html fr pascal voisin <p>Les limites des montagnes ont souvent été la cause de bien des litiges, car mal définies. Parfois, des murets en pierres sèches montés par les bergers, matérialisaient des limited plus nettes. Selon une pratique ancestrale, les parcelles dépendant de chaque buron étaient signalées par de grosses pierres « les caïres », posées de loin en loin. Il en reste de beaux spécimen, notamment sur le Cézallier.<br class='autobr' /> Jusqu'au milieu du XXème siècle, il y avait très peu de clôtures sur les grands espaces d'estives. Les (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton169.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Les limites des montagnes ont souvent été la cause de bien des litiges, car mal définies. Parfois, des murets en pierres sèches montés par les bergers, matérialisaient des limited plus nettes. Selon une pratique ancestrale, les parcelles dépendant de chaque buron étaient signalées par de grosses pierres « les caïres », posées de loin en loin. Il en reste de beaux spécimen, notamment sur le Cézallier.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Jusqu'au milieu du XXème siècle, il y avait très peu de clôtures sur les grands espaces d'estives. Les bergers durant l'estivade surveillaient quotidiennement les bêtes et veillaient à ce qu'elles ne pénètrent pas sur la « Montagne » d'un autre propriétaire.<br></p> <p>Dès 7 heures du matin les vaches partaient pour les « bordures » de la montagne.<br>Pour éviter le gaspillage de l'herbe, toute la matinée le troupeau était ainsi maintenu le long des limites fréquemment par deux personnes : le berger et le pâtre : l'un côté montagne et l'autre côté bordure. Le troupeau se disposait alors en un long ruban surveillé sur le long des côtes.<br></p> <p>Aujourd'hui, des « caïres » subsistent encore mais leur rôle a été supplanté par la pose de kilomètres de clôtures en fils de fer barbelé. Ces bordures du XXIème siècle commencent à être remplacées. Les batteries solaires colonisent les « Montagnes » pour alimenter les clôtures électriques. La pierre a fait son temps !<br></p></div> L'indispensable point d'eau http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article168 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article168 2014-05-11T14:48:34Z text/html fr pascal voisin <p>Pour l'abreuvement des troupeaux, la vie quotidienne des buronniers et le nettoyage du matériel de fabrication du fromage, l'accès permanent à l'eau était indispensable. C'est pourquoi les burons étaient toujours implantés le plus près possible des sources ou des ruisseaux.<br class='autobr' /> Pour la période de l'estive, Durant la période de l'estive, chaque buron sur sa « montagne » utilisait une quantité énorme d'eau. Plusieurs cas pouvaient se présenter. S'il s'agissait d'une source, elle était captée. Des pierres étaient (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton168.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Pour l'abreuvement des troupeaux, la vie quotidienne des buronniers et le nettoyage du matériel de fabrication du fromage, l'accès permanent à l'eau était indispensable. C'est pourquoi les burons étaient toujours implantés le plus près possible des sources ou des ruisseaux.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Pour la période de l'estive, Durant la période de l'estive, chaque buron sur sa « montagne » utilisait une quantité énorme d'eau. Plusieurs cas pouvaient se présenter. S'il s'agissait d'une source, elle était captée. Des pierres étaient alors mises en place dans un double objectif : pour éviter que l'eau ne soit souillée par le piétinement des bêtes et pour que le bétail ne s'abreuve d'une eau trop fraiche. Cette source pouvait être canalisée vers des bacs autrefois en bois, puis en pierre et en tôle, voire en ciment.<br></p> <p style="text-align: justify;">Si un ruisseau traversait la montagne, les bacs étaient également installés afin de disposer d'une réserve d'eau propre.<br></p> <p style="text-align: justify;">Si le point d'eau ne se situait pas à proximité immédiate du buron, des aménagements sommaires de razes ou de rigoles amenait l'eau aux abords du bâtiment, irriguant du même coup les pâturages.</p> <p style="text-align: justify;">Malgré une vraie recherche d'un lieu avec sa source, certaines topographies ne permettaient pas d'alimenter directement le buron. Les buronniers devaient alors créer des réserves d'eau portées à dos d'homme à l'aide de bacs, sceaux, gerles.</p> <p style="text-align: justify;">Sur certains secteurs du Cantal, notamment sur le Cézallier, on utilisait avec prudence les nombreuses sagnes, les marécages et les tourbières.</p> <p style="text-align: justify;">Quelque soit l'accès à l'eau, l'approvisionnement du buron était une priorité.<br></p></div> Le védélat, l'étable des veaux http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article167 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article167 2014-05-11T13:59:35Z text/html fr pascal voisin <p>Le védélat est le bâtiment abritant la petite étable des veaux et les bêtes malades. Construction apparu tardivement sur les montagnes d'estive sous l'influence de l'amélioration de l'élevage, on ne le retrouve pas dans les burons les plus anciens, à moins qu'il n'ait été rajouté par la suite. Avant son apparition, les bêtes se protégeaient des intempéries dans les creux de cabanes et derrières les claies.<br class='autobr' /> Deux types de védélat sont présents sous deux formes sur les estives du Cantal :<br class='autobr' /> Védélat intégré au (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton167.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Le védélat est le bâtiment abritant la petite étable des veaux et les bêtes malades. Construction apparu tardivement sur les montagnes d'estive sous l'influence de l'amélioration de l'élevage, on ne le retrouve pas dans les burons les plus anciens, à moins qu'il n'ait été rajouté par la suite. Avant son apparition, les bêtes se protégeaient des intempéries dans les creux de cabanes et derrières les claies.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Deux types de védélat sont présents sous deux formes sur les estives du Cantal :<br></p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>Védélat intégré au buron :</strong></span> il est bâti au-dessus de la salle commune lorsque celle-ci est voûtée. La porte d'accès se situe généralement au-dessus de la cave dans le pignon arrière profitant ainsi du remblai permettant d'y pénétrer de plain-pied. Une montade comme pour l'accès des granges dans la vallée en facilite souvent l'accès.<br></p> <p>Dans ce type de bâtiment , le védélat occupe la partie basse de la charpente à couples, tandis que la partie haute sert à stocker une réserve de foin. Ce védélat peut aussi être de plain-pied avec la fromagerie.<br></p> <p>Le sol du védélat est pavé. Une petite fenêtre permet la ventilation. Des crèches sont disposées sur les longs pans. La porte peut être à un seul vantail ou à deux vantaux cintrés.<br></p> <p><span style="color:#b22222;">V<strong>édélat</strong><strong> indépendant du buron :</strong> </span>l'étable à veau peut être aussi l'objet d'une construction indépendante. Le védélat occupe alors le niveau bas du bâtiment. L'accès de plain-pied par une porte, quelques petites ouvertures sur les longs pans ventilent et donnent un peu de lumière. Sous la charpente était stocké le fourrage, soit par une porte fenière ou directement par le védélat.<br></p></div> La cave, l'enjeu de la bonne conservation du fromage http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article166 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article166 2014-05-11T13:45:09Z text/html fr pascal voisin <p>Destinée à la conservation du fromage produit sur place, la cave nécessitait une température fraîche et constante (12 degrés environ). Pour obtenir cette température, notamment durant l'estive, on employait la voûte procurant par sa masse une forte inertie thermique, d'autant plus si cette partie du buron était totalement ou partiellement enterrée. La cave un lieu essentiel pour rassembler les fourmes fabriquées durant l'estive.<br class='autobr' /> Suivant la topographie du terrain, la cave pouvait être implantée (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton166.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Destinée à la conservation du fromage produit sur place, la cave nécessitait une température fraîche et constante (12 degrés environ). Pour obtenir cette température, notamment durant l'estive, on employait la voûte procurant par sa masse une forte inertie thermique, d'autant plus si cette partie du buron était totalement ou partiellement enterrée. La cave un lieu essentiel pour rassembler les fourmes fabriquées durant l'estive.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Suivant la topographie du terrain, la cave pouvait être implantée différemment. Lorsque le terrain présente une déclivité suffisante, la partie enterrée abrite la cave qui était toujours de plain-pied avec la salle commune-fromagerie. Lorsque le terrain est plat, la cave peut-être en sous-sol de la salle commune accessible par une simple trappe et un escalier ou dans son prolongement.<br></p> <p style="text-align: justify;">Le sol de la cave est uniquement fait de terre battue où étaient disposés des plateaux de bois reposant sur de grosses pierres qui accueillaient les fromages au fur et à mesure de leur fabrication.</p> <p style="text-align: justify;">L'unique lumière diffusée dans la cave provenait d'un minuscule fenestrou assurant la ventilation. Une niche dans le mur permettait de ranger le présurier. La porte de la cave contiguë à la fromagerie est situé dans un épais mur séparatif.</p> <p style="text-align: justify;"> Très humide, la cave nécessitait une bonne ventilation. L'implantation du fenestrou dépendait de l'orientation du buron, mais le plus souvent au nord. Un barreau en fer protégeait l'ouverture.<br></p></div> La fromagerie, le coeur du buron http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article165 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article165 2014-05-11T13:23:19Z text/html fr pascal voisin <p>La fromagerie était le principal espace de vie et de travail au personnel du buron. Elle avait une double particularité, celle d'être le lieu de fabrication du fromage et aussi de salle commune pour les repas et souvent de chambre pour les buronniers.<br class='autobr' /> On y accédait généralement à la fromagerie, le coeur du buron par une porte basse de plain-pied directement depuis l'extérieur. Le faible éclairage ainsi que la ventilation étaient assurés par une donne-jour, ou fenestrou, et parfois une simple imposte. (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton165.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>La fromagerie était le principal espace de vie et de travail au personnel du buron. Elle avait une double particularité, celle d'être le lieu de fabrication du fromage et aussi de salle commune pour les repas et souvent de chambre pour les buronniers.</p></div> <div class='rss_texte'><p>On y accédait généralement à la fromagerie, le coeur du buron par une porte basse de plain-pied directement depuis l'extérieur. Le faible éclairage ainsi que la ventilation étaient assurés par une donne-jour, ou fenestrou, et parfois une simple imposte. Dans certaines fromageries, une ou deux petites fenêtres apportaient un surcroit de lumière. Dans la plupart des cas, la fromagerie était voûtée.<br></p> <p>Le sol de la fromagerie était soit en terre battue ou bien recouvert d'un dallage en pierre. Une cheminée était implantée contre le pignon. Une niche murale avec ou sans porte servait à conserver quelques denrées alimentaires et quelques bouteilles.</p> <p>Tout l'outillage nécessaire à la fabrication du fromage se trouvait concentré dans la pièce de même que la table à manger, les bancs, la cuisinière à bois. On trouvait aussi des étagères, des crochets métalliques pris dans la maçonnerie servaient de support à une barre à laquelle étaient accrochés les saucissons, jambons, pièces de lard, cloches. Certains burons possédaient de grands bacs en pierre, rendus nécessaire par l'éloignement du point d'eau.<br></p> <p>Dans un coin de cette salle commune-fromagerie, était placé le lit du vacher La fromagerie était donc durant toute la période de l'estive le centre de vie et de travail de la montagne.<br></p></div> Les charpentes, un héritage de savoir-faire http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article163 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article163 2014-05-11T13:02:39Z text/html fr pascal voisin <p>Inexistantes dans les premiers burons voûtés, les charpentes ont fait leur apparition avec les védélats afin de pouvoir aménager un volume habitable important à l'étage. Les burons construits dans la dernière moitié du 19ème siècle et après seront couverts en ardoises permettant la création de charpentes plus légère mais très résistantes pour suporter la neige en hiver.<br class='autobr' /> Les charpentes donnent la pente du toit et le nombre de ses pans étaient conçu en fonction du matériau de couverture, de sa nature, (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton163.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Inexistantes dans les premiers burons voûtés, les charpentes ont fait leur apparition avec les védélats afin de pouvoir aménager un volume habitable important à l'étage. Les burons construits dans la dernière moitié du 19ème siècle et après seront couverts en ardoises permettant la création de charpentes plus légère mais très résistantes pour suporter la neige en hiver.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Les charpentes donnent la pente du toit et le nombre de ses pans étaient conçu en fonction du matériau de couverture, de sa nature, végétale ou minérale, de son poids, d'exigences techniques particulières, mais surtout de traditions locales et des conditions climatiques.<br></p> <p>La plupart des charpentes sont l'œuvre d'artisans ; charpentiers, menuisiers, couvreurs ou maçons travaillant avec le concours du constructeur, et du voisinage. Les charpentes des maisons traditionnellesdes fermes et des bâtiments d'estive répondent aussi à des modèles culturels qui ont ainsi donné un certain nombre de caractéristiques au bâti rural du Cantal. Les charpentes constituent un héritage de savoir-faire<br></p> <p>La charpente de base est donc composée d'au moins un triangle vertical, la « ferme, formée de deux « arbalétriers » reliés à leur base par un « entrait » et reposant sur les murs-pignons. Chaque ferme est consolidée par un « poinçon » qui est en fait l'hypoténuse du triangle, et qui est consolidé par des « contre-fiches » placées entre les poinçons et l'arbalétrier pour empêcher celui-ci de fléchir.<br></p> <p>Les fermes sont reliées entre elles par la panne faîtière (la poutre délimitant l'arrête du toit) et les pannes transversales, pièces de bois horizontales, espacées de deux mètres environ, portées par les arbalétriers.</p> <p>Les pannes reçoivent les chevrons, parallèles aux arbalétriers et disposés à intervalles réguliers pour recevoir les petites lattes de bois ou les planches perpendiculaires aux chevrons, destinées à supporter et à fixer les matériaux de couverture.</p> <p>Plus le toit est important, et lourde la charge de la couverture, plus on utilise de bois de section importante avec chacun sa fonction particulière.<br></p> <p>Les « sablières » sont les pièces de bois reposant sur les murs. La « noue » se situe au point de rencontre de deux toits dans les constructions en équerre ou à la base des lucarnes. D'autres pièces essentielles existent encore sur les charpentes de nos maisons traditionnelles ‘aisseliers, jambettes, « coyaux, « chantignoles »…Elles ont toutes pour fonction de soulager au maximum les pièces porteuses.</p> <p><strong>La tradition du tracé de la charpente</strong><br></p> <p>Les charpentiers traçaient et taillaient d'avance l'ensemble des pièces qui allaient former la charpente de la construction. Des marques étaient apposées qui permettaient de reconnaître les pièces et de les poser convenablement. De nombreuses charpentes d'origine des burons possèdent encore le témoignage de cette pratique. Les marques taillées au ciseau sont encore visibles.<br></p> <p>La jambette, cette petite pièce de bois légèrement inclinée a pour fonction de soulager le pied de l'arbalétrier d'une ferme ou un chevron. Ce système est très employé pour les charpentes de granges notamment aux toitures à forte pente. Les charpentes de burons n'échappent pas à cette technique typiquement auvergnate.<br></p> <p>-----------<br></p> <p>Sources : site cezalliersianne.asso.fr</p></div> Au 19ème siècle, l'ardoise s'impose sur les estives http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article162 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article162 2014-05-11T12:36:25Z text/html fr pascal voisin <p>Pays traditionnel de la lauze après avoir connu le chaume, le Cantal va adopter l'ardoise progressivement au 19ème siècle. Cette transformation radicale des couvertures est due à la fois à l'arrivée massive de couvreurs de la Corrèze voisine fuyant la crise économique et le développement du chemin de fer. Ainsi, la quasi totalité des burons de la fin du 19ème et du 20ème siècle sont couverts en ardoise.<br class='autobr' /> Aujourd'hui l'ardoise est très présente sur les toits cantaliens dans les villages et sur les bâtiments (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton162.jpg" width='150' height='112' /> <div class='rss_chapo'><p>Pays traditionnel de la lauze après avoir connu le chaume, le Cantal va adopter l'ardoise progressivement au 19ème siècle. Cette transformation radicale des couvertures est due à la fois à l'arrivée massive de couvreurs de la Corrèze voisine fuyant la crise économique et le développement du chemin de fer. Ainsi, la quasi totalité des burons de la fin du 19ème et du 20ème siècle sont couverts en ardoise.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Aujourd'hui l'ardoise est très présente sur les toits cantaliens dans les villages et sur les bâtiments d'estive du XXème siècle. Les différents gisements ardoisiers, les changements de lumière, la patine, les lichens apportent à ces toitures en ardoise des nuances au gris bleuté d'origine. C'est ce qui confère au paysage d'estive et aux villages un charme particulier.<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Du sous-sol aux toitures : la belle bleue : </strong>L'ardoise est une roche très résistante formée il y a 500 à 200 millions d'années à partir de l'érosion de reliefs tombés dans la mer et travaillés de la même façon que les autres schistes, par la pression et la température. Cette roche feuilletée, homogène est de teinte bleu-noir due à une matière charbonneuse. Elle provient de la transformation d'une boue argileuse et micacée, souvent suivie d'un début de métamorphisme lui conférant une surface satinée. Une schistosité régulière se traduit par un débit aisé en plaques millimétriques. Elle avait donc tout pour se retrouver sur le toit des maisons.<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong>L'ardoise de Corrèze s'impose dans le Cantal : </strong>Au milieu du 19<sup>ème</sup> siècle, des couvreurs et carriers arrivent avec leurs familles originaires de Travassac (hameau de la commune de Donzenac et Allansac. Ils s'installent dans le nord Cantal (Murat, Allanche, Marcenat, Vèze, Molèdes…). Après avoir travaillé la lauze de schiste, ils vont développer leur savoir faire acquis en Corrèze en faisant venir de leur département d'origine un matériau qu'ils connaissent bien : l'ardoise.<br><strong></strong><strong></strong><strong></strong><strong></strong><br></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Un nouveau mode de transport</strong> : Le développement du chemin dans le Cantal qui s'est caractérisé par trois lignes formant un triangle dans lequel se trouve le Cézallier et ses marges va énormément contribuer à l'arrivée de l'ardoise corrézienne, facilité par quelques gares d'importance : Murat, Neussargue, Allanche, Massiac, Blesle.<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Provenance de l'ardoise</strong> : L'ardoise en écaille ou en ogive que nous trouvons sur les vieux toits en zone d'altitude à partir de 500 mètres provient des carrières d'Allansac et de Trevassac en Corrèze deux sites à quelques kilomètres de Brive-la-Gaillarde, des gisements exploités depuis le 17<sup>ème</sup> siècle.<br></p> <p style="text-align: justify;">Sa taille est petite, ses qualités esthétiques et techniques excellentes. . Autrefois celle taillée en arrondie sur le coté provenait plutôt de Travassac, celle en pointe d'Allassac Ici et là, surtout dans les grandes villes à basse altitude, on peut remarquer des toits en ardoises carrées d'Anjou ou de Corrèze, diffusées surtout depuis la moitié du 20ème siècle.</p> <p style="text-align: justify;"> <strong>Un gisement et des métiers : </strong>Les carrières d'ardoise corrézienne étaient à ciel ouvert ou en galerie (Travassac). Les blocs extraits étaient de dimensions variés, en moyenne un mètre cube, soit trois tonnes.<strong> Travassac f</strong>ournissait des matériaux au fil très marqué dans le sens de l'ardoise<strong>. Allassac p</strong>roduisait une ardoise avec un fil en biais.<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Types d'ardoises : </strong>La forme et le mode de pose de l'ardoise en ogive ou écaille s'inspirent très largement de ceux de la lauze de schiste, courante dans le Cantal. D'abord fixée à la cheville bois puis au clou forgé elle a en fait progressivement remplacée les anciennes couvertures en lauze.<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Ardoises de rive</strong> : Les rives latérales sur ardoise en ogive de toit sont fragiles, ont plaçait des ardoises plus larges posées pour éloigner l'eau. Ces pièces de rives appelées moraines étaient cloutées généreusement <strong> ; </strong>Les ardoises de rive sont toujours plus grandes et rectangulaire. Le faîtage d'une toiture en ardoise et les arêtes traitées avec des tuiles creuses scélées mais le plus souvent avec du zinc toujours visibles sur de nombreux burons..<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Durée de vie</strong> : 70 ans à 300 en fonction de la qualité du gisement, le type d'extraction, l'épaisseur, le type de pose (clou ou crochet), le pureau (partie visible de l'ardoise), l'entretien<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Couleur :</strong> gris foncé, allant du gris neutre au gris bleuté.<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong>La découpe</strong> : les blocs sont découpés en blocs en respectant le bon sens qui correspond à la direction selon laquelle la roche à plissée. Cel donne le sens de la longueur de la future ardoise.<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Le fendage </strong> : il consiste à diviser les blocs dans l'épaisseur en désolidarisant les feuillets de la roche à l'aide d'un marteau et d'un burin, c'est le rebillage.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>La taille :</strong> consiste à donner à l'ardoise sa forme définitive. Avec un taillant, le cliveur tranforme les morceaux de schiste en feuille d'ardoise et leur donne la forme ronde, ogivale ou carrée. Il la perce pour pouvoir la fixer sur un toit. Cette découpe finale était autrefois faite toujours faite à la main, exigeant une grande précision, une longue expérience et un œil précis.</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Clous : </strong>Selon la pose au clou ou au crochet, la zone mouillée est différente. Les clous devaient impérativement être situés hors de la zone mouillée. La pose à l'ancienne se faisait au clou. L'ardoise posée au clou est sur support de volige elles sont plus serrées que celles posées au crochet. Elle ne peut donc bouger. Mais si c'est la volige qui bouge, l'ardoise peut casser.<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong>Crochets</strong> : A la fin du 19<sup>ème</sup> siècle est apparue la pose au crochet Ce mode de fixation des ardoises est apparu dans la seconde moitié du 19<sup>ème</sup> siècle. Ils sont faits de fils de fer galvanisé cuivre ou acier inoxydable. D'une façon générale, le crochet est à point ou à ressort. En pointe il s'enfonce dans la volige en bois, à ressort il s'accroche sur les liteaux.<br></p> <p style="text-align: justify;">L'ardoise posé aux crochets bénéficie d'une certaine liberté mais dans le cas de vent violent, elle peut être détruite. Dans la plupart des burons ont été utilisés les clous.<br></p></div> Le chaume, première couverture des burons http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article161 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article161 2014-05-11T10:59:30Z text/html fr pascal voisin <p>Le chaume fut la couverture la plus courante depuis les gaulois jusqu'au 19ème siècle dans les vallées comme sur les bâtiments d'estive. Les paysans vivaient en autarcie, la paille, le roseau ou genêt se trouvaient sur place dans les vallées et chacun pouvait couvrir et entretenir sa maison et les bâtiments annexes, notamment les burons d'altitude.<br class='autobr' /> Les artisans chaumiers étaient peu nombreux autrefois. Les paysans étaient donc très souvent chaumier d'occasion, les buronniers aussi. Le toit en chaume (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton161.jpg" width='150' height='108' /> <div class='rss_chapo'><p>Le chaume fut la couverture la plus courante depuis les gaulois jusqu'au 19ème siècle dans les vallées comme sur les bâtiments d'estive. Les paysans vivaient en autarcie, la paille, le roseau ou genêt se trouvaient sur place dans les vallées et chacun pouvait couvrir et entretenir sa maison et les bâtiments annexes, notamment les burons d'altitude.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Les artisans chaumiers étaient peu nombreux autrefois. Les paysans étaient donc très souvent chaumier d'occasion, les buronniers aussi. Le toit en chaume ne nécessitait pas forcément une main d'œuvre professionnelle. Pour les réparations et l'entretien général on pratiquait l'échange de services. Cette pratique existait donc aussi pour les constructions sur "les montagnes".<br></p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>Le chaume une couverture végétale traditionnelle</strong> : </span>Avec le chaume, les anciens pratiquaient déjà le développement durable<br></p> <p>- Paille de seigle : le chaume est la tige du seigle<br></p> <p>- Produit renouvelable, insensible au gel, à la grêle et à la neige.<br></p> <p>- Récolte : après la moisson à la faucille ou à la faux<br></p> <p>- Gerbe ou kiès 40cm (5kg)<br></p> <p>- Gerbes de faîtage : repliées sur l'autre versant en alternance et souvent surépaisseur<br></p> <p>- Pose : 10 kiès au m2, souple et facile à employer<br></p> <p>- Poids au m2 : 25 à 35kg<br></p> <p>- Epaisseur du chaume 30cm pour une parfaite étanchéité. Il permet d'épouser la forme de la charpente et de rattraper l'irrégularité du toit en réglant l'épaisseur du chaume<br></p> <p>- Isolation thermique : le chaume ne transmet pas la chaleur du soleil à l'intérieur de l'habitation. Il représente une couche d'air épaisse<br></p> <p>- Isolation acoustique : la pluie ne fait pas de bruit en tombant sur le toit<br></p> <p>- Charpente : légère donc économique en bois<br></p> <p>- Chevrons formant fermes : tous les mètres<br></p> <p>- Liteaux chevillés : tous les 25 à 30 cm<br></p> <p>Inclinaison de la pente de la charpente : 40 à 50 degrés pour éviter la stagnation de l'eau et de la neige</p> <p>- Durée d'un toit : 40 ans minimum (15 ans pour le genêt)<br></p> <p>- Entretien : après 25 ans le chaume s'amenuise, il faut combler les vides et retrouver de l'épaisseur par de nouvelles gerbes. Un toit en chaume était rarement refait entièrement, mais morceau par morceau.. et ça se voyait au niveau de la couleur.<br></p> <p> <br></p></div> La lauze, pour une couverture incorruptible http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article160 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article160 2014-05-11T10:41:26Z text/html fr pascal voisin <p>Couvrir un bâtiment d'habitation ou utilitaire résultait des conditions climatiques et des ressources en matériaux. En Auvergne, la pierre de lave ne manquait pas. On l'utilisera donc abondamment notamment pour les burons. C'est pourquoi, encore aujourd'hui, les toits recouverts en lauzes font partie intégrante du patrimoine architectural et des paysages d'estive du Cantal.<br class='autobr' /> Les plus anciennes toitures des burons montrent à quel point les anciens maîtrisaient l'art de la construction. Ils avaient une (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton160.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Couvrir un bâtiment d'habitation ou utilitaire résultait des conditions climatiques et des ressources en matériaux. En Auvergne, la pierre de lave ne manquait pas. On l'utilisera donc abondamment notamment pour les burons. C'est pourquoi, encore aujourd'hui, les toits recouverts en lauzes font partie intégrante du patrimoine architectural et des paysages d'estive du Cantal.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Les plus anciennes toitures des burons montrent à quel point les anciens maîtrisaient l'art de la construction. Ils avaient une extraordinaire habileté, n'hésitant pas à utiliser des lauzes de grandes dimensions donnant l'impression au final d'avoir été moulées les unes dans les autres. L'harmonie de l'agencement donnait à la fois l'efficacité et la beauté aux toitures des burons.<br></p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>Un matériau pour défier le temps : </strong></span>Sous le terme général de lauze sont regroupées différent types de pierres : le schiste, le phonolite, le gneiss, le grès.<br></p> <p>La lauze est une dalle obtenue par délitage de la roche volcanique disposée selon un recouvrement décroissant vers le faîtage. Les carrières d'extraction affleuraient le sol. Très nombreuses dans le Cantal elles se situaient à proximité des villages pour éviter les longs et lourds transports en charrette. Son emploi ne parait pas toutefois antérieur au 18<sup>ème</sup> siècle.</p> <p>La lauze était accrochée à la volige appelée douelle dans le Cantal par des chevilles ou directement sur les reins de voûtes maçonnées particulièrement sur les fours à pain, les burons et les porcheries.</p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>Taillée pour une intégration parfaite :</strong></span>La lauze de schiste, la plus employée dans le nord Cantal, taillée en écaille ou en ogive, mesure généralement de 15 à 60 cm et se distingue facilement sur les toitures par son irrégularité et son épaisseur. La lauze rectangulaire d'un côté et arrondie de l'autre servait pour les rives et les noues. Le recouvrement était d'au moins 12 cm. Inusable et donc récupérable, elle avait pour avantage d'offrir une grande résistance aux intempéries, aux incendies et une grande longévité.<br></p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>L'habileté du couvreur mise à l'épreuve</strong> :</span> La largeur et l'épaisseur des lauzes sont irrégulières. Le couvreur devait les choisir une à une pour qu'elles se moulent bien les unes dans les autres, en même temps que les joints se croisent correctement. Un vrai savoir-faire mis à l'épreuve pour chaque toit.<br></p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>La technique du chevillage des lauzes : </strong></span>Une toiture en lauze nécessitait une charpente à toute épreuve pour supporter 10 à 200 kg au mètre carré, soit plus de 20 tonnes de matériaux pour une seule toiture.. La volige de 30mm d'épaisseur était clouée sur des chevrons.<br></p> <p>La fixation se faisait autrefois par des chevilles en bois. Les clous que forgeaient eux-mêmes les couvreurs les ont parfois remplacés réduisant du même coup la durée de l'ouvrage.</p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>La cheville de bois, un rôle essentiel : </strong></span>La fixation des lauzes sur la douelle de schiste et de phonolite était assurée par un système d'assemblage impressionnant dont on mesure toute l'ampleur en observant la charpente de l'intérieur car le chevillage dépasse légèrement sous la douelle.<br></p> <p>La cheville pour lauze est tronconique, polygonale, refendue dans du chêne, du châtaignier ou encore du frêne. Sur le toit elle est arasée à la scie. Pour permettre son recouvrement par les lauzes du rang supérieur. Elle passait dans la lauze soit par un trou, soit le plus souvent par une encoche latérale de chaque côté, notamment pour la phonolite. Elles étaient enfoncées « à la force ».</p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>La lauze de schiste</strong> :</span> Le schiste utilisé pour les lauzes a toujours été impropre à faire de l'ardoise car il se débit en plaques irrégulières en surface, en épaisseur, en formes et en dimensions. Ce type de lauze est souvent la norme dans le Cantal, notamment sur les tours, tourelles, flèches seigneuriales et les absides d'églises, toitures à deux ou quatre pans, dôme également.<br></p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>La lauze de phonolite :</strong></span> C'est une roche magmatique volcanique à structure microlithique fluidale. De couleur grise à verdâtre, elle est composée de feldspah, de feldspathoïde et d'une pâte de verre peu abondante. La phonolite se débite toujours en dalle. Taillée et triée<br></p> <p>Cette roche se caractérise par un son clair quand on frappe une dalle. C'est cette propriété qui a donné son nom à la roche.<br></p></div> Constructions et matériaux adaptés à l'estive http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article159 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article159 2014-05-11T10:21:37Z text/html fr pascal voisin <p>Pour construire des bâtiments fonctionnels adaptés à l'altitude, la rudesse du climat, les burons en pierre depuis le 18ème siècle répondent à un certain nombre de critères : voûte en berceau, murs épais, charpente résistante, couverture en lauze, cheminée intégrée, ouvertures discrètes. Un savoir-faire qui a permis à un grand nombre de burons d'être toujours debout.<br class='autobr' /> Voûtes en berceaux : Les voûtes utilisées dans les burons du Cézallier sont des voûtes en berceaux. Bien que nécessitant une main d'œuvre (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton159.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Pour construire des bâtiments fonctionnels adaptés à l'altitude, la rudesse du climat, les burons en pierre depuis le 18ème siècle répondent à un certain nombre de critères : voûte en berceau, murs épais, charpente résistante, couverture en lauze, cheminée intégrée, ouvertures discrètes. Un savoir-faire qui a permis à un grand nombre de burons d'être toujours debout.</p></div> <div class='rss_texte'><p><span style="color:#b22222;"><strong>Voûtes en berceaux</strong></span> : Les voûtes utilisées dans les burons du Cézallier sont des voûtes en berceaux. Bien que nécessitant une main d'œuvre importante, elles permettaient l'emploi de matériaux trouvés à proximité, l'assurance d'une bonne résistance au temps et aux intempéries et pour sa forte inertie thermique. La voûte se montait en pierre sèche sur un coffrage cintré en planches jusqu'à la clé de voûte.<br></p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>Murs épais</strong></span> : Bâtis en pierres liées à la terre ou assemblés au mortier de chaux, les murs des burons sont de forte épaisseur jusqu'à 1,20m à leur base avec des pierres prélevées sur place.<br></p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>Charpentes résistantes : </strong></span>Les charpentes pour soutenir le toit du buron ont fait leur apparition avec les védélats afin de pouvoir ménager un volume important à l'étage. Elles sont en majorité composées de couples de bois de sapin. La pente était en général de l'ordre de 45 degrés. L'assemblage entre l'arbalétrier et la jambe était renforcée par une jambette. Sur les arbalétriers était posée un épais douellage qui recevait la couverture.<br></p> <p><strong><span style="color:#b22222;">Couvertures minérales : </span></strong>Lauzes de shiste et ardoises se sont partagées les couvertures des burons. Un trou était pratiqué dans la lauze qui venait alors s'accrocher sur une cheville de chêne fixée dans le douellage.<br></p> <p>L'ardoise a été également largement utilisé sur les burons-fermes car elles présentaient l'avantage d'être moins lourdes et moins onéreuses. Utilisée généralement sur les constructions les plus récentes, dans les travaux de réfection, et en substitution progressive des anciennes lauzes. Ce qui donne à certains toits des couvertures panachées. Plus récemment, de nombreux toits de burons ont reçu de la tôle ondulé ou du bac acier, permettant malgré tout d'en préserver un certain nombre.</p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>Cheminées intégrées : </strong></span>On faisait du feu dans tous les burons pour avoir de l'eau chaude pour nettoyer le matériel, pour la préparation des repas et pour se chauffer parfois.<br></p> <p>La cheminée, intégrée au bâtiment dès sa construction n'était jamais implantée dans le mur de séparation de la fromagerie et de la cave, elle se situait toujours dans le mur pignon, qui comportait le conduit. Le feu pouvait être fait directement dans la cheminée, mais le plus souvent dans une cuisinière en fonte ou en tôle émaillée.</p> <p>La partie haute du conduit, la souche en pierre, pouvait prendre différentes formes. Généralement dans le prolongement du mur pignon, dans l'axe du faîtage ou décalé sur l'un des deux versants de la toiture. Des lauzes formant larmiers étaient prises dans la maçonnerie et disposées de manière à assurer l'étanchéité au raccord de la couverture.</p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>Ouvertures discrètes : </strong></span>Dans les plus anciens burons, aucune ouverture n'était pratiquée sur l'extérieur en dehors de la porte d'entrée. Les fenêtres que l'ou trouve sur certains bâtiments révèlent leur constructions beaucoup plus tardive. En effet, dans les bâtiments voûtés, l'aménagement d'une fenêtre à travers l'extrados de la voûte nécessitait la réalisation d'une voussure, une opération complexe dans un mur traditionnel.<br></p> <p><span style="color:#b22222;"><strong>Donne jour ou fenestrou</strong> :</span> La plupart du temps on les trouvait sur le linteau de la porte d'entrée. Ce petit donne-jour ne comportait jamais de menuiserie. Il servait en même temps à ventiler la fromagerie ou la cave, à éclairer et à laisser échapper la fumée. Souvent un barreau métallique protégeait l'ouverture.<br></p></div> Des bâtiments et des contraintes http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article158 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article158 2014-05-11T10:02:42Z text/html fr pascal voisin <p>Liée à la fabrication et à la conservation du fromage, la construction d'un buron était soumise à des contraintes difficiles à concilier entre elles : l'humidité, la fraîcheur et l'obscurité.<br class='autobr' /> Les principales contraintes pour construire des bâtiments d'estive étaient nombreuses notamment :<br class='autobr' /> -l'humidité : la production du fromage amenait une humidité importante à l'intérieur du bâtiment, renforcée par son enfouissement. Une rigole d'évacuation au sol de la fromagerie et la ventilation par un fenestrou était (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton158.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Liée à la fabrication et à la conservation du fromage, la construction d'un buron était soumise à des contraintes difficiles à concilier entre elles : l'humidité, la fraîcheur et l'obscurité.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Les principales contraintes pour construire des bâtiments d'estive étaient nombreuses notamment :<br></p> <p><strong>-l'humidité :</strong> la production du fromage amenait une humidité importante à l'intérieur du bâtiment, renforcée par son enfouissement. Une rigole d'évacuation au sol de la fromagerie et la ventilation par un fenestrou était indispensables.<br></p> <p><strong>-la fraîcheur :</strong> la conservation du fromage demandait une fraîcheur constante d'environ 12 degrés. Le caractère souterrain de la cave y contribuait en grande partie, complété par l'utilisation de la voûte en pierre reconnue pour ses qualités thermiques. La présence d'un volume à l'étage et l'ombre prodiguée par quelques arbres complétaient ce dispositif.</p> <p><strong>-l'obscurité :</strong> elle était absolument nécessaire dans la cave pour une bonne évolution des fromages.<br></p></div> Ruines de burons : mémoire de l'activité fromagère http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article75 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article75 2014-05-11T09:42:37Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique14" rel="directory">Burons du Cantal</a> Les granges d'altitude http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article157 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article157 2014-05-11T09:31:47Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton157.jpg" width='150' height='113' /> Les loges à porc http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article156 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article156 2014-05-11T09:02:59Z text/html fr pascal voisin <p>Les bovins n'étaient pas les seuls animaux conduits à la montagne pour l'estive. Les porcs avaient aussi une place importante dans l'économir pastorale et dans la structuration des bâtiments de l'estive. C'est pourquoi la plupart des burons possédaient des loges à cochons souvent accolés à un enclos fixe. Selon les types de construction, les porcheries étaient situées dans le prolongement du buron, à côte du védélat, ou totalement à part.<br class='autobr' /> L'élevage d'un grand nombre de porcs était presque général dans les (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton156.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Les bovins n'étaient pas les seuls animaux conduits à la montagne pour l'estive. Les porcs avaient aussi une place importante dans l'économir pastorale et dans la structuration des bâtiments de l'estive. C'est pourquoi la plupart des burons possédaient des loges à cochons souvent accolés à un enclos fixe. Selon les types de construction, les porcheries étaient situées dans le prolongement du buron, à côte du védélat, ou totalement à part.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">L'élevage d'un grand nombre de porcs était presque général dans les burons du Cantal. Incorporé à l'élevage des bovins il contribuait à la rentabilité de l'estivage pour les propriétaires des montagnes. Il y avait, plusieurs dizaines de porcs et de porcelets dans les burons engraissés pour les besoins de la ferme et ceux destinés à la vente à la fin de l'été. Ils étaient acheminés sur les montagnes en même temps que les vaches par le train et par la suite en camion. Certaines vacheries montaient les porcs plusieurs jours après les vaches et les descendaient plus tard afin d'achever les provisions de petit-lait.<br></p> <p style="text-align: justify;">Les porcs élevés à la montagne et vendus après l'estive étaient très appréciés notamment par les bouchers des grandes villes du Cantal. Sur le Cézallier lors des foires à Allanche, Maillargues et Pradiers notamment, les porcs y figuraient par centaines sur les foirails.<br></p> <p style="text-align: justify;">Durant l'estive, les cochons, parfois lâchés dans la montagne à proximité du buron, mangeaient principalement dans la fumade où ils soulevaient les mottes de gazon et les déjections desséchées des vaches.</p> <p style="text-align: justify;">Au buron, c'était au pâtre ou l'aide vacher de s'occuper quotidiennement des cochons. Le petit-lait issu de la fabrication du fromage, mélangé avec du son concassé, fournissait la majeure partie de leur nourriture. Ainsi, rien n'était perdu du produit issu de la traite des vaches Salers.</p> <p style="text-align: justify;">Dans certaines porcheries, des pierres taillées prises dans la maçonnerie dès la construction des courettes, permettaient de vider la nourriture des porcs directement dans les auges depuis l'extérieur. On appelait ce système la pierre à petit-lait.<br></p> <p style="text-align: justify;">Indépendantes ou attenantes au buron ou au védélat, les loges à porcs séparées en plusieurs compartiments indépendants étaient de véritables petites maisons édifiées avec soin, toujours bien exposées. Lorsque la configuration du terrain le permettait, l'entrée des loges était au sud. L'accès se faisait généralement par l'intermédiaire de petits enclos bâtis à l'avant des loges. Ces courettes étaient ceintes d'un muret d'environ 1,10m de hauteur dans lequel était pratiquée une porte ouvrant sur l'extérieur.<br></p> <p style="text-align: justify;">Les entrées des loges, toujours très basses, s'ouvraient sur les courettes, et ne dépassaient pas 1,50m de hauteur. L'intérieur était voûté ou parfois couvert d'une charpente. Le sol des loges et des courettes était fréquemment pavé.<br></p> <p style="text-align: justify;">Dans les burons les plus anciens, les loges étaient construites de façon beaucoup plus sommaire. Dans les plus récents, un couloir pouvait desservir une batterie de loges.<br></p></div> La fabrication des fourmes http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article155 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article155 2014-05-10T14:13:01Z text/html fr pascal voisin <p>Au cours des siècles, la fabrication de la fourme avec le lait des estives a subit des modifications techniques. Elle s'est améliorée grâce à l'utilisation de nouveaux matériels apparu vers 1890. Le presse tome et le brise caillé notamment ont remplacé le travail des genoux et des mains des buronniers. Description du processus de fabrication du fromage au buron.<br class='autobr' /> Dès l'arrivée des gerles au buron débutait le long processus de fabrication du fromage grâce au savoir-faire du vacher. Pour avoir un produit (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton155.jpg" width='150' height='108' /> <div class='rss_chapo'><p>Au cours des siècles, la fabrication de la fourme avec le lait des estives a subit des modifications techniques. Elle s'est améliorée grâce à l'utilisation de nouveaux matériels apparu vers 1890. Le presse tome et le brise caillé notamment ont remplacé le travail des genoux et des mains des buronniers. Description du processus de fabrication du fromage au buron.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Dès l'arrivée des gerles au buron débutait le long processus de fabrication du fromage grâce au savoir-faire du vacher. Pour avoir un produit irréprochable, il fallait le faire avec le lait du jour. Les fromages devaient être bienfaits, sans mauvais goût, d'une croûte unie et ferme, d'une pâte grasse et homogène.</p> <p>Le lait utilisé pour la fabrication de la fourme était variable suivant les troupeaux. Sa composition exerçait on s'en doute une influence primordiale sur les rendements.</p> <p>La réussite d'un bon fromage dépendait donc en grande partie de la qualité dulait employé et du travail de fabrication par le vacher du buron, c'est-à-dire le respect des manipulations des sérums et des presses qui modifiaient le rendement et la qualité du fromage Cantal.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">La coupe du caillé</span></strong></p> <p>Le caillé, masse blanchâtre chargée d'eau, est la partie caséeuse du lait riche en matière grasse qui se sépare sous l'action de la présure. Arrivé encore tout chaud dans la salle commune du buron grâce à la rapidité du transport depuis le parc à traire, la gerle remplie de lait était déposée près du feu dans la cheminée pour éviter un refroidissement trop rapide, surtout quand la température extérieure était basse.</p> <p>Le vacher, responsable de la fabrication du fromage, n'écrémait pas le lait, mais s'empressait de le cailler en versant quelques cuillérées de présure.</p> <p>Au bout d'une heure le caillé ayant pris de la consistance, avec le frénial, ustensile formé d'un long manche muni d'une rondelle métallique (autrefois en bois), le caillé était brisé minutieusement. C'est pourquoi le frénial était ordinairement appelé le tranche caillé.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>La séparation du caillé</strong></span></p> <p>L'action du vacher consistait à rassembler les brisures de caillé au centre et au fond de la gerle, par un mouvement circulaire, lent et régulier Avec la ‘planche', tracaïre en langue d'oc, ou encore trassadou. Il s'agissait d'une simple planche de la largueur d'une main parfois percée d'une décoration en forme de cœur, présentant à sa partie inférieure un léger rebord, prolongée d'un manche. Dans le Cantal on utilisait aussi un brise-caillé emboité dans le ramasse caillé.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>L'enlèvement du petit lait</strong></span></p> <p>Pour enlever le petit lait, on se servait du puisoir sorte d'écuelle en forme de champignon renversé,muni d'une poignée fabriqué à l'origine en bois, puis en fer-blanc et enfin en aluminium. Le puisoir était aussi appelé lou coupou ou poset. Il permettait d'arriver à ce que le caillé soit bien égoutté. Il restait donc au fond de la gerle une masse blanche, la future tome.</p> <p>Quant au petit-lait, il était versé dans l'écrémeuse pour récupérer la crème qu'il contenait encore, crème qui servira à fabriquer le beurre de montagne.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Le passage à la presse à tome </strong></span></p> <p>Après avoir été égoutté, le caillé était vidé dans une presse à tome en bois (la catseuse) dans une toile grossière de chanvre. C'est cette opération qui a le plus évolué depuis la fin du 19<sup>ème</sup> siècle. Le vacher devait presser lentement et régulièrement le caillé pour chasser le petit lait qui restait. Le caillé prenait une forme de plus en plus compacte. On obtenait un premier fromage blanc, appelé la tome. Il fallait ensuite la laisser murir, c'est-à-dire la laisser fermenter.</p> <p>Autrefois, cette opération s'effectuait avec les genoux et les mains pendant près d'une heure. L'invention de la presse à tome a simplifié le travail, libéré du temps pour le vacher et surtout amélioré la propreté en supprimant le pressage avec les genoux.</p> <p>L'action de presser la tome demandait de l'attention et de la pratique. Ainsi, un bon vacher veillait, au moment de la pression, à ce que coule seulement que du petit-lait. Il retournait la tome aussitôt qu'il s'apercevait que les matières grasses (le beurre) sortait avec le petit lait</p> <p>L'apparition de la presse marque une sérieuse évolution dans la fabrication du Cantal dans les burons du Cantal. Des presses en série ont été commercialisées, mais de nombreux buronniers ont inventés des presses rudimentaires en adaptant les principes de base.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Le brise tome pour l'émiettement</strong></span><br></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong></strong></span>Instrument introduit dans le Cantal vers 1890, le brise-tome ou moulin à tome ou encore fraiseuse, était un grand entonnoir en tôle galvanisée dans lequel on mettait la tome pressée et durcie. Puis deux cylindres, munies de dents, actionnés par une manivelle la brisait, l'émiettait. Les grains de tome étaient recueillis dans un grand récipient en bois placé au- dessous. </p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>La mise en moule</strong></span></p> <p>Le remplissage du moule cylindrique (une pièce par jour environ) « la forma » qui a donné son nom au fromage, s'opérait par couches successives. Le vacher pressait doucement, égalisait les morceau, salait. Le moule rempli était recouvert d'un couvercle et disposé sous le pressoir pour extraire un dernier reliquat de petit-lait.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>La presse a fromage ou le pesadou</strong></span></p> <p>Après la presse à tome, venait celle à fromage le pésadou. La tome émietté était salée, mise dans un moule entourée d'un linge et enfin placée sous la presse à fromage. C'était en effet lors de ce travail qui requiérait de l'habileté que la tome se rassemble pour former un tout compact et prenait peu à peu, après avoir été retournée souvent, la forme de fromage.</p> <p>Au bout de la première demi-heure il fallait désserer la pièce et la retourner. Après 48h, la pression avait fait son œuvre, le produit tenait et avait pris forme. Le fromage pouvait être sorti du moule et apporté à la cave ;</p> <p>Dans les burons, il y avait plusieurs modèles de presse. Le système primitif appelé pésadou se composait d'un madrier chargé de gros bloc de pierre et se manoeuvrait à l'aide d'un levier. Il avait toutefois l'inconvénient de ne pas permettre de régler facilement la pression. Par la suite le système toujours en bois s'est perfectionné</p> <p>Le fromage restait environ 48h sous la presse, et devait être retourné fréquemment, surtout les premières heures. A chaque fois, le vacher devait changer les linges fins qui enveloppaient la pièce de fromage par du linge sec et très propre.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Dans la cave</strong></span><br></p> <p>Le passage par la presse Dà fromage marquait la dernière étape de production d'une fourme. Après, le vacher transportait le fromage dans la cave voûté du buron ou pendant toute l'estive, il raclera, essuiera, retournera, prendra bien soin de ses pièces, des fromages dont le poids variait de 35 à 50 kilos.</p> <p>Dans la cave du buron, les fromages disposés sur des planches ou des bancs grossiers se bonifiaient et formaient une croûte très épaisse qui assurait ainsi une longue conservation.</p> <p>Durant la première semaine de l'affinage, le vacher devait surtout retourner les pièces tous les deux jours, sinon elles adhéreraient aux planches et s'aplatiraient, les tenir très propre, les brosser tous les deux jours avec une grosse brosse pour enlever la moisissure qui lui donnerait mauvais goût. Les fourmes non brossées risquaient à la longue de se recouvrir d'une moisissure verdâtre qui pouvait atteindre un centimètre d'épaisseur.</p> <p>Un mois et demi plus tard, la fermentation s'étant opérée, la fourme pouvait être mise en vent</p></div> Un combat inégal http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article21 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article21 2014-05-10T13:47:41Z text/html fr pascal voisin <p>Robustes, les burons sont pourtant sujets à de nombreux dommages dus aux rudes conditions climatiques dans le Cantal, mais surtout depuis la dernière moitié du XXème siècle à leur délaissement de la part de leurs propriétaires.<br class='autobr' /> Robustes, les burons sont pourtant sujets à de nombreux dommages dus aux rudes conditions climatiques sur les montagnes du Cantal, mais surtout depuis la dernière moitié du XXème siècle à leur délaissement de la part de leurs propriétaires.<br class='autobr' /> Des dizaines de bâtiments ont ainsi (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton21.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Robustes, les burons sont pourtant sujets à de nombreux dommages dus aux rudes conditions climatiques dans le Cantal, mais surtout depuis la dernière moitié du XXème siècle à leur délaissement de la part de leurs propriétaires.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Robustes, les burons sont pourtant sujets à de nombreux dommages dus aux rudes conditions climatiques sur les montagnes du Cantal, mais surtout depuis la dernière moitié du XXème siècle à leur délaissement de la part de leurs propriétaires.</p> <p style="text-align: justify;">Des dizaines de bâtiments ont ainsi disparu du paysage du Cantalien. Leurs ruines parsèment ici et là les montagnes. Les burons luttent contre le temps dans un combat inégal, à l'issue hélas prévisible pour beaucoup d'entre eux.</p> <p style="text-align: justify;">Les points faibles des burons sont souvent à l'origine des dégradations. Tout d'abord, lorsqu'ils sont attaqués par le vent et la neige chaque hiver. Quand l'eau s'infiltre par une lauze ou une ardoise déplacée, le douellage pourrit, puis la charpente ne tarde pas à faire effondrer toute la toiture. L'eau s'infiltre aussi dans les murs pignons, dans la maçonnerie de la voûte. En un rien de temps, c'est le buron tout entier qui tombe à terre.</p> <p style="text-align: justify;">Les animaux sont aussi à l'origine de la démolition des burons. Les vaches très nombreuses l'été fréquentent les abords des burons désormais sans vie et qui ne bénéficient pas de clôture de protection. Quand la couverture d'un buron descend près du sol, les bêtes tentent de l'escalader, elles se grattent aussi parfois contre le bâtiment au risque de desceller quelques pierres.</p> <p style="text-align: justify;">Ajoutons à tous ces dangers la foudre et les orages violents en été, les pilleurs de lauzes…et aussi la vente des lauzes et des ardoises par quelques propriétaires, dont les bâtiments de leurs montagnes sont devenus pour eux inutiles, voire coûteux.</p> <p style="text-align: justify;"> </p> <p style="text-align: justify;"> </p></div> Organisation quotidienne au buron de La Croix blanche en 1985 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article154 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article154 2014-05-10T13:26:58Z text/html fr pascal voisin <p>Jean Claude Roc a réalisé une enquête ethnographique en 1985 dans un buron près d'Allanche situé en bordure de la D9, entre le hameau de La Gazelle et la ville d'Allanche. Elle a donné lieu à une publication qui fait désormais référence (1). Cette montagne entre 1130 et 1200m d'altitude, avait une superficie de 47 hectares en 1985. Brève présentation du contexte.<br class='autobr' /> Monsieur Antoine Calvet (1914-1997), propriétaire à Saint Simon près d'Aurillac, louait la montagne. Il y faisait monter une soixantaine de (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton154.jpg" width='150' height='104' /> <div class='rss_chapo'><p>Jean Claude Roc a réalisé une enquête ethnographique en 1985 dans un buron près d'Allanche situé en bordure de la D9, entre le hameau de La Gazelle et la ville d'Allanche. Elle a donné lieu à une publication qui fait désormais référence (1). Cette montagne entre 1130 et 1200m d'altitude, avait une superficie de 47 hectares en 1985. Brève présentation du contexte.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Monsieur Antoine Calvet (1914-1997), propriétaire à Saint Simon près d'Aurillac, louait la montagne. Il y faisait monter une soixantaine de vaches de la race de Salers avec leurs veaux et une vingtaine de doublonnes, par le chemin de fer jusqu'en gare d'Allanche et à pied pour le reste du trajet.</p> <p>Trois hommes s'occupaient des bêtes, et l'un d'entre eux plus particulièrement de la fabrication de la fourme. Leur contrat était oral et renouvelable tous les 25 mars. Le vacher, Henri Angely, 65 ans, marié, était le responsable de la production fromagère ; le boutilié Jean Courbesse, 64 ans, célibataire, était son second et le pâtre Emile Rieu, 48 ans, célibataire.</p> <p>La journée de travail s'organisait en deux cycles identiques, conditionnées par la traite. Seul l'émiettement de la tomme, son salage et la mise en moule étaient irréguliers et déterminées par l'importance de la lactation, plus importante au début de l'estive. La fabrication du beurre avait lieu une fois par semaine avec la baratte de type tonneau pivotant, à manivelle…</p> <p>Du 28 mai, jour de la montée à l'estive, au 4 octobre 1985, jour de la dévallade, 90 pièces de fourme auront été élaborées. La production d'une cinquantaine de pièces se s'est poursuivie à la ferme jusqu'à la mi-décembre. Elle reprit en mai lorsque les bêtes furent remises à l'herbe. La fabrication fromagère, les soins aux bêtes, les vêlages, les congés payés occupèrent les trois hommes jusqu'à la nouvelle montée en estive. Comme chaque année le 28 mai 1986.</p> <p>Texte complet paru dans la brochure Tout un fromage, publiée par le Musée régional d'Auvergne de Rioms. Toujours disponible à l'accueil du musée.<br></p> <p>--------------</p> <p>(1) Le buron de la Croix Blanche, Edition Watel, 1989 (épuisé)</p></div> Dernières traces de vie dans les burons du Cézallier (1992) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article151 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article151 2014-05-10T12:10:28Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique52" rel="directory">Images d'archives</a> La saison d'estive sur la montagne de Vèze http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article149 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article149 2014-05-09T16:39:18Z text/html fr pascal voisin <p>Le dernier batier à vivre l'Estive au buron de la Montagne de Vèze fut Marius Chazelon. De 1946 à 1971, avec sa femme, ils quittaient chaque année le hameau de Béteil pour exercer un métier qui n'était pas de tout repos. Un métier avec beaucoup de responsabilités et une réelle liberté d'initiative. A la fin de la saison le salaire forfaitaire était versé par la mairie de Vèze, propriétaire de la Montagne".<br class='autobr' /> "La saison de l'Estive avait lieu à des dates immuables : du 15 mai au 9 octobre de chaque année. La (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique19" rel="directory">Témoignages de buronniers</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton149.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Le dernier batier à vivre l'Estive au buron de la Montagne de Vèze fut Marius Chazelon. De 1946 à 1971, avec sa femme, ils quittaient chaque année le hameau de Béteil pour exercer un métier qui n'était pas de tout repos. Un métier avec beaucoup de responsabilités et une réelle liberté d'initiative. A la fin de la saison le salaire forfaitaire était versé par la mairie de Vèze, propriétaire de la Montagne".</p></div> <div class='rss_texte'><p>"La saison de l'Estive avait lieu à des dates immuables : du 15 mai au 9 octobre de chaque année. La Montagne communale de Vèze accueillait les vaches de tout âge : les « bourettes » (de plus d'un an), mais surtout les « bîmes » (de plus de deux ans) et quelques vaches adultes taries. Parfois s'y mêlait un taureau. Tous ces animaux étaient des « Salers » même si trois où quatre « Aubrac » se perdaient dans la masse des 200 à 300 bêtes du troupeau.Dans les années quarante, il n'y avait très peu de fils barbelés. Les limites de la Montagne étaient donc signalées par de grosses pierres, « les caïres » posées de loin en loin. Mais ces limites que nous devions respectées étaient toutefois approximatives.<br></p> <p>Dès le 14 mai arrivaient à la Montagne d'abord les bêtes du village de Vèze, à pied comme il se doit. Les 15,16 et17 mai parvenaient les « étrangères » d'Aurillac, Mauriac, Maurs et même de l'Aveyron. Arrivées en train jusqu'à la gare d'Allanche elles finissaient le trajet à pied au son des clochettes et autres sonnailles.</p> <p>Chaque propriétaire avait sa marque pour ses bêtes et le bâtier tenait bien à jour un carnet sur lequel il indiquait pour chacun le nom, la marque, le nombre de bêtes avec un descriptif sommaire complété par l'adresse du propriétaire.<br></p> <p>Dès 7 heures du matin, les vaches partaient pour les « bordures » de la Montagne. Pour éviter le gaspillage de l'herbe, toute la matinée, le troupeau était ainsi maintenu le long des limites de la Montagne par deux bergers : un côté Montagne et l'autre côté bordures. Le troupeau se disposait alors en un long ruban surveillé sur les longs côtés.</p> <p>A midi, les bêtes rentraient au parc jusqu'à 15 heures. Ce parc carré de cent claies, dont un côté de claies pleines, les redas, était déplacé tous les deux jours ce qui permettait la fumade. Après 15 heures, le troupeau allait paître presque en liberté surveillé par un seul berger qui évitait la dispersion des bêtes. Le matin et l'après-midi, le berger veillait à faire boire les bêtes dans les grands troncs de sapin creusés, les bachass, déposées près des sources. A la tombée de la nuit le troupeau regagnait le parc.</p> <p>Le berger devait aussi veiller à l'état de santé des animaux, donner les premiers soins et prévenir les propriétaires s'il n'y avait pas d'amélioration, d'ou l'importance des marques.</p> <p>-------------<br></p> <p>Sources : site cezalliersianne.asso.fr<br></p></div> Marcel, vacher sur l'estive des Fortuniers http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article19 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article19 2014-05-09T16:24:31Z text/html fr pascal voisin <p>Cinq heures, le jour se lève en ce jour d'été. L'horizon s'éclaircit sur les croupes du suc de Fondevialle et de la Brèche de Giniol. Quelques brumes emplissent encore le vallon du ruisseau de la Meule entre le bourg de Vèze et le hameau du Lac. Marcel doit partir sur la montagne des Fortuniers pour la traite.<br class='autobr' /> « Comme chaque matin Marcel le vacher s'éveille de bonne heure. Il écarte les rideaux de l'alcôve de la grande pièce commune, soulève les couvertures. Assis sur le bord du lit, les pieds sur le (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique19" rel="directory">Témoignages de buronniers</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton19.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Cinq heures, le jour se lève en ce jour d'été. L'horizon s'éclaircit sur les croupes du suc de Fondevialle et de la Brèche de Giniol. Quelques brumes emplissent encore le vallon du ruisseau de la Meule entre le bourg de Vèze et le hameau du Lac. Marcel doit partir sur la montagne des Fortuniers pour la traite.</p></div> <div class='rss_texte'><div>« Comme chaque matin Marcel le vacher s'éveille de bonne heure. Il écarte les rideaux de l'alcôve de la grande pièce commune, soulève les couvertures. Assis sur le bord du lit, les pieds sur le coffre de bois, il enfile ses vêtements. Le café noir, fait la veille, tinte en glougloutant, en tombant au fond de la petite casserole… Une allumette craque… La mèche du réchaud à pétrole s'enflamme… Bientôt le café chante au fond du récipient. Marcel l'avale tout chaud puis sans perdre de temps il enfile le bourgeron, endosse le bidon à bretelles, empoigne le seau en fer blanc. Il est prêt pour démarrer la journée là- haut sur les estives.<br></div> <p>Sa chienne Fauvette l'attend devant la porte. C'est son compagnon de route en ces heures matinales, au même titre que la cigarette de gris roulée.<br></p> <p>Et c'est parti pour une demi heure de route par un chemin creux, caillouteux, mal aisé. Les galoches ferrées résonnent sur les larges pierres.<br>Marcel traverse le village qui s'éveille difficilement avec les chants des coqs qui se répondent, les aboiements de quelques chiens, les jurons de quelque fermier encore mal réveillé. L'eau de la fontaine chantonne encore. Dans quelques instants, elle sera plus discrète, les bruits du jour l'auront avalée. Les crêtes des toits, les silhouettes des arbres se découpent peu à peu sur le levant. Les premières fumées quittent les cheminées et montent dans le ciel clair.</p> <p>Le chemin s'élève entre les prés bordés de haies, d'où monte l'odeur des foins fraîchement coupés. Puis c'est le plateau, vaste étendue légèrement vallonnée. Les arbres ont disparu. La monotonie des courbes est rompue par les rangées rectilignes de barbelés délimitant chaque « montagne » et les vedelats, ces baraques en planches où dorment les veaux, posés ça et là derrière une murette ou un bouquet de buissons, près d'une source ou d'un ruisselet. C'est la montagne à vaches. Marcel la connaît bien depuis le temps qu'il y revient chaque jours durant l'estive.<br></p> <p><strong>Le domaine de l'estive</strong><br></p> <p>A l'approche de la montagne Fauvette a déjà quitté son maître. Elle a senti les quatre vaches à l'autre bout de la parcelle, sur un faux plat où elles dorment encore, couchées au milieu des gentianes. A l'arrivée de la chienne, elles se lèvent, s'étirent et se « lâchent ». Lentement elles s'approchent de la baraque où leurs veaux ont passé la nuit. Fauvette les suit calmement sans aboyer, sans agressivité. On vit ensemble que diable. Chacun connaît les règles et les respecte. Chacun a ses pouvoirs et les appliquent. C'est la loi de la montagne et de l'Estive.</p> <p>Dans le parçou, l'enclos entouré de claies en bois devant la baraque, Marcel a lâché les veaux qui gambadent et commencent à appeler leur mère en devinant leur approche. Il a posé son bidon et le seau en fer blanc à même le sol. Il attache la selle à un seul pied avec un harnais en cuir, vérifie que sa corne à sel est bien pleine. Calmement assis sur la selle, le seau à portée de main il roule une deuxième cigarette en attendant l'arrivée des laitières.</p> <p>Les voilà ! Chaque vache attend, dans le calme, près du parçou. Elles ont l'habitude. Un veau est lâché. Il file sous sa mère et avale goulûment les premières gorgées de lait. Le plaisir sera bref : le temps de goûter les quatre mamelles pour amorcer la traite, amirer . Bientôt, la corde entoure son cou et les bras puissants de Marcel le repoussent jusqu'à la jambe avant de sa mère où il sera lié pendant la durée de la traite.</p> <p>Une poignée de sel sur le dos du jeune animal calme la vache rouge, qui, d'un large coup de langue, récupère cette friandise et la savoure. Le vacher s'est assis, bien campé sur sa selle, le seau en fer blanc coincé entre les jambes. Les doigts puissants serrent et tirent les mamelles opposées. Le lait chaud et odorant gicle en chuintant au fond du seau.<br>Peu à peu le liquide blanc, recouvert d'une écume crémeuse emplit le récipient. La vache n'a pas bougé. Trois mamelles sont vides. Marcel se lève déjà… et la quatrième ? Il tire sur la corde. La boucle cède et libère le veau qui se précipite vers le pis et trouve rapidement la mamelle restante où il va se régaler goulûment. Le lait est vidé dans le bidon. Une toile fine, tendue avec quatre épingles à linge sur l'ouverture sert de filtre. L'opération est recommencée pour chaque vache.</p> <p>Mais aujourd'hui Marcel n'est pas seulement venu à la montagne pour traire. Le plus âgé des veaux mâles et déjà bien gras est recouvert par notre vacher d'un sac en toile de jute. Quel accoutrement ! Ce n'est pourtant pas carnaval ! Mais quel mauvais présage pour le veau car dans quelques jours, il sera vendu au boucher du canton d'Allanche. Le sac de toile imprégné de son odeur sera désormais placé sur le dos de l'un de ses congénères qui le remplacera auprès de sa mère pour amorcer la traite.<br></p> <p>La traite est finie ou presque. Chaque veau est équipé d'une muselière hérissée de piquants. S'il lui vient à l'idée de se servir directement au pis, pendant la journée, la mère, blessée par les pointes, le chassera bien vite et il ira brouter à volonté sa ration d'herbe tendre et savoureuse ou courir dans les vastes espaces de cette partie du Cézallier oriental. Les vaches attendent car Marcel doit enduire leurs mamelles fragiles de graisse. L'opération terminée, elle accompagnent comme chaque jour leur progéniture vers l'abreuvoir et avalent leur ration d'eau pour la matinée avant de s'égayer dans les verts pâturages.</p> <p>Marcel a rangé sa selle et la boite de graisse dans la cabane. Assis sur le bidon qu'il vient de refermer, il roule une cigarette pour le retour vers le village tout en regardant se disperser son minuscule troupeau.<br>Le seau à la main, le bidon sur le dos, Marcel referme le travers, jette un dernier coup d'œil sur son petit troupeau et prend le chemin du retour. Le bidon est lourd, le seau est plein, mais le chemin descend vers le village où tout s'anime.</p> <p>Il retrouve sa maison maintenant inondée de soleil. La soupe fumante vient d'être trempée dans un bol recouvert d'une assiette retournée. Marcel était attendu.</p> <p>Denis Hermet<br></p></div> Le monument de l'estive (1996) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article148 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article148 2014-05-09T16:09:53Z text/html fr pascal voisin <p>Installé depuis le 1996 sur la place du Cézallier d'Allanche, une sculpture de pierre, œuvre du sculpteur auvergnat Jean Chaussard, évoque la force tranquille de la vache rouge et son instinct maternel. Elle veille sur l'ancien foirail autrefois si prospère, bruissant durant de nombreuses années lors des grands rendez-vous du marché bovin de la ville d'Allanche.<br class='autobr' /> C'est le Comité de la célèbre fête de l'estive d'Allanche qui a proposé la réalisation d'un monument afin d'honorer les éleveurs, les estives et (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton148.jpg" width='150' height='108' /> <div class='rss_chapo'><p>Installé depuis le 1996 sur la place du Cézallier d'Allanche, une sculpture de pierre, œuvre du sculpteur auvergnat Jean Chaussard, évoque la force tranquille de la vache rouge et son instinct maternel. Elle veille sur l'ancien foirail autrefois si prospère, bruissant durant de nombreuses années lors des grands rendez-vous du marché bovin de la ville d'Allanche.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">C'est le Comité de la célèbre fête de l'estive d'Allanche qui a proposé la réalisation d'un monument afin d'honorer les éleveurs, les estives et la vache Salers. L'hommage se voulait large et sincère consacrant une trilogie : un pays : le Cantal, des hommes :les paysans, une race : la Salers. Hommage appuyé aux paysans du Cantal qui maintiennent avec passion la tradition de l'élevage. A l'animal aussi, cette vache rouge, emblématique du Cantal, reconnue pour la qualité de son lait et de sa viande. Au Cantal enfin, et plus spécialement le Cézallier dont l'harmonie des paysages, l'humanité et la sérénité des habitants et la saveur du fromage lui confèrent un charme particulier bien mérité.<br></p> <p style="text-align: justify;">Pour arriver à l'œuvre définitivement en place à Allanche, tout a commencé lorsque le Président de l'Association « L'Estivade en Cézallier », organisatrice dès 1992 de la première fête de l'Estive, soumet à l'Assemblée Générale de l'association l'idée de réaliser une vache grandeur réelle pour assurer la promotion de cette fête. Monsieur Portefaix, artisan à Ruynes-en-Margeride sculpte une vache en fer. L'œuvre sera exposée à la fête de l'Estive de 1994 sur la place du Cézallier. Elle ne fait pas l'unanimité. On suggère alors d'employer la pierre.<br></p> <p style="text-align: justify;">Après consultation de différents sculpteurs auvergnats, Jean Chauchard est choisi. L'artiste n'est pas ignorant du pastoralisme de montagne, lui qui est né en pays d'Aubrac où la transhumance se perd là aussi dans la nuit des temps. Après consultation de ses amis aveyronnais avant d'accepter la commande, et une collaboration enrichissante avec le monde agricole, la maquette qui représente une vache avec son veau et le vacher fut acceptée.<br></p> <p style="text-align: justify;">Deux ans de conception du projet furent nécessaires. Un large montage financier dont une souscription permettra de financer la moitie du budget, le reste viendra de contributions diverses et de subventions des collectivités.</p> <p style="text-align: justify;">Le choix de la pierre fut aussi capital, un bloc de lave basaltique de 6m3 et d'un poids de vingt tonnes sera extrait de la carrière de pierre volcanique de Bouzentès près de Saint-Flour. Après 10 mois de travail de taille dans son atelier de Moissat dans le Puy-de-Dôme, de multiples retouches et finitions, Jean Chaussard a créé une œuvre de 1,80 de hauteur créant un témoin permanent d'une pratique aussi ancestrale que moderne pour faire vivre l'art de l'estive.</p> <p style="text-align: justify;">Depuis son installation le 7 novembre 1996, le monument invite les passants à s'intéresser à une forme d'estive beaucoup plus ancienne que celle pratiquée désormais dans le Cézallier et tout le Cantal. Un bel hommage en attendant celui qui sera fait à Pierrefort au buronnier, l'autre acteur des estives. <br></p> <p style="text-align: justify;">----------<br></p> <p style="text-align: justify;">Sources : Plaquette éditée par l'Association l'Estivade en Cézallier<br></p></div> A chaque vache la bonne cloche http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article147 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article147 2014-05-09T14:12:09Z text/html fr pascal voisin <p>Le carillon des montagnes, c'est le son du troupeau en marche lorsque toutes les cloches sont accrochées au coup des vaches et des veaux. Et il ne faut pas se tromper, quand on a mis une cloche à une vache c'est pour toute l'estive. Choisir une cloche pour chaque vache est un vrai savoir-faire encore mis en pratique aujourd'hui pour l'estive dans le Cantal ; André Ricros donne ici le témoignage d'un vrai carillonneur<br class='autobr' /> La cloche d'une vache, c'est beaucoup plus important qu'on ne croit explique André (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton147.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Le carillon des montagnes, c'est le son du troupeau en marche lorsque toutes les cloches sont accrochées au coup des vaches et des veaux. Et il ne faut pas se tromper, quand on a mis une cloche à une vache c'est pour toute l'estive. Choisir une cloche pour chaque vache est un vrai savoir-faire encore mis en pratique aujourd'hui pour l'estive dans le Cantal ; André Ricros donne ici le témoignage d'un vrai carillonneur</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">La cloche d'une vache, c'est beaucoup plus important qu'on ne croit explique André Ricros dans le document qui accompagnait l'exposition « Tout un fromage » au Musée régional d'Auvergne de Rioms. On ne peut pas la lui enlever, elle serait perdue. On ne peut pas la mettre à une autre, ce serait la bagarre assurée. En plus, le troupeau a un ordre, une hiérarchie qu'il faut respecter jusque dans le choix des cloches. Et chaque année le troupeau change. Il y a celle qui était dernière qui se retrouve devant. Il y a celle qui mène, il y a celle qui suit. Il y a celle qui a été vendue, il y a celle qui a été acheté.<br></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#b22222;"><strong>Le choix pour la période d'estive</strong></span><br></p> <p style="text-align: justify;">« …Tous les jours, les vaches sont sorties pour aller boire et se dégourdir les pattes. Assis sur un caillou, j'attends qu'elles aient fini pour rentrer à l'étable, parce que c'est à ce moment-là qu'elles vont se ranger dans la nouvelle hiérarchie du troupeau. C'est ce moment précis que j'attends. Là, je les observe minutieusement, je regarde toutes les attitudes, les moindres détails, tous les coups de tête qu'elles se donnent, pour voir comment cette année elles se réorganisent.</p> <p style="text-align: justify;">Lorsque je rentre à la maison et après la sieste, tous les après-midi, je fais ma promenade, toujours la même, comme un sommambule. J'ai 150 cloches de vaches et 150 cloches de veaux. J'en connais tous les sons, tous les timbres, toutes les vibrations. En marchant pas à pas, de jour en jour, de semaine en semaine, je fabrique le carillon. Je suspends, dans ma tête chaque cloche et l'associe à une vache. La seule chose qui m'importe, c'est d'associer la bonne cloche à la bonne vache. <br>De jour en jour, j'en place 10, puis 20, puis 100..à chaque fois que je remue ma tête, j'entends le carillon s'organiser, je contrôle…La dernière chose à faire, c'est d'accorder le grelot du chien.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#b22222;"><strong>Prêt pour la « Montade »</strong></span><br></p> <p style="text-align: justify;">« La veille du départ pour l'estive, je passe la nuit à me retourner et à me retourner dans mon lit. N'y tenant plus, sans faire de bruit je part pour l'étable. Arrivé à l'étable, je reste quelques secondes à respirer l'odeur des bêtes. Puis je fais le tour, je les touche, Cà y est, c'est le jour. Une nouvelle effervescence me reprend. Je vais chercher une cloche, la fait sonner, persuadé que la vache à qui je l'ai attribué va la reconnaître. Je m'approche d'elle et lui mets la cloche. J'accroche ainsi toutes les autres cloches, les unes après les autres.<br>Après je vais derrière l'étable de la ferme couper quelques genêts pour décorer les vaches de tête. Je suis prêt. Les autres hommes arrivent, on fait la dernière traite d'avant la campagne et profitons de ce seul moment pour accrocher les cloches aux veaux.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#b22222;"><strong>La marche du troupeau</strong></span><br></p> <p style="text-align: justify;">Alors que le boutillé et le berger sont en train de détacher les vaches, je file sur le chemein où elles vont passer, je me mets à 500m plus haut…j'attend les bêtes sortent et s'agglutines parceque tant que la vache de tête n'est pas sortie, le troupeau ne peut pas s'organiser.<br>L vache de tête sort entraînant les autres qui trouvent leur place dans ce puzzle qu'elles seules maîtrisent. Tout en haut, debout, j'écoute et je regarde les vaches monter vers moiet d'un couple carillon du troupeau se mélange à celui que j'ai dans la tête, c'est la même chose. Cette année encore, je ne me suis pas trompé. Le troupeau s'écoule interprétant les premières mesures d'une symphonie pastorale qui durera plus de cinq mois ».<br>André Ricros<br>Extrait de la plaquette « Tout une fromage » (2008)<br></p></div> La montade, un voyage à pattes et une fête http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article146 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article146 2014-05-09T14:02:59Z text/html fr pascal voisin <p>La montée à l'estive, la montade, était une fête aussi bien pour les hommes que pour les animaux. Chacun s'y préparait à l'avance. Le jour de la saint Urbain, le 25 mai, c'était le départ. Le rendez-vous était fixé sur la place du village ou du hameau. Hommes et bêtes se rassemblaient pour une vraie aventure de plusieurs dizaines de kilomètres vers les montagnes couvertes d'une herbe bien verte.<br class='autobr' /> Pour ce grand voyage annuel, chaque vache et parfois même les veaux avaient leur cloche autour du cou. La (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton146.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>La montée à l'estive, la montade, était une fête aussi bien pour les hommes que pour les animaux. Chacun s'y préparait à l'avance. Le jour de la saint Urbain, le 25 mai, c'était le départ. Le rendez-vous était fixé sur la place du village ou du hameau. Hommes et bêtes se rassemblaient pour une vraie aventure de plusieurs dizaines de kilomètres vers les montagnes couvertes d'une herbe bien verte.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Pour ce grand voyage annuel, chaque vache et parfois même les veaux avaient leur cloche autour du cou. La meneuse avait les cornes et le dessus de la tête ornés de fleurs, de feuillages et de rubans. <br>Le prêtre bénissait les hommes ainsi que les animaux. C'était une véritable caravane qui se mettait en route, sous l'œil des habitants du village et quittait la ferme pour cinq mois, avec veaux, vaches, cochons, chiens, hommes et victuailles. <br>C'est traditionnellement autour du 13 octobre, jour de la saint Géraud qu'avait lieu la dévalade : la redescente dans la vallée, également moment de liesse.<br></p></div> La grande actrice des estives du Cantal http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article145 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article145 2014-05-09T10:10:03Z text/html fr pascal voisin <p>Actrice majeure de la transhumance, la Salers assure depuis des décennies la valorisation des pâturages du Cantal. Elle est reconnaissable à ses cornes très caractéristiques en forme de lyre et à sa couleur acajou.Le caractère rustique de la Salers s'est forgé au fil du temps<br class='autobr' /> C'est Tyssandier d'Escous, vers 1850, qui est considéré comme le fondateur de la race Salers. Appliquant ses théories sur l'amélioration génétique en accouplant les meilleurs sujets entre eux, il a construit une solide réputation (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton145.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Actrice majeure de la transhumance, la Salers assure depuis des décennies la valorisation des pâturages du Cantal. Elle est reconnaissable à ses cornes très caractéristiques en forme de lyre et à sa couleur acajou.Le caractère rustique de la Salers s'est forgé au fil du temps</p></div> <div class='rss_texte'><p>C'est Tyssandier d'Escous, vers 1850, qui est considéré comme le fondateur de la race Salers. Appliquant ses théories sur l'amélioration génétique en accouplant les meilleurs sujets entre eux, il a construit une solide réputation aux animaux. Les qualités maternelles de la Salers garantissent la production d'un veau par vache et par an.<br></p> <p>Le caractère rustique de la Salers s'est forgé au fil du temps. Avec ses onglons noirs et ses excellents aplombs, la Salers peut marcher longtemps sur n'importe quel sol. Elle supporte de longues périodes dans les étables en hiver. Sa robe acajou, sa rusticité et la légère pigmentation de ses muqueuses lui permettent une bonne résistance à la chaleur. Grâce à son poil frisé, elle résiste aussi aux hivers froids et rigoureux. La Salers ne craint pas les fortes variations de températures sur les hauts plateaux d'estive du Massif Central. Les pâturages du Cantal étaient donc un espace tout à fait adapté à « la vache rouge » qui a d'abord été une race fromagère.<br></p> <p>Lorsque que la Salers est traite pour la fabrication du fromage elle peut produire jusqu'à 4000 kg de lait par an, un lait qui depuis fort longtemps possède des qualités exceptionnelles pour la transformation fromagère. Ce n'est donc pas un hasard si les troupeaux montés aux estives étaient de la race Salers.<br></p> <p>Hier la Salers était principalement une race allaitante. Aujourd'hui, elle offre de sérieux atouts à la filière viande qui bénéficie depuis 2004 d'un Label Rouge. Elle est désormais représentée sur l'ensemble du territoire français et dans une trentaine de pays sur les 5 continents.<br></p></div> Une organisation bien rodée http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article143 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article143 2014-05-09T09:58:29Z text/html fr pascal voisin <p>C'est principalement la traite des vaches qui rythmait la journée de travail au buron. Elle avait lieu deux fois par jour, le matin à partir de 5 heures et le soir dès quinze heures. Pour une soixantaine de laitières, la traite durait à peu près deux heures et demie. De ce recueil quotidien du lait, l'or des buronniers, dépendait toute l'activité fromagère du buron. La traite exigeait donc une organisation bien rodée.<br class='autobr' /> Pour la traite du petit matin, les veaux étaient sortis du védélat ou ils passaient (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton143.jpg" width='150' height='106' /> <div class='rss_chapo'><p>C'est principalement la traite des vaches qui rythmait la journée de travail au buron. Elle avait lieu deux fois par jour, le matin à partir de 5 heures et le soir dès quinze heures. Pour une soixantaine de laitières, la traite durait à peu près deux heures et demie. De ce recueil quotidien du lait, l'or des buronniers, dépendait toute l'activité fromagère du buron. La traite exigeait donc une organisation bien rodée.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Pour la traite du petit matin, les veaux étaient sortis du védélat ou ils passaient la nuit. Les vaches, étaient dans le parc depuis le soir. La première vache devait être impérativement la même à chaque traite ainsi que la dernière.<br></p> <p style="text-align: justify;">Pour l'amorce, le pâtre conduisait le veau vers sa mère assujetti par le cou grâce à une corde. Pour une Salers, pas de veau, pas de lait. On laissait téter le jeune animal une minute, puis on lui attachait la tête à la patte avant gauche de sa mère. La traite pouvait alors commencer pour le vacher bien assis sur la selle après avoir donné à la vache un peu de sel.</p> <p style="text-align: justify;">La traite finie, on laissait les veaux téter, puis ils étaient séparés de leur mère. Toutes les deux ou trois vaches, le lait était transféré dans la gerle à travers une étamine de chanvre afin de filtrer les impuretés. Les gerles étaient convoyées vers le buron à l'épaule ou en charrette.</p> <p style="text-align: justify;">Pour la traite du soir se répétait le même dispositif<br></p></div> Témoignages de pratiques ancestrales http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article144 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article144 2014-05-09T09:56:23Z text/html fr pascal voisin <p>Arrivé au parc je lâchais les veaux qui appelaient tout de suite leur mère. J attachais ma selle à un seul pied avec un harnais en cuir, je vérifiais que ma corne à sel était bien pleine. Assis sur la selle, le seau à portée de main, j'attendais l'arrivée des laitières.<br class='autobr' /> Chaque vache attend, dans le calme, près du parc. Elles ont l'habitude. Un veau était lâché. Il filait sous sa mère et avalait goulûment les premières gorgées de lait. Le plaisir était bref : le temps de goûter les quatre mamelles pour (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton144.jpg" width='150' height='106' /> <div class='rss_texte'><p>Arrivé au parc je lâchais les veaux qui appelaient tout de suite leur mère. J attachais ma selle à un seul pied avec un harnais en cuir, je vérifiais que ma corne à sel était bien pleine. Assis sur la selle, le seau à portée de main, j'attendais l'arrivée des laitières.<br>Chaque vache attend, dans le calme, près du parc. Elles ont l'habitude. Un veau était lâché. Il filait sous sa mère et avalait goulûment les premières gorgées de lait. Le plaisir était bref : le temps de goûter les quatre mamelles pour amorcer la traite. Rapidement, j'entourais son cou avec une corde tout en le repoussant jusqu'à la jambe avant de sa mère. Il était lié ainsi pendant la durée de la traite. Je mettais une poignée de sel sur le dos du jeune animal ce qui calmait la vache rouge qui récupérait cette friandise et la savourait.<br>Bien campé sur ma selle, le seau en fer blanc coincé entre mes jambes la traite pouvait commencer. Mes doigts serraient et tiraient les mamelles opposées. Le lait chaud et odorant giclait au fond du seau. Quand trois mamelles étaient vides, je tirais sur la corde pour libérer le veau qui se précipitait vers le pis pour se régaler goulûment. Le lait recueilli était alors vidé dans la gerle. Une toile fine, tendue avec quatre épingles à linge sur l'ouverture servait de filtre. L'opération était recommencée pour chaque vache… »<br>Marcel, vacher sur l'estive de la montagne des Fortuniers (Vèze 1949)<br></p> <p>« Je me levais à 3 heures du matin pour la traite jusqu'à huit heures, période de travail suivie d'une sieste. Après le repas de midi, le lait était transformé en fromage selon les techniques anciennes. Vers 15H30, reprenait la deuxième traite quotidienne et cela jusqu'à 19H. . <br>André Jarry, valet au buron de la montagne de Ciment (Vèze 1950)</p> <p>« On graissait les pis des vaches, matin et soir pour éviter qu'elle ne se blesse. Il ne fallait surtout pas oublier de le faire. Le produit était vendu à la quincaillerie d'Allanche. Quand une vache avait une mammite, on avait la chance d'avoir notre vacher qui avait un don pour faire passer le mal.<br>Le pâtre arrivait avec les veaux qui dormaient dans le védélat. Parfois c'était dans le brouillard, il s'est plusieurs fois perdu. Après la traite, nous avions une petite fierté, celle de fermer les gerles avant les autres burons des autres montagnes. Le premier qui tapait les deux gerles en même temps, on savait alors que la traite était terminée chez le voisin. Le son porte très loin sur les estives… »<br>Jean Louis Papon, aide-vacher au buron de Courbière-Haut (Pradiers 1961)<br></p></div> Les activités saisonnières sur le Massif cantalien http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article142 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article142 2014-05-09T08:43:01Z text/html fr pascal voisin <p>Le climat extrêmement rude du Massif Cantalien rend quasiment impossible toute forme d'habitat permanent, au dessus de 1200 m d'altitude. Les sommets cantaliens ont depuis des siècles des prédispositions à l'élevage, en particulier leur production herbagère importante. La dernière phase d'activité des montagnes était axée sur la fabrication de fromages à base de lait de vache. Quelques textes concernant des secteurs d'altitude du Massif Central fournissent des indices sur les activités pratiquées en (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory">Sur les montagnes Cantaliennes</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton142.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Le climat extrêmement rude du Massif Cantalien rend quasiment impossible toute forme d'habitat permanent, au dessus de 1200 m d'altitude. Les sommets cantaliens ont depuis des siècles des prédispositions à l'élevage, en particulier leur production herbagère importante. La dernière phase d'activité des montagnes était axée sur la fabrication de fromages à base de lait de vache. Quelques textes concernant des secteurs d'altitude du Massif Central fournissent des indices sur les activités pratiquées en moyenne montagne.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">L'élevage bovin a été le plus courant, durant l'époque moderne (1). En 1584 déjà, les tenanciers de trois montagnes appartenant à l'abbé d'Aubazines, sur le plateau du Limon, reconnaissaient tous tenir des « têtes d'herbaige à corne ». Plusieurs centaines d'hectares leur étaient consacrées. Les vaches laitières tenaient une place particulièrement importante dans ce système, car elles fournissaient quotidiennement le lait nécessaire à la confection des fromages, appelés « jaunades » puis « fourmes ». <br></p> <p style="text-align: justify;">Selon Léonce Bouyssou (2), les montagnes ont été utilisées à cette fin au moins depuis le XVe siècle. Les fromages fabriqués étaient le fruit d'un système d'exploitation individuel. En effet, contrairement au Jura, où le lait nécessaire à la fabrication du fromage était chaque jour mis en commun par plusieurs estivants, les fourmes de cantal étaient confectionnées individuellement, à partir de la production laitière d'un seul troupeau.<br></p> <p style="text-align: justify;">A l'époque moderne, la race Salers n'est pas encore connue. Son individualisation ne s'est effectuée que vers les années 1820-1830. Avant cette date, les capacités productrices des vaches laitières étaient probablement moindres. Louis Bouyssou a noté une superficie moyenne des montagnes, de 20 à 30 têtes d'herbages, pour la région du Plomb du Cantal, au XVIIe siècle. En 1731, il est dit dans un mémoire anonyme que « 30 vaches doivent produire 22 quintaux et demi de fromage</p> <p style="text-align: justify;">D'après différentes sources, la masse d'une fourme pouvait varier d'un quintal à plus de deux, selon les régions, sachant qu'à Thiézac, cette unité de mesure valait 49 kg.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Des modes anciens de fabrication du fromage</strong></span><br></p> <p style="text-align: justify;">La méthode générale de fabrication du fromage est restée la même, dans ses grandes lignes, jusqu'au XXe siècle, malgré une volonté de transformer les modes de fabrication, au XVIIIesiècle, pour s'aligner sur le gruyère ou le fromage de Hollande. Ces tentatives n'ont jamais abouti. Les premières véritables améliorations, notamment d'outillage, sont apparues au début du XIXe siècle, à peu près en même temps que la Société Centrale d'Agriculture.<br></p> <p style="text-align: justify;">L'exploitation des herbages de la zone d'étude correspondait au système de la grande montagne. Un berger spécialisé, appelé vacher, gérait un cheptel et confectionnait de grosses meules de fromages. Selon la taille de la montagne et du troupeau, deux à trois personnes se partageaient les tâches. Parmi eux, un pâtre devait quotidiennement surveiller les animaux et être responsable des veaux pendant la traite. Le lait était ensuite fermenté et le caillé récupéré, pour former la tomme. Celle-ci était alors émiettée, salée et pressée pendant plusieurs jours pour éliminer les moindres restes de petit lait. Le pressage du caillé ne se faisait pas à l'aide d'une selle à presser. Cette dernière n'est apparue qu'au XIXe siècle.<br></p> <p style="text-align: justify;">Auparavant, les mains et les genoux constituaient les seuls instruments pour réaliser cette tâche difficile. Les fromages étaient ensuite affinés jusqu'à la fin de l'estive, aux premières gelées. A partir du petit-lait, la crème était récupérée pour la confection du beurre. Enfin, la gape, c'est-à-dire la partie la plus claire du petit-lait, était donnée aux cochons.<br></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Modes d'exploitation des herbages</strong></span><br></p> <p style="text-align: justify;">Les « vaches laictantes tendrières et leur veau » n'étaient pas les seules catégories de bétail, présentes l'été, dans les montagnes. La Coutume de 1510, précise en effet qu'une tête d'herbage correspond également à une vache bourrière avec son bourret, ou quatre bourrets ou bourrettes d'un an, ou deux doublons ou doublonnes de vaches, ou enfin, à six brebis. <br>Une vache bourrière est une vache dont le veau, le bourret, a près d'un an. Il est également précisé qu'une jument avec son poulain compte pour deux têtes. <br>Ces équivalences mettent en évidence les différentes manières d'exploiter les herbages ainsi que la variété des animaux estivant, au début du XVIe siècle, dans le Cantal. En revanche, les montagnes à graisse étaient rares sur la planèze sud du Plomb. Elles étaient plutôt développées dans la région d'Allanche, au nord du Cantal.<br></p> <p style="text-align: justify;">En ce qui concerne l'élevage ovin, Léonce Bouyssou n'a relevé que de rares mentions dans les textes. La référence aux brebis faite dans la Coutume de 1510 incite toutefois à ne pas négliger le rôle qu'a pu jouer cette activité dans la région. Quoi qu'il en soit, il est certain que les modes d'exploitation des herbages, ainsi que les types de bâtiments, étaient différents en fonction de l'espèce animale estivante.<br>Les modes d'exploitation des herbages présentent donc une grande variété. Toutefois, il est difficile d'estimer l'évolution de ces activités au cours de l'époque moderne. De plus, il ne faut pas oublier le rôle des activités annexes de l'élevage. La mise en réserve et la fauchaison des prés, notamment, permettait d'avoir un complément alimentaire pour les animaux, ou des réserves pour l'hiver.<br></p> <p style="text-align: justify;">Violaine Nicolas<br></p> <p style="text-align: justify;">Source : Mémoire de Master2 "L'architecture pastorale à l'époque moderne en moyenne montagne cantalienne" (2008)<br></p> <hr class="spip"><p style="text-align: justify;">1) L'Époque moderne couvre trois siècles, de la fin du XVe siècle à la fin du XVIIIe siècle.<br>2) Léonce Bouyssou « Les montagnes cantaliennes du XIIè au XVIIIè siècle » publié dans la Revue de la Haute Auvergne, 1972<br></p></div> Portraits de foire http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article141 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article141 2014-05-07T10:24:09Z text/html fr pascal voisin <p>Tout ceux qui apprécient le Cézallier connaissent ce rendez-vous multi-centenaire des foires à Allanche et notamment celle du 16 août, l'une des plus importantes et anciennes d'Auvergne. L'association des Amis du Vieil Allanche a eu la bonne idée de publier une restitution visuelle de cette foire emblématique par des photographies inédites de Michel Arnaud.<br class='autobr' /> Depuis plus de 50 ans en effet, Michel Arnaud fixe sur pellicule, diapositive et désormais en numérique ce jour de foire à Allanche. En hommage (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique33" rel="directory">Livres</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton141.jpg" width='150' height='109' /> <div class='rss_chapo'><p>Tout ceux qui apprécient le Cézallier connaissent ce rendez-vous multi-centenaire des foires à Allanche et notamment celle du 16 août, l'une des plus importantes et anciennes d'Auvergne. L'association des Amis du Vieil Allanche a eu la bonne idée de publier une restitution visuelle de cette foire emblématique par des photographies inédites de Michel Arnaud.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Depuis plus de 50 ans en effet, Michel Arnaud fixe sur pellicule, diapositive et désormais en numérique ce jour de foire à Allanche. En hommage à tous ces acteurs d'une partie de la vie économique de la région, il a décidé de ne plus garder pour lui les instantanés de ce rendez-vous annuel des hommes et des bêtes au foirail d'Allanche.</p> <p style="text-align: justify;">Le résultat : un beau livre de photographies. Ici pas de restitution historique de la foire, ce sera le rôle de l'Association qui a d'ailleurs publié de nombreuses recherches sur ce thème. Non, cet album se feuillette comme une visite dans un lieu et un moment emblématique de la ville. Car la foire du 16 août à Allanche, c'était un rendez-vous incontournable avec ses acteurs en blouse noire, ces bêtes rouges pour la plupart, répandues sur le champs de foire, et bien sûr la foire aux camelots, bruyante, hétéroclite, essentielle dans les rues de la ville.</p> <p style="text-align: justify;">Si aujourd'hui le rassemblement des bestiaux à la foire du 16 août n'est plus ce qu'il était car l'achat et la vente d'animaux passent désormais par d'autres pratiques, ce livre vient nous rappeler tout le sens de cette vie collective que l'image restitue admirablement bien.<br>Dans sa préface l'écrivain de la vallée d'à côté, Marie-Hélène Lafon, restitue bien ce qui fait l'esprit de ce livre « Les hommes sont aussi là pour être ensemble, ils sont de la tribu, ils en connaissent les codes et pratiquent les rites. Certains ne sont pas venus acheter, ni vendre ; ils sont venus pour voir et se montrer, humer, fouiner, faire leur tour et se faire une idée ; ils sont venus pour pourvoir dire qu'ils y étaient, à la foire... »<br>Merci à Michel Arnaud d'avoir sélectionné dans sa photothèque personnelle des images qui parlent des gens du pays, de leurs bêtes, de leur foire. Tous ces visages parlent d'une histoire locale, d'une époque proche encore pour beaucoup d'entre-nous. La richesse de ce recueil restera un beau témoignage pour les générations futures, et invite pour aujourd'hui à de bons moments de retrouvailles avec cinq décennies de foires.</p> <p style="text-align: justify;">Portraits de Foire<br>De Michel Arnaud. Préface de Marie-Hélène Lafon<br>29 euros, en vente à la librairie d'Allanche</p></div> Pour un travail de recherche sur les burons et l'estive http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article140 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article140 2014-05-07T10:02:43Z text/html fr pascal voisin <p>Infos pratiques prochainement mise en ligne<br class='autobr' /> Voir les travaux universitaires, livres et revues dans notre RUBRIQUE BIBLIOGRAPHIE dans le portail MEDIAS<br class='autobr' /> http://burons-du-cantal.fr/index.php?page=medias</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique42" rel="directory">Thèses, Masters, Mémoires, Reportages...</a> <div class='rss_chapo'><p>Infos pratiques prochainement mise en ligne<br class='autobr' /> Voir les travaux universitaires, livres et revues dans notre RUBRIQUE BIBLIOGRAPHIE dans le portail MEDIAS</p></div> <div class='rss_texte'><p><a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article140" class='spip_in'>http://burons-du-cantal.fr/index.php?page=medias</a><br></p></div> <div class="hyperlien">Voir en ligne : <a href="http://burons-du-cantal.fr/index.php?page=medias" class="spip_out">Voir les travaux universitaires, livres et revues dans notre portail MEDIAS</a></div> Les "Montagnes" du Massif Central http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article139 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article139 2014-05-07T09:14:55Z text/html fr pascal voisin <p>Tous ceux qui s'intéressent à l'Auvergne et sa montagne, et plus généralement le monde rural et le fonctionnement de ses territoires, trouveront dans ce travail universitaire publié en livre, matière à réflexion. On y découvre en effet les estives à partir de faits concrets minutieusement établis par le géographe de terrain. On peut mieux comprendre les évolutions du monde rural auvergnat (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique34" rel="directory">Travaux universitaires</a> <div class='rss_chapo'><p>Tous ceux qui s'intéressent à l'Auvergne et sa montagne, et plus généralement le monde rural et le fonctionnement de ses territoires, trouveront dans ce travail universitaire publié en livre, matière à réflexion. On y découvre en effet les estives à partir de faits concrets minutieusement établis par le géographe de terrain. On peut mieux comprendre les évolutions du monde rural auvergnat notamment.</p></div> La vie rurale dans les Massifs volcaniques des Dores, du Cézallier, du Cantal et de l'Aubrac http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article138 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article138 2014-05-07T09:04:55Z text/html fr pascal voisin <p>Soutenue à la fin de l'année universitaire 1945, la thése d'Alfred Durand, après plus de 60 ans, demeure l'un des travaux les plus approfondis sur la vie rurale des montagnes au coeur du Massif Central. Il reste un document de référence incontournable dans l'étude géographique de nos massifs volcaniques. Important chapitre sur les burons et la transhumance.<br class='autobr' /> La publication d'un tel travail en 1946, dans des conditions économiques et technologiques fut difficile. Ceci, dues à la rareté et la mauvaise (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique33" rel="directory">Livres</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton138.jpg" width='150' height='112' /> <div class='rss_chapo'><p>Soutenue à la fin de l'année universitaire 1945, la thése d'Alfred Durand, après plus de 60 ans, demeure l'un des travaux les plus approfondis sur la vie rurale des montagnes au coeur du Massif Central. Il reste un document de référence incontournable dans l'étude géographique de nos massifs volcaniques. Important chapitre sur les burons et la transhumance.</p></div> <div class='rss_texte'><p>La publication d'un tel travail en 1946, dans des conditions économiques et technologiques fut difficile. Ceci, dues à la rareté et la mauvaise qualité du papier, de l'impression au plomb et de la reproduction des documents graphiques. La qualité exceptionnelle de l'étude reste une référence pour tous ceux qui s'intéressent à la vie rurale dans le Massif Central autrefois.</p> <p>A noter que cette réédition à partir du document d'origine comprend une carte supplémentaire, réalisée sur calque qui permet un repérage facile de chaque commune de la zone étudiée par Alfred Durant.</p></div> La vie pastorale dans les montagnes du Centre de la France http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article137 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article137 2014-05-07T08:32:14Z text/html fr pascal voisin <p>Publié dans le Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, T XCI, n° 676, pages 199 à 358</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique35" rel="directory">Revues</a> <div class='rss_chapo'><p>Publié dans le Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, T XCI, n° 676, pages 199 à 358</p></div> Quelques forêts anciennes du Cantal http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article136 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article136 2014-05-07T08:27:59Z text/html fr pascal voisin <p>Publié dans la Revue de la Haute Auvergne, T XXII, pages 98 à 210</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique35" rel="directory">Revues</a> <div class='rss_chapo'><p>Publié dans la Revue de la Haute Auvergne, T XXII, pages 98 à 210</p></div> Les montagnes cantaliennes du XIIIè au XVIIIè siècle http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article135 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article135 2014-05-07T08:24:26Z text/html fr pascal voisin <p>Publié dans la Revue de la Haute Auvergne, T XLIII, pages 143 à 164 (1972) et T XLIV (1974, page 36 à 78.</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique35" rel="directory">Revues</a> <div class='rss_chapo'><p>Publié dans la Revue de la Haute Auvergne, T XLIII, pages 143 à 164 (1972) et T XLIV (1974, page 36 à 78.</p></div> Les tertres de la planèze sud du Plomb du Cantal : structures funéraires protohistoriques ou pierriers historiques ? http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article134 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article134 2014-05-07T08:17:46Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique34" rel="directory">Travaux universitaires</a> Recherche sur l'histoire de l'occupation humaine sur la planèze-sud du Plomb du Cantal http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article133 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article133 2014-05-07T08:12:29Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique34" rel="directory">Travaux universitaires</a> Le débarquement à la gare d'Allanche http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article130 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article130 2014-04-28T15:17:09Z text/html fr pascal voisin <p>Le débarquement des Salers à la gare d'Allanche<br class='autobr' /> Grâce à la ligne de chemin de fer Neussargues-Bort-les-Orgues, les vacheries débarquaient par trains spéciaux à la gare d'Allanche et de Landeyrat. Lorsque les wagons s'ouvraient, le tableau devenait indescriptible. On assistait à un chassé croisé d'animaux d'âges variés se cherchant, se bousculant après la longue immobilité du voyage.<br class='autobr' /> De nombreux propriétaires ou fermiers étaient là au débarcadère, chaussés de hautes bottes et dans un costume un peu plus (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique24" rel="directory">Archives (Photo 1960, Pierre Kaiser)</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton130.jpg" width='150' height='108' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Le débarquement des Salers à la gare d'Allanche</strong><br class='autobr' /> Grâce à la ligne de chemin de fer Neussargues-Bort-les-Orgues, les vacheries débarquaient par trains spéciaux à la gare d'Allanche et de Landeyrat. Lorsque les wagons s'ouvraient, le tableau devenait indescriptible. On assistait à un chassé croisé d'animaux d'âges variés se cherchant, se bousculant après la longue immobilité du voyage.<br class='autobr' /> De nombreux propriétaires ou fermiers étaient là au débarcadère, chaussés de hautes bottes et dans un costume un peu plus soigné que la tenue modeste des vachers et des pâtres. Ils avaient l'œil à tout, tandis que les hommes de leur vacherie s'occupaient de tenir et de diriger le troupeau.</p></div> Le Conseil d'Administration http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article128 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article128 2014-04-27T21:32:30Z text/html fr pascal voisin <p>FICHE EN PREPARATION</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">L'association</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton128.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>FICHE EN PREPARATION</p></div> Saint-Vincent de Salers, Le Vaulmier, Le Falgoux http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article124 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article124 2014-04-27T14:44:35Z text/html fr pascal voisin <p>Burons et granges d'altitude sur les trois communes de la vallée du Mars, ancienne vallée glaciaire qui prend naissance sur les flancs du Puy Mary.<br class='autobr' /> Sur la commune de Saint-Vincent-de-Salers :<br class='autobr' /> Buron des Bardeaux (1235m)<br class='autobr' /> Buron du Clos de Chappe (1115m)<br class='autobr' /> Buron de Gafelut 1 (1180m)<br class='autobr' /> Buron de Gafelut 2 (1168m)<br class='autobr' /> Buron de Gafelut 3 (1175m)<br class='autobr' /> Buron de Girazac (1230m)<br class='autobr' /> Buron de la Montagnoune (1041m)<br class='autobr' /> Buron du Puech Rond (1110m)<br class='autobr' /> Buron du Sistrier (1120m)<br class='autobr' /> Buron du Suc de Gromont (1260m)<br class='autobr' /> Buron de (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique50" rel="directory">Vallée du Mars</a> <div class='rss_chapo'><p>Burons et granges d'altitude sur les trois communes de la vallée du Mars, ancienne vallée glaciaire qui prend naissance sur les flancs du Puy Mary.</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>Sur la commune de Saint-Vincent-de-Salers :</strong><br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron des Bardeaux (1235m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Clos de Chappe (1115m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Gafelut 1 (1180m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Gafelut 2 (1168m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Gafelut 3 (1175m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Girazac (1230m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de la Montagnoune (1041m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Puech Rond (1110m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Sistrier (1120m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Suc de Gromont (1260m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Verrière 1 (1143m) <br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Verrière 2 (1144m) <br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de la Vianne (1090m) <br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de la Vianne ancien (1090m)</p> <p><strong>Sur la commune de Le Vaulmier</strong><br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Chaussedier Bas 1 (1257m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Chaussedier Bas 2 (1257m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Chaussedier Bas 3 (1257m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron des Chaussediers (1267m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Font Marilhou 1 (1330m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Font Marilhou 2 (1330m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Font Marilhou 3 (1300m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de la Loucheyre 1 (1268m) <br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de la Moucheyre 2 (1360m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Langle (1238m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Chapitre (1242m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Peyre-Longue 1 (1310m) <br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Peyre-Longue 2 (1310m) <br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Peyre-Longue 3 (1320m) <br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Peyre-Longue 4 (1310m) <br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Puy d'Allac 1 (1225m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Puy d'Allac 2 (1240m)</p> <p>Granges d'altitude<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Grange du Colombier (1255m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Grange du Chaussedier (1255m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Grange du Font Marilhou (1300m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Grange du Puy d'Allac (1255m)</p> <p><strong>Sur la commune de Le Falgoux</strong><br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de la Baladie (1390m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Bart (1010m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de la Bobe (1502m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de chez Rapine (1452m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Fignèro (1405m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Fumadou (1491m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Gaou (1453m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Grisou (1440m) <br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de l'Herbe (1386m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron d'Impramau (1371m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron d'Infonbone (1412m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron des Issarts (1280m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Luchard (1451m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de Mary (1390m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de chez Millette (1447m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron du Nègre (1474m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de la Pouzette (1305m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Burons du Ricou (1371m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de la Rocheniche (1040m)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Buron de la Roucheyre (1111m)</p></div> Paysages autour du Puy-Mary http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article123 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article123 2014-04-27T13:58:38Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique48" rel="directory">Paysages d'estives cantaliennes</a> Mises en scène aux burons (en developpement) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article39 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article39 2014-04-27T13:54:34Z text/html fr pascal voisin - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory">Cartes postales témoins des burons d'autrefois</a> Restaurer un buron http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article118 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article118 2014-04-27T12:30:16Z text/html fr pascal voisin <p>Fiche en préparation</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique25" rel="directory">Vendre, acheter, restaurer un buron</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton118.jpg" width='150' height='120' /> <div class='rss_chapo'><p>Fiche en préparation</p></div> Les maisons de bergers http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article117 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article117 2014-04-27T10:09:24Z text/html fr pascal voisin <p>Les burons ne sont pas les seuls bâtiments sur les Estives. Implantées à flanc de montagne, des constructions de petite taille, et dont l'usage n'était pas la fabrication de la fourme Cantal, se repèrent ici et là. Il s'agit d'abris sommaires en dur, construits dans le premier tiers du 20ème siècle pour les bergers en charge de la surveillance du bétail durant l'été.<br class='autobr' /> Ces maisons, appelées à tort « buron », y compris sur les cartes IGN, permettaient aux bergers, voire un couple, de rester sur place sans (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique21" rel="directory">Architecture et patrimoine</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton117.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Les burons ne sont pas les seuls bâtiments sur les Estives. Implantées à flanc de montagne, des constructions de petite taille, et dont l'usage n'était pas la fabrication de la fourme Cantal, se repèrent ici et là. Il s'agit d'abris sommaires en dur, construits dans le premier tiers du 20ème siècle pour les bergers en charge de la surveillance du bétail durant l'été.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Ces maisons, appelées à tort « buron », y compris sur les cartes IGN, permettaient aux bergers, voire un couple, de rester sur place sans besoin de rentrer à la ferme le soir. En effet, ces petites vigies qui ponctuent encore le paysage sur le bord des Estives du Cézallier, ne sont pas très éloignées des fermes et des hameaux sur les communes de Vèze, Molèdes, Peyrusse, Feydit/Allanche et Anzat-le-Luguet.</p> <p>Suite à la transformation de l'économie pastorale traditionnelle, leur présence faisait suite à la volonté des ayant-droits des sectionnaux d'avoir sur leurs montagnes un lieu de vie pour les gardiens de leurs troupeaux. Ces maisons accompagnaient donc l'évolution de l'utilisation des montagnes à lait aux montagnes à graisse. Les constructeurs devaient obtenir diverses autorisations et respecter des procédures communales et départementales parfois très longues.</p> <p>La différence avec les burons dédiés à la fabrication traditionnelle du fromage est frappante. C'est d'abord la surface relativement petite. Si l'espace habitable reste étroit, il comprend tout de même un certain confort dû à l'évolution des conditions de vie et d'hygiène du début du 20ème siècle : cheminée fonctionnelle, bonne ventilation intérieure, fenêtres à double battants diffusant une bonne clarté, entrée séparée, pour certains, espace à part avec sa porte extérieure pour le rangement, parfois un étage avec au-dessus un grenier. L'eau à proximité, obligatoire pour le permis de construire…On est loin des burons entièrement dévolus à l'activité fromagère ou le bien-être des hommes n'était pas la priorité.</p> <p>Ces maisons de bergers sont une dizaine sur le Cézallier oriental et la dernière semble bien être celle qui pointe sur le communal de la Montagne du Bosberty dominant la retenue de la Sianne, terminée seulement en 1931.<br class='autobr' /> Depuis la pose systématique des clôtures en fer barbelé, ces anciens lieux de vie servent aujourd'hui à ramasser les bêtes malades où à entreposer du petit matériel. La surveillance permanente des bêtes n'étant plus nécessaire.</p></div> La montagne d'Enchabanobe http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article116 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article116 2014-04-22T15:38:49Z text/html fr pascal voisin <p>Contenance 132 hectares . Début du morcellement en quatre montagnes à partir de 1914<br class='autobr' /> Au début du 19e.siècle, la montagne d'Enchabanobe avait pour propriétaires :<br class='autobr' /> 1808 :<br class='autobr' /> Bertrandy de Salers.<br class='autobr' /> Cabanes, Juge de paix à Aurillac. 1870 :<br class='autobr' /> Sartiges Louis (comte de …)<br class='autobr' /> Cabanes Jacques, Christophe d'Aurillac.<br class='autobr' /> Chauvet Jacques, dit Bonté de Fignac.<br class='autobr' /> Morcellement de cette importante montagne en quatre lots :<br class='autobr' /> 1) La MONTAGNE d'ESPINASSOLES Contenance 24 ha. 50 a. 00 ca.<br class='autobr' /> 1914 : Freytet Pierre, dit Raoul (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique17" rel="directory">Commune d'Anglards-de-Salers</a> <div class='rss_chapo'><p>Contenance 132 hectares . Début du morcellement en quatre montagnes à partir de 1914</p></div> <div class='rss_texte'><p>Au début du 19e.siècle, la montagne d'Enchabanobe avait pour propriétaires :</p> <p><strong>1808 :</strong> <br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Bertrandy de Salers.<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Cabanes, Juge de paix à Aurillac.<br class='autobr' /> <strong>1870 :</strong> <br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Sartiges Louis (comte de …)<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Cabanes Jacques, Christophe d'Aurillac.<br /><img src="" class="puce" alt="-" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /> Chauvet Jacques, dit Bonté de Fignac.</p> <p><strong>Morcellement de cette importante montagne en quatre lots :</strong></p> <p><strong>1) La MONTAGNE d'ESPINASSOLES</strong><br class='autobr' /> Contenance 24 ha. 50 a. 00 ca.</p> <p>1914 : Freytet Pierre, dit Raoul d'Espinassoles <br class='autobr' /> 1947 : Quintin Louis,épx.Bourgeade (neveu Freytet)<br class='autobr' /> 1955 : Yschard Jean, épx.Labourel Paris</p> <p>Le buron d'Espinassoles appartient à cette catégorie de bâtiment de la fin du 19e siècle. La porte d'entrée se trouve sur le pignon orienté Nord-Ouest. La fromagerie n'est pas voûtée, mais sous plafond. La cave est voûtée en berceau. Elle se trouve sur le même plan que la fromagerie. La cheminée est à droite entre la porte et un petit donne-jour. <br class='autobr' /> A l'étage, une pièce a été aménagée, éclairée par deux petites fenêtres, pour servir de chambre à coucher aux vachers.<br class='autobr' /> Le bédélat est au-dessus de la cave. Une porte double permet d'y accéder de l'extérieur.<br class='autobr' /> Les loges à porcs sont indépendantes.</p> <p>Ce buron appartient au type III 3.</p> <p>2) La MONTAGNE d'ARTIGES.<br class='autobr' /> 3) La MONTAGNE de ROCHE.<br class='autobr' /> 4) La MONTAGNE du PEUCH.</p></div> Le transport du lait http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article115 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article115 2014-04-22T14:35:30Z text/html fr pascal voisin <p>On recueillait le produit de la traite faite au parc le matin et le soir dans un grand récipient de bois : la gerle, qu'il fallait transporter jusqu'au buron. Ce n'était pas une mince affaire !<br class='autobr' /> La gerle, formée avec des douelles de châtaignier ou de chêne était renforcée de plusieurs cercles de fer. Elle pouvait contenir plus ou moins de lait suivant les moments. On en trouvait donc de plusieurs dimensions (de 50 à 150 litres).<br class='autobr' /> Une fois le seau plein, le vacher vidait le lait chaud dans la gerle (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton115.jpg" width='150' height='106' /> <div class='rss_chapo'><p>On recueillait le produit de la traite faite au parc le matin et le soir dans un grand récipient de bois : la gerle, qu'il fallait transporter jusqu'au buron. Ce n'était pas une mince affaire !</p></div> <div class='rss_texte'><p>La gerle, formée avec des douelles de châtaignier ou de chêne était renforcée de plusieurs cercles de fer. Elle pouvait contenir plus ou moins de lait suivant les moments. On en trouvait donc de plusieurs dimensions (de 50 à 150 litres).<br class="autobr">Une fois le seau plein, le vacher vidait le lait chaud dans la gerle travers une toile très fine pour enlever les impuretés, après avoir soulevé le couvercle lui aussi en bois.<br class="autobr">Traditionnellement la gerle était suspendue à une barre de bois et ainsi transporté jusqu'au buron. Cette longue barre de bois, passée dans les oreilles de la gerle, reposait sur les épaules de deux hommes qui devaient trouver le rythme, c'est pourquoi parfois, l'un tenait la perche sur l'épaule droite, l'autre sur l'épaule gauche. L'essentiel était de marcher à contre-pas pour ne pas imprimer à la gerle un balancement pénible et douloureux pour les porteurs.<br class="autobr">Une autre méthode plus pratique pour les hommes, prendra le relais : l'attelage tiré par une vache ou un âne.</p> <p>La traite qui avait toujours lieu dans le parc se situait au fil de l'été de plus en plus loin du buron. Le transport du lait à la fromagerie dans la gerle devenait donc une activité plus longue et plus pénible pour les hommes. Deux techniques ont été utilisées : la perche et l'attelage, avec une seule consigne, ne rien perdre du produit de la traite en chemin.</p></div> L'étable d'été http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article114 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article114 2014-04-22T14:29:41Z text/html fr pascal voisin <p>Le parc était en fait l'étable de plein air afin de rassembler les bêtes durant la nuit et pendant les deux traites quotidiennes. Il remplaçait l'étable d'hiver. Quadrilataire, ce parc était composé de claies mobiles qui étaient quotidiennement déplacés sur trois côtés afin de « fumer » (d'où le nom de fumade) une partie de la « Montagne ».<br class='autobr' /> Durant une estivade on arrivait ainsi à engraisser environ 20% de la superficie d'une « Montagne », parfois plus. L'engrais naturel ainsi répandu et le piétinement des (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory">L'estive</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton114.jpg" width='150' height='105' /> <div class='rss_chapo'><p>Le parc était en fait l'étable de plein air afin de rassembler les bêtes durant la nuit et pendant les deux traites quotidiennes. Il remplaçait l'étable d'hiver. Quadrilataire, ce parc était composé de claies mobiles qui étaient quotidiennement déplacés sur trois côtés afin de « fumer » (d'où le nom de fumade) une partie de la « Montagne ».</p></div> <div class='rss_texte'><p>Durant une estivade on arrivait ainsi à engraisser environ 20% de la superficie d'une « Montagne », parfois plus. L'engrais naturel ainsi répandu et le piétinement des vaches amélioraient considérablement le revêtement végétal.<br class="autobr">Si pendant la journée le berger surveillait le troupeau sur les estives (l‘aiguade), durant la nuit et le matin et le soir pour la traite, les vaches laitières étaient rassemblées dans cette structure légère indissociable de la pratique de l'estive.</p> <p>Les claies étaient des barrières de bois dur de 2,50m de long par 1,20m de hauteur. Mises bout à bout, elles formaient un enclos suffisamment stable pour retenir les bêtes.<br class="autobr">Pour protéger le troupeau de la pluie et du vent, assurer un coupe-vent au vacher lors de la traite, on plaçait également des barrières pleines appelées « redas » beaucoup plus difficiles à déplacer en raison de leur poids.<br class="autobr">Si au début de l'estive le parc était proche du buron, au fil des semaines il s'en écartait, ajoutant au travail quotidien des buronniers des déplacements et surtout un retour au buron pénible avec la gerle remplie de lait. Quand le vent était tranquille, construire le parc était une besogne facile, mais quand il soufflait un peu fort, il fallait s'arc-bouter pour ne pas être emporté.</p> <p>La pratique de la fumade supposait des déplacements fréquents des lieux de parcage de manière à faire bénéficier des engrais animaux la plus grande étendue possible de prairies.<br class="autobr">Tous les buronniers savaient bien que l'équilibre végétal qui forme les herbages d'altitude est instable et qu'il se maintien que si pour une surface donnée il y a pacage régulier par un nombre optimal de bêtes. Une répartition égale de la charge pastorale entre les différentes parties de la montagne supposait le déplacement systématique des parcs. La qualité de l'alimentation en herbe des bêtes reposait donc aussi sur les buronniers.</p></div> Dormir au buron http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article113 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article113 2014-04-22T14:21:25Z text/html fr pascal voisin <p>Dès l'origine, le buron a été pensé comme un outil de travail sans se préoccuper de la vie domestique des buronniers. On dormait sur des paillasses.Dans la plupart des burons, une simple paillasse dans un coin de la fromagerie accueillait pour la nuit le buronnier au milieu de l'humidité et des odeurs de petit lait et de fumée.<br class='autobr' /> Ce n'est que tardivement, peu avant la seconde guerre mondiale, qu'une place a été parfois aménagée au personnel du buron, la plupart du temps à l'extrémité du védélat où dans la (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory">Sur les montagnes Cantaliennes</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton113.jpg" width='150' height='99' /> <div class='rss_chapo'><p>Dès l'origine, le buron a été pensé comme un outil de travail sans se préoccuper de la vie domestique des buronniers. On dormait sur des paillasses.Dans la plupart des burons, une simple paillasse dans un coin de la fromagerie accueillait pour la nuit le buronnier au milieu de l'humidité et des odeurs de petit lait et de fumée.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Ce n'est que tardivement, peu avant la seconde guerre mondiale, qu'une place a été parfois aménagée au personnel du buron, la plupart du temps à l'extrémité du védélat où dans la grange. Des lits en bois ou en métal formaient la totalité de l'espace de sommeil. Les conditions de repos des buronniers pendant l'estive étaient donc accompagnées d'une forte promiscuité des hommes avec le matériel de la fromagerie et les animaux. <br class="autobr">Ces conditions de vie précaires ont duré fort longtemps dans la plupart des burons du Cantal<br class="autobr">Par contre, dans les burons-fermes construits dans le premier quart du XXème siècle, des chambres ont été aménagées à l'étage. Une évolution considérable, mais tardive.<br></p> <p><strong></strong><span style="color:#ff0000;"><strong>Un témoignage :</strong></span><br class="autobr">"...Le soir après avoir regroupé les vaches au parc, on s'asseyait devant la porte d'entrée du buron pour discuter un peu. Mais, fatigué par la longue journée de travail, on ne tardait pas à aller se coucher dans notre lit en planches sur sur lesquelles reposait une paillasse en feuilles de chêne. L'édredon était lui aussi composé de feuilles de chêne. On avait chaud malgré tout..." <br class="autobr"><strong>André, buronnier sur le Cézallier</strong><br></p></div> L'exploitation ancestrale des montagnes http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article24 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article24 2014-04-21T18:43:00Z text/html fr pascal voisin <p>L'estive sur le Cézallier ne remplit plus les mêmes fonctions qu'autrefois. L'exploitation des pâturages d'été représente toutefois un curieux mélange ou se mêlent traditions et éléments nouveaux. Héritiers des grandes vacheries, les troupeaux allaitants se sont substitués aux vaches laitières et sont devenues le pilier essentiel de l'exploitation des pâturages d'altitude.<br class='autobr' /> La moyenne montagne humide du CézallierCantalien apporte depuis des siècles des conditions privilégiées au développement des vacheries. (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory">Sur les montagnes Cantaliennes</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton24.jpg" width='150' height='100' /> <div class='rss_chapo'><p>L'estive sur le Cézallier ne remplit plus les mêmes fonctions qu'autrefois. L'exploitation des pâturages d'été représente toutefois un curieux mélange ou se mêlent traditions et éléments nouveaux. Héritiers des grandes vacheries, les troupeaux allaitants se sont substitués aux vaches laitières et sont devenues le pilier essentiel de l'exploitation des pâturages d'altitude.</p></div> <div class='rss_texte'><p>La moyenne montagne humide du CézallierCantalien apporte depuis des siècles des conditions privilégiées au développement des vacheries. Les précipitations à cet étage pastoral produisent des réserves dans le sol permettant d'éviter tout déficit estival. Le pouvoir de rétention en eau est élevé. Le lessivage marque peu le Cézallier.<br class="autobr">Le rôle du sol, en général bien drainé, est particulièrement important pour les herbages. La diversité du couvert végétal d'une montagne est variable selon le degré d'entretien, le mode de conduite d'un troupeau, l'accessibilité et la répartition des points d'eau. Les parcelles les plus riches se localisaient dans l'entourage des burons.<br class="autobr">Les meilleurs pâturages à trèfle blanc et fétuque rouge se concentrent encore sur les faibles pentes entre 1100m et 1500m.</p> <p>Dans les Monts d'Auvergne, au sein des pâturages d'altitude, une distinction est désormais établie entre la « montagne » qui est en propriété ou en fermage et qui fait partie d'une exploitation, et la « montagne d'estive » qui appartient elle à un tiers (privé, coopérative, section de village) et sur laquelle les animaux sont pris en pension (Coptasa, sectionnaux de Vèze et d'Anzat-le-Luguet…).<br class="autobr">L'image d'abandon perceptible dans certains pâturages d'altitude français n'est pas du tout ressentit sur le Cézallier. Les massifs auvergnats s'affirment d'ailleurs comme le premier foyer pastoral français (près du tiers des bovins d'alpages en France au XXIème siècle).</p> <p>Tous les spécialistes s'accordent pour dire que les Monts d'Auvergne ont mieux résisté au repli de la vie pastorale que d'autres massifs français. La crise des années 1960 n'a pas provoqué la déprise, mais le passage, certes douloureux de la montagne fromagère et ses burons à la montagne d'élevage.</p> <p>Héritiers des grandes vacheries, les troupeaux allaitants se sont substitués aux vaches laitières (abandon quasi total de la traite sur le Cézallier) et sont devenues le pilier essentiel de l'exploitation des pâturages d'altitude. La Salers, qui tient bien face aux rigueurs du séjour à l'estive a permis la reconquête d'une part importante de l'espace pastoral.</p> <p>Désormais, l'exploitation des estives provient de plus en plus des régions voisines comme l'Aubrac et l'Aveyronnais. C'est probablement cette irruption d'ampleur considérable qui a redynamisé depuis 30 ans le Cézallier. En 1990 déjà, cette transhumance représentait près de la moitié du bétail estivé dans les Monts d'Auvergne.</p> <p>La substitution de la montagne d'élevage à la montagne fromagère prive définitivement l'estive de toute production spécifique et rend les burons sans intérêt économique. L'estive ne joue plus désormais qu'un rôle d'appoint, elle ne s'inscrit plus dans un genre de vie séculaire ou la présence des bête là-haut permettait de récolter davantage de fourrage en bas dans les vallées. Jusque dans les années 50, il n'était pas concevable qu'une ferme importante soit dépourvue d'une « montagne » avec son buron et sa production de fromage.</p> <p>Si les Estives ont repris un rôle prépondérant depuis les années 60, s'appuyant sur de nouveaux systèmes d'élevage et une pression extérieure constante, la reprise, ont noté les spécialistes, a provoqué le relâchement des liens unissant l'estive au reste du territoire agricole environnant. C'est particulièrement vrai pour le secteur oriental du Cézallier.</p></div> L'exploitation des estives (13ème-1850) http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article112 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article112 2014-04-21T15:46:55Z text/html fr pascal voisin <p>13ème siècle : les vestiges d'un village médiéval traversé par trois voies antiques et la présence de vastes parcs pour l'accueil des bovins autour des burons du Troucou et de Villeneuve-bas (Vèze), attestent de l'utilisation des pâturages d'altitude sur ce secteur du Cézallier.<br class='autobr' /> 14 et 15ème siècle (Moyen-Age) les atteintes portées au manteau forestier des montagnes du Cantal et du Cézallier s'affirment et la zone pastorale supplante peu à peu la hêtraie originelle<br class='autobr' /> Les premiers habitats saisonniers pour les (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique22" rel="directory">Chronologies</a> <div class='rss_texte'><p><span style="color:#800000;"><strong>13ème siècle :</strong></span> les vestiges d'un village médiéval traversé par trois voies antiques et la présence de vastes parcs pour l'accueil des bovins autour des burons du Troucou et de Villeneuve-bas (Vèze), attestent de l'utilisation des pâturages d'altitude sur ce secteur du Cézallier.<br></p> <p><strong><span style="color:#800000;">14 et 15ème siècle (Moyen-Age)</span></strong> les atteintes portées au manteau forestier des montagnes du Cantal et du Cézallier s'affirment et la zone pastorale supplante peu à peu la hêtraie originelle <br class="autobr">Les premiers habitats saisonniers pour les bergers sur les estives apparaissent avec les trous de cabanes.<br></p> <p><span style="color:#800000;"><strong>1560 :</strong> </span>après un séjour dans le Cézallier, au Prieuré d'Allanche, Bruyère-Champier témoigne de ses observations sur les méthodes de conservation des fourmes provenant des Estives dans une chronique sur l'alimentation. Il note surtout les gras et fertiles pâturages où sont élevés de grands troupeaux de bovins remarquables et particulièrement les vaches dont le lait sert à fabriquer des fromages supérieurs à tous les autres fromages français. « Il y en a dit-il, qui ont une forme ronde qu'on appelle formagines, ce sont ceux qu'on fabrique sur les montagnes très élevées de ce pays. Pendant le séjour que nous faisons parfois dans notre prieuré d'Allanche, nous avons voulu nous rendre compte du mode de fabrication. Etant donc montés sur une montagne, nous y trouvâmes un grand nombre de cabanes où beaucoup d'enfants, à peine âgés de 14 ans, s'occupaient à la fabrication du fromage. Les bras nus jusqu'au coude, ils pressent les fromages avec leurs mains dans une faiscelle et le font très adroitement et convenablement. ».<br></p> <p><span style="color:#800000;"><strong>17ème siècle :</strong>.</span> Les montagnes sont rattachées à des domaines appartenant à des familles de nobles et de bourgeois, de grands espaces d'estives se constituent. La période révolutionnaire n'apporte guère de changement. La bourgeoisie en profite même pour accroître son rôle et ses possessions.<br></p> <p><span style="color:#800000;"><strong>18ème siècle :</strong></span> élaboration des principaux caractères de l'activité pastorale et multiplication des burons en pierre destinés à abriter l'équipe du vacher et l'atelier fromager<br></p> <p><span style="color:#800000;"><strong>1826 : </strong></span> L'abbé de Pradt, propriétaire d'estives sur les environs de Pradiers constate que le fromage de montagne « est de très mauvaise qualité et fort chargé en sel » et qu'il convient d'améliorer sa fabrication.<br></p> <p><span style="color:#800000;"><strong>1828 : </strong></span> Le baron de Pradt tente d'introduire sur ses propriétés des environs de Pradiers des taureaux suisses dans le but de croisements avec des femelles de la race Salers. Aucun éleveur ne le suivra, préférant perfectionner les troupeaux existant pour augmenter le rendement quotidien du lait.<br></p> <p><strong><span style="color:#800000;">1840 </span> :</strong> les montagnes à traite s'étendent aidées par la conjoncture : les produits laitiers connaissent une hausse importante du prix de vente.<br></p> <hr class="spip"> <p>Sources : site internet de l'Association Cézallier vallée de la Sianne<br></p></div> En route pour la montade en 1912. http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article111 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article111 2014-04-21T15:32:15Z text/html fr pascal voisin <p>La montade pour l'Estive est depuis très longtemps une tradition et une pratique quasi incontournable pour conduire les bêtes sur les hauts-paturages du Cézallier. Témoignage du départ de l'estivade à Allanche en 1912.<br class='autobr' /> « Au départ pour l'estivade, laitiers, pâtres et valets disent, à la maison de la ferme, un adieu fait de regret et de joie. Ce n'est que pour une absence de quatre gros mois…<br class='autobr' /> La route est parfois longue jusqu'aux pâturages plantureux. Combien de vacheries qui, au départ des villages (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory">Sur les montagnes Cantaliennes</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton111.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>La montade pour l'Estive est depuis très longtemps une tradition et une pratique quasi incontournable pour conduire les bêtes sur les hauts-paturages du Cézallier. Témoignage du départ de l'estivade à Allanche en 1912.</p></div> <div class='rss_texte'><p>« Au départ pour l'estivade, laitiers, pâtres et valets disent, à la maison de la ferme, un adieu fait de regret et de joie. Ce n'est que pour une absence de quatre gros mois…<br class="autobr">La route est parfois longue jusqu'aux pâturages plantureux. Combien de vacheries qui, au départ des villages d'Allanches ou des communes voisines pour gagner les Montagnes, communes de Pradier, du Luguet et du Cézallier, viennent des environs d'Aurillac, de Vic, d'Arpajon, voire même de Laroquebrou. C'est surtout depuis que la ligne de Neussargues à Bort a été ouverte qu'arrivent les vacheries d'au-delà du Puy-Mary.<br class="autobr">C'est vers la fin mai que les vacheries débarquent par des trains spéciaux, jetés sur la vaste esplanade de notre gare d'Allanche. Pour les animaux, la route est trop longue pour venir à pattes. De l'intérieur des sombres wagons partent des rugissements, puis, quand le troupeau se sent à destination, ce sont les beuglements répétés des vaches-mères et des jeunes veaux qui s'appellent mutuellement.<br class="autobr">Les wagons s'ouvrent, le tableau devient indescriptible. C'est un chassé croisé d'animaux d'âges variés se cherchant, se bousculant après la longue immobilité du voyage.<br class="autobr">De nombreux propriétaires ou fermiers sont là au débarcadère, chaussés de hautes bottes et dans un costume un peu plus soigné que la tenue modeste du fromager et des pâtres. Ils ont l'œil à tout, tandis que leurs hommes s'occupent de tenir et de diriger le troupeau, si remuant qui vient de retrouver la liberté du grand air.<br></p> <p>Après les vaches, voici une autre espèce qui débarque. Ce sont les nombreuses familles de porcelets dominés par la haute taille de leur mère. Ils grognent de faim. On va les conduire à la « Montagne » consommer le petit lait et faire du bon lard.<br class="autobr">Pendant que les troupeaux s'éloignent de la gare en gagnant le pont d'Outrelaigue, des bras vigoureux jettent hors des wagons une provision de paille. On la partagera à destination, entre le sol de l'écurie ou coucheront les veaux et les paillasses sur lesquelles reposeront les pâtres et leurs chefs, le fabricant du fromage<br class="autobr">Pêle-mêle s'amoncèlent encore sur le quai de la gare les ustensiles qui vont servir à traiter le lait. Ce sont les guerlous de bois, dans lesquels, au parc puis au buron, fumera chaud le lait puisé à sa source. Voici un autre récipient débarqué, c'est celui ou l'on versera le petit lait écrémé abandonné sans mesure aux cochons. Voici ensuite les formes larges ou le caillé sera pressé pour faire le fromage.<br class="autobr">Toujours sur le quai, alors que les animaux sont tous partis, gisent des piquets brûlés à une extrémité tout prêts pour réparer la clôture de la montagne, ceinturée de fil de fer hérissé de pointes. Nos pères ignoraient ce progrès.<br class="autobr">Sur le quai s'entasse des planches et de pieds-droits, prêts à être ajustés pour devenir les claies dont se clôturera le parc ainsi que les redas , ces paravents qui abriteront la vacherie contre les intempéries nocturnes. Le patron fera voiturer sans retard tous ces objets.</p> <p>Mais retrouvons le troupeau efflanqué qui marche d'un pas décidé vers les pâturages. Le premier arrêt naturel c'est le foirail d'Allanche. Il faut voir alors l'agilité des petits et des grands pâtres, imposant leur volonté à ces troupeaux impatients, tantôt par la menace, tantôt par de retentissants coups de bâton. Je remarque ce petit pâtre qui accompagne un troupeau venant de Laroquebrou s'activant autour de son troupeau pour le regrouper près des grilles de l'école publique. Minuscule de taille, il s'agite, courait en marge du troupeau, agitant vigoureusement ses petits bras, allongeant un coup de soulier à une vache, un coup de sa main caressante à un petit veau.<br class="autobr">Le troupeau est un moment réduit malgré lui à un repos momentané, les hommes se ravitaillent sur le pouce et cassent la croûte et avalent d'un trait le verre de vin que mademoiselle Lucie leur sert en plein foirail. Cette halte n'est jamais omise et les habitants de ce quartier de la ville pourraient compter les nombreuses vacheries qui au printemps font entendre leur concert sur le foirail.<br class="autobr">Mais la marche du troupeau doit reprendre. Voici la route vers les Estives bordée d'herbe fraîche, nourriture exquise sur laquelle les animaux se précipitent avidement sans suspendre leur marche. Et voici que sous la poussée de plusieurs bêtes qui avancent à la fois, les fils de fer de la clôture se rompent. Mais la grande partie du troupeau marche et broute sur les bords « des héritages ». Les pâtres ne s'en émeuvent pas outre mesure… <br class="autobr">La migration continue vers les vastes paysages qui s'annoncent. La montagne n'est plus bien loin. Hommes et bêtes le sentent et sont impatients d'arriver sur leur « Montagne », celle ou l'on passera tout l'été.</p> <p>Paru dans le bulletin paroissial d'Allanche (1912)</p></div> La fabrication du fromage Cantal au buron http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article79 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article79 2014-04-21T14:43:00Z text/html fr pascal voisin <p>Tome, présure,<br class='autobr' /> Tome<br class='autobr' /> C'est le caillé, dont on a extrait le petit-lait et qui forme un tout compact, prend le nom de tome. Elle se fait tous les jours après chaque traite. Elle était mise en réserve et utilisée pour la fabrication du fromage qu'au bout de trois ou quatre jours seulement. Après l'avoir pressée soigneusement avec une presse spéciale, on la laisse fermenter et au bout de 24 heures elle est brisée, salée, mise en moule et sous presse, pour prendre alors la forme d'un fromage. (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique46" rel="directory">Mots et objets des estives et des burons</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton79.jpg" width='150' height='113' /> <div class='rss_chapo'><p>Tome, présure,</p></div> <div class='rss_texte'><h3 class="spip"><strong>Tome</strong></h3> <p>C'est le caillé, dont on a extrait le petit-lait et qui forme un tout compact, prend le nom de tome. Elle se fait tous les jours après chaque traite. Elle était mise en réserve et utilisée pour la fabrication du fromage qu'au bout de trois ou quatre jours seulement. Après l'avoir pressée soigneusement avec une presse spéciale, on la laisse fermenter et au bout de 24 heures elle est brisée, salée, mise en moule et sous presse, pour prendre alors la forme d'un fromage.<br class="autobr">...........................................................................................................................</p> <h3 class="spip"><strong>Présure</strong></h3> <p>Préparation dosée destinée à faire cailler le lait. Avant qu'elle ne soit proposée en bouteille dans les commerces d'Allanche, les vachers la fabriquaient eux-mêmes avec les caillettes des veaux. En arrivant au buron avec le lait chaud qu'il vient de recueillir durant la traite, le vacher prend sa présure et la verse dans la gerle. Il remue le lait quelques instants pour bien mélanger le tout, referme le couvercle de la gerle et attend une demi-heure environ. C'est une opération qui demande de l'attention car de la qualité du fromage dépend souvent de la quantité de présure répandue dans le lait.</p> <p><strong>Beurre de montagne</strong><br class="autobr">Le lait des vaches de montagne fournit très peu de beurre parce qu'il ne contient presque pas de butyrine. Le beurre se fait avec la crème du petit-lait. Tout le petit-lait lait recueilli lors de la fabrication du fromage est versé dans de grands vases ou des baquets, où on le laisse reposer plusieurs jours. Il se forme alors une crème que l'on retire au bout de 5 à 6 jours. C'est avec celle-ci que le vacher fait le beurre, dit de montagne, fortement salé et grossièrement fait.. Les buronniers le mangeaient dans leur soupe et étendu sur du pain. Pour un kilo de beurre il fallait environ 50 litres de lait.</p> <p><strong>Baratte</strong><br class="autobr">Instrument pour battre la crème et faire le beurre. Dans l'intérieur se trouve un diviseur. Un trou est ménagé sur une des planches du fond afin de permettre au petit-lait de s'échapper. Quand le beurre commence à devenir compact, on y verse de l'eau pour le nettoyer, et cela jusqu'au moment où cette eau ne sort plus blanche (couleur du petit-lait).<br class="autobr">Pour obtenir un beurre parfait, on le passe ensuite au malaxeur, sorte de rouleau qui en le pressant en extrait le petit-lait et l'eau qui peuvent y rester, et finit par le rendre dur.</p> <p><strong>Sel</strong><br class="autobr">Produit qui entre dans la fabrication du fromage et du beurre de montagne, il est par ailleurs donné aux vaches au moment de la traite.<br class="autobr">On sale le fromage par couche au moment où l'on émiette la tome. En règle générale, il fallait 600 grammes de sel par quintal de fromage. Cette quantité pouvait varier suivant les pacages, la qualité de l'herbage, l'époque où les vaches ont mis bas et suivant la qualité de la cave du buron.<br class="autobr">Aux vaches, on leurs donne qu'une très faible quantité de sel. Le vacher leur fait lécher leurs mains imprégnées de sel. Les vaches sont très avides de sel, on dit même que certains vacher criaient « al saou » au sel pour inciter les vaches les plus paresseuses à se rendre au parc.</p> <p><strong>Presse à tome</strong><br class="autobr">Après avoir séparé le caillé du petit-lait et retiré avec le pouzet, on mettait le caillé dans une forme, sorte de moule en bois, où le vacher le pressait avec les genoux et les mains près d'une heure. Ce système peu hygiénique fut abandonné au profit de la presse à tome inventée et vulgarisée par Jules Prax, ingénieur de Marmanhac (Cantal), ce qui a fortement améliorée la qualité du fromage du Cantal.</p> <p><strong>Brise-tome</strong><br class="autobr">Instrument introduit au début du XXème siècle appelé aussi moulin à tome. C'est un grand entonnoir en tôle galvanisée, dans lequel on met la tome. Deux cylindres munis de dents actionnées par une manivelle brisent la tome et l'émiette. Elle est recueillie dans un grand récipient en bois placé au-dessous.</p> <p><strong>Presse à fromage (pesadou)</strong><br class="autobr">Une fois émietté et salée, la tome est mise dans un moule entourée d'un linge et placée sous la presse à fromage. C'est là où cette tome se rassemble pour former un tout compact et prendre peu à peu, après avoir été retournée souvent, la forme du fromage.<br class="autobr">Le système traditionnel appelé pesadou se composait d'un madrier chargé de gros blocs de pierre et se manoeuvrant à l'aide d'un levier. <br class="autobr">Le fromage reste environ 48 heures sous la presse, et doit être retourné très fréquemment surtout les premières heures tout en changeant les linges fins qui enveloppent la pièce par un linge propre et sec.</p> <p><strong>Moule</strong><br class="autobr">C'est l'ustensile incontournable dans lequel sont placés les miettes de tome salées, dans le but d'être à nouveau pressées et agglomérés pour former une pièce de fromage. Traditionnellement ces moules étaient entièrement réalisés en bois. Le métal a peu à peu remplacé le matériau d'origine.</p> <p><strong>Ramasse caillé (plancha)</strong><br class="autobr">Outil en forme de planche, parfois ajouré d'orifices, servant à rassembler les particules de caillé qui se forment dans la gerle après emprésurage du lait. Cet usage est connu depuis le 17ème siècle en Auvergne.</p> <p><strong>Puisoir (pousit ou coupou)</strong><br class="autobr">Outil en forme de champignon renverse utilisé pour extraire le petit-lait de la gerle.</p> <p><strong>Caillé</strong><br class="autobr">Partie caséeuse du lait. Elle se sépare sous l'action de la présure et sert à faire le fromage.</p> <p><strong>Caillette</strong><br class="autobr">Partie de l'estomac des ruminants, dans laquelle se fait la digestion stomachale des aliments. Avant la caillette industrielle, on recueillait la présure employée pour caillée le lait dans la caillette des veaux ( les présous) qui n'avaient pas encore mangé de fourrage et seulement nourris qu'avec du lait.</p> <p><strong>Gerle</strong><br class="autobr">Grand récipient en bois que les vachers apportent au moment de la traite et dans lequel ils vident le seau plein de lait. En vidant le seau dans la gerle, après avoir soulevé son couvercle, les vachers passaient le lait à travers une sorte de poche de flanelle appelée étamine. Par la suite la technique a évoluée à l'aide d'une double passoire en métal. La traite terminée, on apporte la gerle au buron.</p> <p>..........................................................................................................................</p></div> La fabrication du fromage dans le Cantal en 1927 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article40 http://burons-du-cantal.fr/spip.php?article40 2014-04-21T14:42:26Z text/html fr pascal voisin Vidéos accueil <p>Ce film muet réalisé en 1927 présente le mode de fabrication du fromage de Cantal depuis le recueil du lait jusqu'à sa commercialisation chez le grossiste... Rare.<br class='autobr' /> Les cartons explicatifs alternent avec les séquences filmées : traite sur le pré des vaches de Salers par les fromagers (cantalès) , avec le concours des veaux qui amorçent et terminent l'opération, transport des gerles de lait à la fromagerie (buron), emprésurage, découpage au moyen d'un brise caillé (ménole) , brassage avec une spatule (...)</p> - <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?rubrique13" rel="directory">Vidéos</a> / <a href="http://burons-du-cantal.fr/spip.php?mot2" rel="tag">Vidéos accueil</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://burons-du-cantal.fr/IMG/arton40.jpg" width='150' height='121' /> <div class='rss_chapo'><p>Ce film muet réalisé en 1927 présente le mode de fabrication du fromage de Cantal depuis le recueil du lait jusqu'à sa commercialisation chez le grossiste... Rare.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Les cartons explicatifs alternent avec les séquences filmées : traite sur le pré des vaches de Salers par les fromagers (cantalès) , avec le concours des veaux qui amorçent et terminent l'opération, transport des gerles de lait à la fromagerie (buron), emprésurage, découpage au moyen d'un brise caillé (ménole) , brassage avec une spatule spéciale (atrassadou ou astrassadou), égouttage du bloc de caillé, pressage de la tome, fermentation dans un coffre, découpage et broyage des tomes dans un moulin à caillé,pétrissage du caillé avec du sel, moulage, démoulage des fourmes et mise en cave, lavage des fromages avec un linge imbibé d'eau salée.</p> <iframe width="300" height="215" src="https://www.youtube.com/embed/ZJtCPjNEnWs" frameborder="0" allowfullscreen=""></iframe></div> <div class='rss_ps'><iframe width="506" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ZJtCPjNEnWs" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>